Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-17 – En France, les greffons pulmonaires attribués en super-urgence ne sont pas différents des greffons attribués selon la procédure classique

Arnaud Roussel, Édouard Sage, Gilbert Massard, Pascal-Alexandre Thomas, Yves Castier, Olaf Mercier, Françoise Le Pimpec-Barthes, Jean-Michel Maury, Jacques Jougon, Philippe Lacoste, Johanna Claustre, Marcel Dahan, Augustin Pirvu, Adrien Tissot, Matthieu Thumerel, Gabrielle Drevet, Ciprian Pricopi, Elie Fadel, Hervé Mal, Xavier-Benoît D’Journo, Romain Kessler, Antoine Roux, Gabriel Thabut, Richard Dorent, Pierre Mordant, pour les groupes français de transplantation pulmonaire. Groupes français de transplantation pulmonaire   Objectif : En France, la procédure de super-urgence (SU) en transplantation pulmonaire (TP) a été mise en place en 2007. Plusieurs études récentes évaluent différemment l’impact de cette procédure sur le pronostic après TP. Ces différences de résultats pourraient en partie être expliquées par des différences entre les greffons pulmonaires, qui ne sont pas prises en compte dans ces études. Nous avons cherché à savoir si les greffons pulmonaires attribués en SU étaient différents des greffons pulmonaires attribués selon la modalité géographique classique. Méthode : Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique, nationale, exhaustive, basée sur les données de l’Agence de la biomédecine et du registre Cristal. Après accord des 11 centres de TP français et du comité d’éthique de la SFCTCV, toutes les TP réalisées en France entre 2007 et 2015 ont été incluses. Les patients pédiatriques, atteints de bronchite chronique/emphysème, et opérés d’une retransplantation ont été exclus. Les donneurs ont été séparés en 2 groupes selon la procédure d’allocation du greffon : groupe 1 : allocation classique (contrôle), groupe 2 : allocation en SU. Résultat : Cette étude a inclus 1572 donneurs (âge 43.615.5 ans, homme 54 %), dont 1057 inclus dans le groupe 1 (contrôle) et 515 inclus dans le groupe 2 (SU). Il n’existait pas de différence significative entre les deux groupes concernant l’âge (groupe 1 vs groupe 2, 43.315.7 vs 44.215.1 ans, respectivement, p = .32), la proportion d’hommes (55 % vs 53 %, p = .34), le tabagisme (40 % vs 37 %, p = .20), l’index de masse corporelle (24.04.1 vs 24.14.1 kg/m2, p = .63), la cause du décès (vasculaire 54 % vs 55 %, p = .86), la durée de ventilation mécanique (2.572.33 vs 2.592.72 jours, p = .89) et la capacité pulmonaire totale calculée (6.061.13 vs 5.991.08 litres, p = .27). Le dernier rapport PaO2/FiO2 différait légèrement entre les deux groupes en donnée continue (405.692.8 vs 417.389.7 mmHg, p = .018) sans que la proportion de donneurs ayant un rapport PaO2/FiO2 inférieur à 350 mmHg ne diffère significativement (25 % vs 21 %, p = .075). Conclusion : En France, les greffons pulmonaires attribués en super-urgence ne sont pas significativement différents des greffons attribués selon la procédure classique. L’impact exact des caractéristiques du receveur, de l’adéquation donneurs/receveur (sexe, taille, groupe sanguin, âge, CMV), et de la durée d’ischémie sur le pronostic après TP en SU feront l’objet d’analyses complémentaires.     In France, lung grafts allocated according to the high emergency procedure are not different from those allocated according to the regular procedure   Objectives: The French high-emergency lung transplantation (HELT) procedure has been initiated in 2007, and since then allows the priority allocation of any compatible graft available to a recipient whose respiratory disease may lead to death within a week. Recent studies have shown conflicting results regarding the impact of HELT on short and long term survival after lung transplantation. However, these studies did not take the characteristics of the grafts into account. We sought to determine the impact of the HELT allocation system on the characteristics of the graft accepted. Methods: We set a retrospective multicentric study, based on an exhaustive nationwide administrative database. Inclusion criteria: all adult lung transplant performed form 2007 to 2015. Exclusion criteria: children, COPD/emphysema, retransplantation. Definition of 2 groups according to the allocation procedure: group 1: conventional allocation (control); group 2: high emergency allocation. Results: This study included 1572 donors (age 43.615.5 years, male 54%), 1057 in group 1-control and 515 in group 2-HELT. There was no significant difference between groups regarding age (group 1-control vs. groupe 2-HELT, 43.315.7 vs 44.215.1 years, respectively, p=.32), proportion of male (55% vs. 53%, p=.34), proportion of tobacco use (40% vs. 37%, p=.20), body mass index (24.04.1 vs. 24.14.1 kg/m2, p=.63), cause of death (vasculaire 54% vs. 55%, p=.86), time on mechanical ventilation (2.572.33 vs. 2.592.72 days, p=.89), and calculated total lung capacity (6.061.13 vs. 5.991.08 liters, p=.27). The last PaO2/FiO2 ratio was different between groups when considered as a continuous variable (405.692.8 vs. 417.389.7 mmHg, p=.018), but there was no significant difference in the proportion of donors with a PaO2/FiO2 ratio below 350 mmHg (25% vs. 21%, p=.075). Conclusion: In France, lung grafts allocated according to the HELT procedure are not significantly different from those allocated according to the regular procedure. Further studies should analyze the exact impact of recipient characteristics and donor/recipient adequacy (sex, size, blood group, age, CMV status) on the pronostic following HELT.   Séance : Communications libres cardiaque - Assist./Greffe - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-16 – Épidémiologie et facteurs de risque des pneumonies en postopératoire de transplantation cardiaque

