Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-32 – Étude analytique des facteurs de risque après chirurgie du kyste hydatique du poumon : à propos de 271 cas

Zied Chaari, Abdesslem Hentati, Walid Abid, Ben Hlima Ghassen, Elleuch Nizar, Imed Frikha Service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, CHU Habib-Bourguiba, Sfax, Tunisie   Objectif : Le traitement chirurgical du kyste hydatique du poumon (KHP) est corrélé à une morbi-mortalité de 10 à 20 %. Les facteurs de risques ont été peu étudiés dans la littérature. Méthode : À travers une étude rétrospective et analytique, nous avons étudié les facteurs de mortalité et de morbidité après chirurgie des KHP, sur une période totale de 10 ans (entre janvier 2005 et décembre 2015). Résultat : Deux-cent-soixante et onze patients ont été opérés pour KHP, avec un sexe ratio de 0,77 et un âge moyen de 32 ans. Le traitement du KHP a inclus une kystectomie (76,4 %) et un capitonnage de la cavité résiduelle (78 %). Les suites opératoires étaient compliquées dans 17 % des cas : bullage prolongé (6 %), empyème (5 %), atélectasie (3 %), hémorragie (1,5 %). Sept patients sont décédés, soit un taux de mortalité globale de 2,6 %. Les facteurs de risque de morbidité ont été : tabac (p = 0,01), non-protection du champ opératoire (p < 0,001), non-traitement de la cavité résiduelle (p = 0,001), nombre de kystes > 5 (p = 0,019), présence de pachypleurite (p < 0,001), réalisation de décortication (p < 0,001), durée de drainage > 7 jours (p < 0,001), et la présence d’épanchement pleural associé (p < 0,001). Les facteurs de mortalité ont été : rupture dans la plèvre (p = 0,002), nombre de kystes > 5 (p < 0,001), score ASA ≥ 3 (p < 0,001), score PS ≥ 2 (p < 0,001) et diabète (p = 0,023). Conclusion : La connaissance des facteurs de risque de complications après chirurgie de KHP permettrait une meilleure prise en charge postopératoire des patients.     Analytical study of risk factors of hydatid cyst after lung surgery: about 271 cases   Objectives: Surgical treatment of hydatid cyst of the lung (KHP) is correlated with morbidity and mortality from 10 to 20%. Risk factors have been little studied in literature. Methods: Through a retrospective and analytical study, we studied the factors of mortality and morbidity after surgery KHP, over a total period of 10 years (between January 2005 and December 2015). Results: Two hundred and seventy patients were operated for KHP, with a sex ratio of 0.77 and an average age of 32 years. Treatment of KHP included cystectomy (76.4%), and padding of the residual cavity (78%). The postoperative course was complicated in 17% of cases: prolonged bubbling (6%), empyema (5%), atelectasis (3%), hemorrhage (1.5%). Seven patients died either with an overall mortality rate of 2.6%. Morbidity risk factors were: Tobacco (p=0.01), non-protection of the operating field (p<0.001), non-treatment of the residual cavity (p=0.001), cyst number >5 (p=0.019) , presence of pleural thickening (p<0.001), achieving decortication (p<0.001), drainage duration >7 days (p<0.001) and the presence of associated pleural effusion (p<0.001). Mortality factors were: rupture in the pleura (p=0.002), number of cysts >5 (p<0.001), ASA score ≥3 (p<0.001), PS score ≥2 (p<0.001) and diabetes (p=0.023). Conclusion: Knowledge of the risk factors for complications after surgery KHP would take better post-operative care of surgical patients.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-28 – Vingt-huit ans d’expérience des coloplasties pour remplacement de l’œsophage : évolution des pratiques et indications actuelles