Charles Vidal, Romain Pasqualotto, Arthur James, Guillaume Coutance, Shaida Varnous, Pascal Leprince, Julien Amour Institut de cardiologie, AP-HP, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Paris   Objectif : L’induction d’une immunosuppression expose le transplanté cardiaque à la survenue de pneumonies postopératoires augmentant la morbi-mortalité de ces patients. L’objectif de ce travail est de faire une analyse épidémiologique des pneumonies postopératoires des transplantés cardiaques et d’en déterminer les facteurs de risque. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients transplantés cardiaques orthotopiques (TCO) hospitalisés entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2015. Toutes les infections pulmonaires survenant durant la période intrahospitalière ont été répertoriées. Les facteurs de risque étaient déterminés par un modèle de Cox en analyse uni puis multivariée. Résultat : Durant la période d’inclusion, 175 patients ont bénéficié d’une TCO. Pour 60 d’entre eux, 88 épisodes de pneumonies ont été diagnostiqués touchant 34 % des patients. Les germes responsables de cette complication étaient les entérobactéries (42 %) et le Pseudomonas aeruginosa (28 %). Les facteurs de risque en analyse multivariée étaient la ventilation mécanique avant la transplantation (OR : 1,27 [1,00-1,62], p = 0,05), la présence d’une ECMO veino-artérielle (VA) en postopératoire (OR : 1,21 [1,04-1,40], p = 0,01) et la transfusion sanguine > 2 culots globulaires (CGR) en postopératoire (OR : 1,38 [IC95: 1,19-1,60], p < 0,01). Les durées de ventilation mécanique, durée de sevrage de l’ECMO VA et de séjour en réanimation étaient significativement plus importantes chez les transplantés présentant une pneumonie postopératoire. Enfin, chez ces mêmes patients, les mortalités à 30 jours et à 1 an était supérieures, respectivement 15 % vs 4 % (OR : 3,7 [1,2-11,7], p = 0,04) et 24 % vs 6 % (OR : 4,9 [1,9-13,0], p < 0,01). Conclusion : La survenue d’une pneumonie postopératoire est fréquente et associée à une morbi-mortalité importante. La ventilation mécanique avant la transplantation, le recours à l’ECMO VA en postopératoire ainsi que la transfusion sanguine en augmentent le risque, prolongent les durées d’hospitalisation en réanimation et sont associés à une augmentation de la mortalité.     Epidemiology and risk factors of post-operative pneumonias after heart transplantation   Objectives: Immunosuppressive therapy used after heart transplantation predisposes recipients to post-operative pneumonia and is associated with potential worse outcomes. The objective of this study was to investigate the epidemiology and the risk factors of post-operative pneumonia in recipients beneficing of heart transplantation. Methods: We investigated all patients underwent heart transplantation between January 2014 and December 2015. All the post-operative pneumonias occurring during hospitalization were recorded. The “infected” and “non-infected” patients were compared by Wilcoxon or Fisher tests. A test of Log Rank and a Cox model was used for univariate and multivariate analysis. Results: At all, 175 recipients were retrospectively investigated and 88 post-operative pneumonias occurred in 60 patients (34% of the recipients). Enterobacteriaceae (42%) and Pseudomonas aeruginosa (28%) are the main germ found in this complication. In multivariate analysis, risk factors of post-operative infection were mechanical ventilation before transplantation (OR: 1.27 [1.00-1.62], p=0.05), veno-arterial Extracorporeal Membrane Oxygenation (VA ECMO) after transplantation (OR: 1.21 [1.04-1.40], p=0.01) and post-operative blood transfusion >2 units packed cell (OR: 1.38 [IC95: 1.19-1.60], p
mai 24, 2017
Anesthésie · Vol. 21 Abstracts 2017

A-08 – Prélèvements Maastricht 3 : résultats d’un centre pilote

Marina Clément, Guillaume Lebreton, Viviane Justice, Christine Spuccia, Franck Ferrari, Anne-Marie Hoareau, Benoît Barrou, Olivier Scatton, Louis Puybasset, Pascal Leprince, Bruno Riou Service de chirurgie cardio-thoracique et vasculaire, AP-HP, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Paris   Objectif : La pénurie de greffons est un problème majeur de santé publique. Depuis 2015, on peut en France prélever des malades dits « Maastricht III », c’est-à-dire des patients décédés d’un arrêt cardiaque après une limitation ou un arrêt des thérapeutiques actives (LATA). Notre centre fait partie des 10 centres pilotes dans lesquels cette procédure a été lancée en France. Méthode : Après le déclenchement de la LATA, la circulation régionale normothermique (CRN) est implantée 5 minutes (No Touch) après l’arrêt circulatoire, par canulation veino-artérielle fémoro-fémorale avec introduction d’une sonde de Fogarty occlusive intra-aortique pour empêcher la perfusion cardiaque et cérébrale. L’ischémie chaude fonctionnelle est définie par la période entre la PAM < 45 mmHg et la mise en route de la CRN. Cette phase doit être inférieure à 120 minutes pour un prélèvement rénal, 90 minutes pour les prélèvements pulmonaires, mais seulement 30 minutes pour le prélèvement hépatique. De mai 2015 à décembre 2016, cette procédure a été réalisée chez 10 patients parmi les 15 patients en LATA pour lesquels la procédure a été proposée. Les causes de décision de LATA étaient toutes neurologiques : 4 traumatismes crâniens non AVP (40 %), 3 anoxies cérébrales post-ACR récupéré (30 %), 2 traumatismes crâniens post-AVP (20 %), et 1 AVC (10 %). La moyenne d’âge est de 46,6 ans. Le taux d opposition est de 33 %. Résultat : Le programme a permis de greffer 20 reins, 10 foies, 4 cornées. Le temps d’ischémie chaude fonctionnelle est de 18,9 minutes. Le temps moyen entre l’implantation de la CRN et le clampage est de 150 minutes (107-191). Les résultats des transplantations sur la fonction d’organe et la survie sont identiques à ceux issus de donneurs classiques. Conclusion : Dans notre expérience, le prélèvement chez des patients en LATA après implantation d’une CRN permet d’obtenir des greffons rénaux et hépatiques de bonne qualité. Dans un contexte de pénurie de greffons, ces résultats incitent à étendre cette procédure.     Organ procurement under Maastricht 3 condition: results of an experimental center   Objectives: The shortage of grafts is a major problem of public health. Since 2015, we can in France take grafts from Maastricht III patients, i.e. patients died from a cardiac arrest after a Limitation or a Stop of Active Therapeutics (LSAT). Our center is one of 10 experimental centers who perform this procedure. Methods: After the release of the LSAT, the Normothermic Regional Perfusion (NRP) is implanted 5 minutes (No Touch) after the circulatory stop, by veno-arterial femoro-femoral canulation, with introduction of an intra-aortic occlusive Fogarty to prevent cardiac and cerebral perfusion. The warm ischemia is defined by the period between the MAP < 45 mmHg and the setting up of the NRP. This time period has to be less than 120 minutes for a kidney, 90 minutes for a lung, but only 30 minutes for a liver. Results: From Mai 2015 until December 2016, this procedure was realized at 10 patients among 15 patients in LSAT for whom the procedure was proposed. The cause of LSAT were in every case neurological causes (4 non road accident cranial trauma (40%), 3 cerebral anoxias post-cardio-respiratory arrest (30%), 2 traumatic brain injury (20%), 1 stroke (10%). The mean age is 46.6 years. An opposition was deplored at 33%. The program allowed to transplant 20 kidneys, 10 livers and 4 corneas. The time of functional warm ischaemia is 18.9 minutes. The time between the setting up of the NRP and the clampage is of 150 minutes on average (107-191). The results of transplantation in term of organ function and survival are identical to those stemming from classic donors. Conclusion: In our experience, the procedure of organ harvesting at patients in LSAT after the implantation of a NRP allows to obtain good quality renal and hepatic grafts. In a context of shortage of grafts, these results incite to spread this procedure.   Séance : Communications libres anesthésie - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Vol. 20 JA2016 - cardiac