Ilies Bouabdallah, Xavier-Benoît D’Journo, Henri de Lesquen, Geoffrey Brioude, Lucile Gust, Delphine Trousse, Christophe Doddoli, Pierre Fuentes, Pascal-Alexandre Thomas Service de chirurgie thoracique et maladies de l ‘œsophage, AP-HM, hôpital Nord, Marseille    Objectif : Évaluer l’évolution de la prise en charge des coloplasties pour remplacement de l’œsophage au cours de ces 2 dernières décennies. Méthode : Les dossiers des patients ayant subi un remplacement de l’œsophage à Marseille entre 1998 et 2013 ont été revus à partir d’une base de données prospective (Epithor®). Parmi ces 921 patients, 158 ont subi une coloplastie (17 %). Nous les avons répartis en deux groupes en fonction de la date opératoire : groupe A (1985-1995) et groupe B (1996-2013). Les tests statistiques ont été réalisés pour permettre des comparaisons entre les 2 périodes : indications, technique opératoire et résultats à court terme. Résultat : Les 158 coloplasties étaient réparties en : 60 pour le groupe A (moyenne 6 patients/an) et 98 pour le groupe B (moyenne 5,5 patients/an). L’âge moyen était de 52 ± 12 ans dans le groupe A et 50 ± 14 ans dans le groupe B (p = 0,85). Dans le groupe B, les indications pour cancer sont significativement moins fréquentes (62 % vs 40 %) tandis que les indications pour sténose non-cancéreuse se multiplient (22 % vs 48 %) (p < 0,01). Un transplant isopéristaltique vascularisé par l’artère colique gauche a été utilisé chez 140 (89 %) patients (groupe A : 52, groupe B : 88 ; p = 0,54). L’anastomose œsocolique a été réalisée en intrathoracique dans 8 cas (13 %) pour le groupe A et dans 27 cas (27 %) pour le groupe B (p = 0,03). Une gastrectomie totale a été associée dans 20 cas (33 %) pour le groupe A et dans 42 cas (43 %) pour le groupe B (p = 0,23). Le transplant était ascensionné via le médiastin postérieur chez 95 patients (60 %) (38 vs 57 ; p = 0,51), le médiastin antérieur chez 61 patients (38 %) (21 vs 40 ; p = 0,46) et en sous-cutanée chez 2 patients (1 dans chaque groupe). La durée moyenne du séjour était de 37 ± 13 jours dans le groupe A et 35 jours ± 16 dans le groupe B (p = 0,39). Conclusion : Les indications actuelles de la coloplastie ont changé, parallèlement aux changements épidémiologiques observés au cours de ces dernières décennies. La coloplastie reste une intervention majeure devant faire face à un taux élevé de morbi-mortalité.     Colon interposition for esophageal replacement: changing patterns and current indications from a 28-year single institution experience   Objectives: To investigate if the indications and the early outcome of colon interposition for oesophageal replacement have changed during last decades. Methods: The medical records of all patients who underwent an esophageal replacement between 1985 to 2013 were retrospectively reviewed from a single institution prospective database. Over a 28-year period, 921 patients were screened. Among them, 158 consecutive patients underwent a colon interposition (17%). All the patients were divided in two cohorts in terms of operation date: group A (1985-1995) and group B (1996-2013). Statistical tests were performed on these two cohorts to compare: indications, surgical technique and early results in term of mortality, morbidity and length of hospital stay. Results: Among the 158 colon interpositions, there were 60 patients in group A (mean 6 patients/year) and 98 patients in group B (mean 5.5 patients/year). The mean age was 52±12 in group A and 50±14 in group B (p=0.85). Indications for colon interposition differ significantly between the group A and B: in group B, indications for cancer are less frequent (62% vs 40%) whereas those for non malignant stenosis are increasing (22% vs 48%) (p
mai 24, 2017
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T-27 – Caractéristiques histopathologiques et immunohistochimiques des mésothéliomes pleuraux et de leur microenvironnement : à partir d’une série de 116 cas