C-08 – Predicting right ventricular failure in the era of continuous flow assist devices: why we are always wrong

Piergiorgio Tozzi, Roger Hullin, Fabrizio Gronchi, Matthias Kirsch Institution : Service de chirurgie cardiaque, service de cardiologie, service d’anesthésie, CHUV, Lausanne, Suisse Objectives : In the era of continuous flow left ventricular assist devices (LVAD), the decision of whether a patient will tolerate isolated LVAD support or will need biventricular support (BIVAD) can be challenging. Incorrect decision making with delayed right ventricular (RV) assist device implantation results in increased morbidity and mortality. Several risk stratification tools have been developed to predict the need of right assist device (RVAD), but none seems to outperform the others. We reviewed our experience to validate the most recent strategies to identify patients who are at risk of post LVAD right ventricular failure (RVF). Methods : We collected variables for 34 consecutive patients who underwent VAD implant from 2010 through June 2015 (LVAD=32, BIVAD=2). We defined pre-operative RVF based upon echocardiographic parameters. Post-operative RV failure was defined according to INTERMACS Protocol 3 definition (CVP >18mmHg, CI <2l/min/m2, need for nitric oxide or inotrope therapy >7 days after LVAD implant). For each patient, we calculated the CRITT score and applied the Pittsburgh Decision Tree (PDT). We assessed the performance of the score by entering it in a logistic regression model. Results : The mean age was 52±12; 70.5% were men. The indication was bridge to transplant in 100%. Etiology was ischemic in 42%; 14.7% required additional mechanical circulatory support after LVAD implant (BVAD=2, ECMO=3). All patients received continuous flow LVADs (Heartmate II=13, HeartWare=21). By 30 days, 22 patients (64.7%) developed RVF defined as the need for RVAD (n=2); pulmonary vasodilator use >48h (n=18); inotropes for > 14 days post LVAD (n=22). According to CRITT score the RVF expected rate was 29% (10 patients had 4 or 5 corresponding to 80% risk of RVF). According to PDT, 8 patients needed BVAD. CRITT score achieved best performances (CI 95%; sensitivity = 90%; specificity 8.3%; accuracy 61.8%). Conclusion : These data indicate that even clinical RVF risk prediction models developed in the era of continuous flow pumps have rather limited clinical applicability. We definitely need new clinical test based on quantitative pre-operative imaging data, able to quantify the functional reserve of RV to drive our clinical decision about using an isolated LVAD versus BiVAD, especially in the destination therapy perspective.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - cardiac

C-10 – First series of circulatory support with HeartMate 3®: report of referral institutions experience

Matthias Kirsch1, Piergiorgio Tozzi1, Carlo Banfi2, Kamran Ahmadov1, Roger Hullin3, Philippe Meyer4, Raphaël Giraud5, Lucas Liaudet6, Fabrizio Gronchi7, Christophe Ellenberger8, Christophe Huber2 Institutions : 1. Service de chirurgie cardiaque, CHUV, Lausanne, Suisse 2. Service de chirurgie cardiovasculaire, HUG, Genève, Suisse 3. Service de cardiologie, CHUV, Lausanne, Suisse 4. Service de cardiologie, HUG, Genève, Suisse 5. Service de soins intensifs, HUG, Genève, Suisse 6. Service de soins intensifs, CHUV, Lausanne, Suisse 7. Service d’anesthésie, CHUV, Lausanne, Suisse 8. Service d’anesthésiologie, HUG, Genève, Suisse Objectives : New generation devices for long term mechanical circulatory support are centrifugal pumps having fully magnetically levitated rotors to reduce blood trauma. Recently, the novel HeartMate 3® was cleared for clinical application in Switzerland. Methods : In 2 Swiss University Hospitals, 10 patients in end-stage heart failure received the HeartMate 3®. Device implantation criteria were persistent low output syndrome despite optimal medical treatment. The primary endpoint of the study was survival to 90 days on the device. Results : Five patients (50%) were in INTERMACS class 1 and 2 (2 were under V-A ECMO), and five were in class 3 and 4. The indication was bridge-to-transplant in 7 patients, and destination therapy in 3. Two patients (20%) received concomitant aortic valve surgery. Four patients (40%) required temporary right ventricle support (tRVAD) for a mean of 8±1.5 days. Bleeding requiring surgical revision occurred in 5 (50%) patients, 2 during the tRVAD support. At the 90-day endpoint survival was 90%, one (10%) died due to respiratory failure. Three (30%) experienced critical illness polyneuropathy. Two had body temperature over 38.5°C for more than 7 days after implant, without infections. Two (20%) had late driveline infection. Conclusion : The pump allowed rapid improvement of patients’ clinical conditions even in severely compromised patients. Post-operative bleeding was mainly due to over-anticoagulation. No haemolysis or pump thrombosis occurred. Fever occurred frequently but was harmless. The 90% survival rate at 90 days proves that hemodynamic support was consistent over time without significant adverse events.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - thoracic

T-05 – Real-time imaging with the O-Arm® of lung parenchyma during ex vivo lung reconditioning

Julien de Wolf, Philippe Puyo, Pierre Bonnette, Matthieu Glorion, Nicolas Salley, Antoine Roux, Ngai Liu, Alain Chapelier, Édouard Sage et le groupe de transplantation pulmonaire de Foch Institution : Service de chirurgie thoracique et transplantation pulmonaire, hôpital Foch, Paris Objectives : Ex vivo lung perfusion (EVLP) has been developed as a method to reassess and recondition marginal lungs. However, evaluation of the lung during procedure is limited to a combination of physiological variables. We aim to evaluate the feasibility and utility of a scan via the O-Arm® (Medtronic Inc., Minneapolis, MN, USA) imaging to help the evaluation of the lung during ex vivo lung reconditioning (EVLR) procedure in Operating Room. Methods : We used the Toronto protocol for the EVLP. For assessing the lung graft we used; a clinical and functionnal assessment associated with a parenchyma evaluation, using the O-Arm®. The decision to transplant was taken based on a recovered physiological function with P/F ratio more than 400 mmHg, as well as the associated improvement or stability of the other functional parameters. Results : We evaluated three consecutive extended-criteria brain-death donor lungs in July and August 2013. Two donors died after a stroke. In those two cases, CT scan showed a right lower lobe opacification and was associated with purulent secretion in the right lower lobe evidenced in the bronchoscopy. The other donor died after a high kinetic trauma with head and chest lesions. The CT scan showed left lung contusion. The O-Arm® evaluation highlight on 2 grafts an attenuation of ground-glass opacification and better lung inflation. Because they were associated with recovered physiological functions, the two grafts were transplanted. On the other hand, O-Arm® scan showed an increase in the parenchyma opacification for the other graft (died after a stroke). This evaluation was associated with deterioration of the clinical and functionnal assessment. The lungs were not transplanted. Conclusion : The use of a high-performance real-time imaging system, such as O-Arm®, to evaluate lung grafts from extended-criteria donors during EVLR show an additional argues to select and increase the lung transplants pool.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - thoracique

T-05 – Évaluation parenchymateuse des greffons par O-Arm® pendant le reconditionnement pulmonaire ex vivo : atout pour la sélection des greffons pulmonaires