Cyril Habougit, Arnaud Patoir, François Casteillo, Olivier Tiffet, Michel Péoch, Fabien Forest Service d’anatomie et cytologie pathologiques, CHU de Saint-Étienne, Saint-Priest-en-Jarez   Objectif : Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur rare sans traitement ayant prouvé une efficacité. L’histoire industrielle et minière de notre département explique un recrutement particulier de pathologie liée à l’amiante et l’intérêt que nous y portons. Notre étude s’appuie sur une série de 116 MPM tous types confondus sur laquelle nous avons cherché à identifier des facteurs pronostiques histopathologiques et étudié l’expression immunohistochimique de l’anticorps anti PD-L1, afin d’élaborer des sous groupes pronostiques. Méthode : 116 MPM ont été sélectionnés sur la période 1993-2015 comprenant tous les types histologiques de MPM diffus de l’OMS 2015. Pour chaque cas sont recueillis : le sous-type histopathologique selon l’OMS 2015, la présence de nécrose et son pourcentage, le type architectural, le rapport nucléocytoplasmique, l’aspect de la chromatine, la taille du nucléole, la taille du nucléole selon les principes de Führman, le compte mitotique, l’importance de l’infiltrat lymphocytaire intratumoral, la présence d’inclusion nucléaire, de mitose atypique, d’embole lymphatique, d’embole vasculaire artériel/veineux. Une étude de l’expression tumorale de PD-L1 (clone E1L3N) a été interprétée de manière qualitative (positif/négatif) puis quantitative (pourcentage). Résultat : Nous identifions six nouveaux facteurs pronostiques histopathologiques statistiquement associés à la survie des patients atteint de MPM tous types confondus. Pour la première fois, nous identifions six paramètres histopronostiques statistiquement liés à la survie des MPM épithélioïdes et un paramètre pour le MPM sarcomatoïde, variant desmoplastique et biphasique. Par ailleurs, notre étude met en évidence un lien entre l’intensité d’expression tumorale de l’anticorps anti PD-L1 et la survie des patients atteints de MPM. Une intensité de marquage identifiée comme forte est statistiquement associée à une survie plus courte chez ces malades (p = 0,0026). Conclusion : Notre travail souligne l’importance de l’identification de facteurs pronostiques histopathologiques simples par le pathologiste. Notre caractérisation histopronostique comprenant six paramètres permet d’identifier les patients de pronostic défavorable quel que soit le sous-type histopathologique. L’identification de critères histopathologiques permettrait d’élaborer un « grading » histopathologique à l’instar du SBR dans le cancer du sein. L’identification de l’expression de PD-L1 au sein des MPM permet d’objectiver un sous-groupe de plus mauvais pronostique mais avec un potentiel thérapeutique (immunothérapie).     The histopathological and immunohistochemical charasteristics of malignant pleural mesothelioma and its microenviroment: a study of 116 cases   Objectives: The aim of our work was to search for morphological and immunohistochemical (PD-L1) prognostic factors of 116 MPM. Methods: We performed a retrospective study on 116 MPM diagnosed at our institution from 1993 to 2015. The following histopathological data were collected: the presence of necrosis, nuclear atypia, nucleo-cytoplasmic ratio, the aspect of chromatin, the size of nucleoli and Furhman grade, mitotic count and the presence of an intra-tumoral lymphocytic infiltration. Immunohistochemical expression of PD-L1 was also studied. Results: As expected, sarcomatoid, biphasic or desmoplastic subtypes were associated with a poorer prognosis (p=0.0006). Regardless histopathologic subtype, the presence of necrosis (p=0.0336), nuclear atypia (p=0.0002), mitotic count ≥3 (p<0.0001), presence of atypical mitosis (p=0.0003), nucleoli ≥3µm (p=0.0001) and Furhman grade >1 (p=0.0485) were associated with a poorer prognosis. Within epithelioid subtype all these factors were significantly related to prognosis. Within sarcomatoid, biphasic and desmoplastic MPM only atypical mitosis was significanly related to prognosis. PD-L1 (E1L3N) expression was significantly associated with a poorer prognosis in epithelioid MPM (p=0.0441). PD-L1 expression was higher in sarcomatoid MPM. Conclusion: Our work highlights several prognostic factors in MPM, that could help for a stratification for the treatment of patients with MPM.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-26 – Pneumonectomies vidéo-assistées : étude monocentrique rétrospective sur 20 patients de 2012 à 2016