Julien de Wolf, Philippe Puyo, Pierre Bonnette, Matthieu Glorion, Nicolas Salley, Antoine Roux, Ngai Liu, Alain Chapelier, Édouard Sage et le groupe de transplantation pulmonaire de Foch Institution : Service de chirurgie thoracique et transplantation pulmonaire, hôpital Foch, Paris Objectif : La perfusion pulmonaire ex vivo (EVLP) permet le reconditionnement et améliore la sélection des greffons pulmonaires à critères élargis. Cependant, les critères d’évaluation de ce reconditionnement sont limités. Nous avons évalué l’apport d’une imagerie per-reconditionnement par le O-Arm® (Medtronic Inc., Minneapolis, MN, États-Unis) pour l’évaluation du parenchyme des greffons pulmonaires. Méthode : L’EVLP était réalisée selon la technique décrite par l’équipe de Toronto. L’évaluation des greffons était basée sur l’analyse de critères fonctionnels et cliniques. On y associait l’évaluation du parenchyme pulmonaire par l’imagerie scanner obtenu par l’O-Arm®. La décision d’implantation des greffons reconditionnés était basée sur l’amélioration de paramètres respiratoires, associée à une amélioration ou un maintien des autres critères. Résultat : Trois greffons à critères élargis ont ainsi été évalués entre juillet et août 2013. Deux des donneurs étaient décédés d’un AVC. Le troisième était décédé suite à un accident de la voie public à haute cinétique avec traumatisme thoracique. L’évaluation des deux premiers donneurs mettait en évidence au scanner une opacité diffuse du lobe inferieur droit associée à des sécrétions purulentes à la fibroscopie. L’évaluation des troisièmes greffons montrait une opacité diffuse de tout le poumon gauche. L’évaluation du parenchyme au cours de l’EVLP a mis en évidence une amélioration des opacités pour deux des paires de greffons. Cette constatation concordant avec l’amélioration des autres critères, ces greffons ont été transplantés. Pour l’autre, le O-Arm® a mis en évidence une majoration des opacités. Ces greffons n’ont pas été transplantés. Conclusion : L’utilisation de l’O-Arm® dans l’évaluation du parenchyme des greffons pulmonaires pendant un reconditionnement ex vivo apparaît fiable et permet d’apporter des critères objectifs à l’évolution du parenchyme pulmonaire pendant l’EVLP, pouvant de facto augmenter le nombre de greffons et en améliorer la sélection.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - cardiaque

C-08 – Prédire la dysfonction ventriculaire droite avant l’implantation d’un système d’assistance gauche à débit continu : pourquoi est-ce si difficile ?

Piergiorgio Tozzi, Roger Hullin, Fabrizio Gronchi, Matthias Kirsch Institution : Service de chirurgie cardiaque, service de cardiologie, service d’anesthésie, CHUV, Lausanne, Suisse Objectif : L’évaluation de la fonction du ventricule droit (RV) avant l’implantation d’un système d’assistance ventriculaire gauche (LVAD) peut s’avérer difficile. Une mauvaise décision retarde l’implantation d’une assistance droite (RVAD) et conduit à une augmentation de la morbidité/mortalité. Plusieurs outils de stratification du risque ont été développés pour prédire la nécessité d’un RVAD, mais aucun ne surpasse les autres. Nous avons examiné notre expérience pour valider ces outils. Méthode : Nous avons recueilli les données de 34 patients qui ont bénéficié d’un VAD, de 2010 à juin 2015 (LVAD = 32, BiVAD = 2). Nous avons défini la fonction du ventricule droit sur la base de paramètres échocardiographiques, en particulier de la régurgitation et du mouvement annulaire tricuspide. La RVF postopératoire a été définie selon le protocole Intermacs 3. Pour chaque patient, nous avons calculé le score de CRITT et appliqué l’arbre décisionnel de Pittsburgh (PDT) spécialement conçu pour les dispositifs de soutien circulatoire à flux continu. Nous avons évalué la performance de chaque score avec un modèle de régression logistique. Résultat : L’âge moyen était de 52 ± 12 ; 70,5 % étaient des hommes. 14,7 % ont requis une assistance circulatoire mécanique supplémentaire après LVAD (BiVAD = 2, ECMO = 3). Tous ont reçu des LVAD à flux continu (HeartMate II = 13, HeartWare = 21). À 30 jours, 22 patients (64,7 %) ont développé une RVF définie comme la nécessité de RVAD (n = 2) ; l’utilisation de vasodilatateur pulmonaire pour > 48 h (n = 18) ; l’utilisation d’inotropes pour > 14 jours (n = 22). Selon le CRITT score le taux attendu de RVF était de 29 % (10 patients avaient 4 ou 5 correspondant au risque de RVF 80 %). Selon le PDT, 8 patients auraient nécessité de BiVAD. Le score de CRITT a obtenu les meilleures performances (IC 95 % ; sensibilité = 90 %, spécificité de 8,3 %; précision 61,8 %). Conclusion : Ces données indiquent que les modèles actuels de prévision des risques de RVF ne sont pas fiables. Nous avons besoin d’un nouveau test clinique basé sur des données d’imagerie préopératoire quantitatives, capables de quantifier la réserve fonctionnelle du RV pour guider nos décisions cliniques.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - cardiaque

C-10 – Première série d’assistance circulatoire avec l’HeartMate 3® : expérience initiale des institutions de référence

Matthias Kirsch1, Piergiorgio Tozzi1, Carlo Banfi2, Kamran Ahmadov1, Roger Hullin3, Philippe Meyer4, Raphaël Giraud5, Lucas Liaudet6, Fabrizio Gronchi7, Christophe Ellenberger8, Christophe Huber2 Institutions : 1. Service de chirurgie cardiaque, CHUV, Lausanne, Suisse 2. Service de chirurgie cardiovasculaire, HUG, Genève, Suisse 3. Service de cardiologie, CHUV, Lausanne, Suisse 4. Service de cardiologie, HUG, Genève, Suisse 5. Service de soins intensifs, HUG, Genève, Suisse 6. Service de soins intensifs, CHUV, Lausanne, Suisse 7. Service d’anesthésie, CHUV, Lausanne, Suisse 8. Service d’anesthésiologie, HUG, Genève, Suisse Objectif : Les dispositifs d’assistance circulatoire à long terme de nouvelle génération sont des pompes centrifuges ayant des rotors entièrement à lévitation magnétique pour réduire les traumatismes du sang. Récemment, le nouveau HeartMate 3 a été autorisé pour une application clinique en Suisse et nous présentons notre expérience initiale. Méthode : Dans deux hôpitaux universitaires suisses, 10 patients en insuffisance cardiaque terminale ont reçu les HeartMate 3®. Le critère d’implantation était la persistance d’une clinique de bas débit cardiaque malgré un traitement médical optimal. L’objectif principal de l’étude était la survie à 90 jours des patients assistés. Résultat : Cinq patients (50 %) étaient en classe Intermacs 1 et 2 (2 étaient sous VA ECMO), et 5 étaient en classe 3 et 4. L’indication était le pont à la transplantation chez 7 patients, et la thérapie de destination chez 3. Deux patients (20 %) ont reçu une chirurgie de la valve aortique concomitante. Quatre patients (40 %) ont eu besoin d’une assistance droite temporaire (tRVAD) pour une moyenne de 8 ± 1,5 jours. Un saignement était responsable d’une révision chirurgicale chez 5 (50 %) patients, et 2 étaient sous tRVAD. La survie à 90 jours était de 90 % ; un (10 %) patient est décédé en raison d’une insuffisance respiratoire. Trois (30 %) ont développé une polyneuropathie critique due à un séjour prolongé aux soins intensifs. Deux ont présenté une fièvre supérieure à 38,5 °C pendant plus de 7 jours après l’implantation, sans signes évidents d’infection. Deux patients (20 %) ont développé tardivement une infection du câble d’alimentation qui a nécessité des soins locaux. Conclusion : La pompe a permis une amélioration rapide des conditions cliniques des patients, même chez ceux gravement compromis. Le saignement postopératoire est principalement dû à une sur-anticoagulation. Nous n’avons pas détecté d’hémolyse ou de thrombose de la pompe. La fièvre postimplantation était fréquente, probablement liée au matériel implanté, mais sans conséquences fonctionnelles. Le taux de survie de 90 % à 90 jours prouve que le soutien hémodynamique était constant dans le temps, sans effets indésirables significatifs.
novembre 29, 2016
Chirurgie thoracique · Vol. 20 Abstract 2016

T-40 – Faut-il utiliser des vasodilatateurs en cas de prélèvement pulmonaire ? Enquête nationale francaise et revue de la littérature

Bastien Orsini1, Olaf Mercier1, Philippe Lacoste2, Matthieu Thumerel3, Jeremie Reeb4, Quentin Pellenc5, Ciprian Pricopi6, Mathieu Glorion7, Florent Charot8, Gaetane Roquet9, Sébastien Guigard10, Pascal-Alexandre Thomas11 1. Service de chirurgie thoracique, vasculaire et transplantation cardio-pulmonaire, centre chirurgical Marie-Lannelongue, Le Plessis-Robinson 2. Service de chirurgie cardio-thoracique et vasculaire, hôpital Nord Laennec, Nantes 3. Service de chirurgie thoracique, hôpital Haut-Lévêque, Bordeaux 4. Service de chirurgie thoracique, Nouvel hôpital civil, Strasbourg 5. Service de chirurgie thoracique et vasculaire, hôpital Bichat, Paris 6. Service de chirurgie thoracique, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris 7. Service de chirurgie thoracique, hôpital Foch, Suresnes 8. Service de chirurgie thoracique, hôpital Larrey, Toulouse 9. Service de chirurgie thoracique, hôpital Louis-Pradel, Lyon 10. Service de chirurgie thoracique et vasculaire, hôpital Michallon, Grenoble 11. Service de chirurgie thoracique et maladies de l’œsophage, université Aix-Marseille, hôpital Nord, AP-HM, Marseille     Objectif Depuis la première transplantation pulmonaire réalisée par Harding en 1963, de nombreux progrès ont été réalisés tant dans la technique que dans les thérapeutiques. La défaillance primaire du greffon reste la première cause de décès dans les 30 jours post-transplantation. Les lésions d’ischémie-reperfusion qui apparaissent dans les premières heures sont classiquement décrites comme étant la résultante de plusieurs phénomènes. La vasoconstriction des vaisseaux pulmonaires secondaires à l’ischémie froide en est un. Pour minimiser ces effets, des équipes de transplantation utilisent de puissants vasodilatateurs au moment du prélèvement. Le but de notre étude est d’analyser les pratiques des équipes françaises et de faire une revue de la littérature concernant l’utilisation de ces produits dans cette indication.   Méthode Une revue systématique de la littérature a été réalisée dans la base de données Pubmed en utilisant les mots clés : prélèvement pulmonaire, conservation d’organes, prostaglandine et prostacycline. Un questionnaire a été envoyé par mail à toutes les équipes de transplantation pulmonaire française.   Résultat À notre connaissance il n’existe à l’heure actuelle aucune étude clinique évaluant l’intérêt de l’utilisation d’un vasodilatateur en cas de prélèvement pulmonaire. Toutes les études retrouvées sont exclusivement expérimentales. Les études les plus récentes utilisant des solutions de pneumoplégie extracellulaire pauvre en potassium ne semblent pas démontrer d’effet positif. À l’heure actuelle, en France, 10 centres (91 %) déclarent utiliser un vasodilatateur en cas de prélèvement pulmonaire. Dans 90 % des cas, il est injecté en flash directement dans le tronc de l’artère pulmonaire juste avant le clampage. Neuf centres (90 %) ont déclaré utiliser de l’époprosténol (PGI2) et un seul centre de l’alprostadil (PGE1). Tous les centres déclarent utiliser des solutés de pneumoplégie extracellulaire pauvres en potassium.   Conclusion En France, l’injection de vasodilatateurs dans le contexte du prélèvement pulmonaire n’est à l’heure actuelle reconnue ni par une autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments concernés, ni par un protocole thérapeutique temporaire de l’Agence du médicament (ANSM). De plus, les données de la littérature ne semblent pas en faveur d’une telle indication. Une étude cas/témoin à partir de la cohorte française pourrait être une première étape de recherche.     Do we need to use vasodilators for lung harvesting? French national survey and literature review   Objectives Since the first lung transplantion performed by Harding in 1963 much progress has been made both in technics and therapeutics. In this context primary graft failure remains the leading cause of death within 30 days post transplant. Ischemia-reperfusion injuries which appear in the first few hours a are conventionally described as the result of several phenomena. Vasoconstriction of pulmonary vessels secondary to cold ischemia is one of them. To minimize these effects transplant teams use powerful vasodilators at the time of lung harvesting. The aim of our study is to analyze the practices of French team and make a review about the use of these products in this indication.   Methods A systematic review was conducted from PubMed database using the following search words: Pulmonary harvesting, organ preservation, prostaglandin and prostacyclin. Survey was mailed to all French lung transplant teams.   Results To our knowledge there is currently no clinical study evaluating the benefit of vasodilators in case of lung harvesting. All studies found are exclusively experimental works. Most recent studies using low potassium extracellular pneumoplegy solutions do not seem to demonstrate positive effect. Currently in France, ten centers (91%) report using a pulmonary vasodilator in case of procurement. In 90% of cases it is injected directly in the trunk of the pulmonary artery just prior to clamping. Nine centers (90%) reported use of epoprostenol (PGI2) and one center use of alprostadil (PGE1). All centers use poor pneumoplegy extracellular potassium solutions.   Conclusion In France, vasodilators injection during pulmonary harvesting is not recognized by a marketing authorization (MA) for these drugs nor by a temporary therapeutic protocol from the French national drug agency (DA). Furthermore, scientific literature does not seem in favor of such an indication. A case/control study from the French cohort could be a first step.    
juin 10, 2016