Benjamin Bottet, Mathieu Sarsam, Laura Haddad, Philippe Rinieri, Jean Melki, Christophe Peillon, Jean-Marc Baste Service de chirurgie générale et thoracique, CHU Charles-Nicolle, Rouen   Objectif : La chirurgie mini-invasive par vidéothoracoscopie (VTC) s’est largement développée ces dernières années, mais reste souvent limitée au stade précoce. Le but de cette étude est de montrer que, pour certains stades avancés, la pneumonectomie par VTC assure de bons résultats péri-opératoires en termes de sécurité et de morbi-mortalité. Méthode : De 2012 à 2016, nous avons analysé rétrospectivement les données de 20 cas de pneumonectomies vidéo-assistées. Ont été exclues les pneumonectomies de totalisation et les pneumonectomies par thoracotomie d’emblée. Résultat : Vingt patients ont été inclus (15 hommes et 5 femmes ; âge moyen 56 ans) avec une Score ASA de 2 dans 50 % des cas, et de 3 dans 50 % des cas. Les stades tumoraux concernaient : stade IIa, n = 2 ; stade IIIa, n = 10 ; stade IV, n = 2 ; et deux cas pour des métastases. La durée opératoire médiane était de 160 minutes (120-300). Il y a eu six conversions (30 %) ; une pour plaie vasculaire et cinq pour des raisons techniques. La durée de séjour médiane était de 7 jours (5-18). Les complications postopératoires intrahospitalières étaient réparties selon la classification de Clavien-Dindo : grade 1 (1) ; grade (2) ; grade 4 (3). Aucun décès intrahospitalier n’est survenu. Quatre patients avaient des marges de résection R1. Dix-sept patients ont bénéficié d’un traitement adjuvant : 9 chimiothérapies seules, 7 radio-chimiothérapies et une radiothérapie seule. En extrahospitalier, dans les 90 jours postopératoires, 4 patients ont présenté des complications : grade 2 (4) ; grade 4 (1). Deux patients (10 %) ont été hospitalisés pour pneumopathie postopératoire et dénutrition. Un seul décès est survenu dans cette période au domicile. Conclusion : La pneumonectomie vidéo-assistée est une technique chirurgicale efficace et sûre avec peu de complications postopératoires. Le taux de conversion est cependant élevé, et doit faire rechercher les meilleures indications de cette voie d’abord d’avenir. La comparaison de ce groupe au groupe témoin par thoracotomie doit être réalisée.     Video-Assisted Pneumonectomy: retrospective and single center study of 20 patients between 2012 and 2016   Objectives: Video-assisted thoracic surgery has undergone considerable development recently but with limited application in early stage cancer. Our objective was to show that video-assisted pneumonectomy enables good peri-operative results in terms of safety, morbidity and mortality. Methods: We retrospectively analyzed the data of 20 patients who had a video-assisted pneumonectomy between 2012 and 2016. Totalization pneumonectomy and pneumonectomy by thoracotomy were excluded. Results: Twenty patients were included (15 men and 5 women; mean age 56 years (range 33-77 years); 50% had ASA score 2 and 50% ASA score 3. Tumor stages were: IIa, n=2; IIIa, n=10; IV, n=2; and two cases of metastases. Median operative time was 160 minutes (range 120 to 300 min). There were six conversions (30%); one for bleeding control and five for technical reasons. Median length of hospital stay was 7 days (range 5 to 18). Intra-hospital postoperative complications were classified according to Clavien-Dindo; grade 1 (1); grade 2 (7); grade 4 (3). There were no deaths. Resection margins were tumor free, except for four patients (R1). Seventeen patients received adjuvant therapy: nine chemotherapies, seven radiochemotherapies and one radiotherapy. At 90-day postoperative follow-up, four patients presented complications; grade 2 (4); grade 4 (1) and two patients were hospitalized for pulmonary infection and denutrition. One death occurred during this period at home. Conclusion: Video-assisted pneumonectomy is an efficient and safe surgical procedure with few postoperative complications. However the conversion rate was high. Better operative indications are necessary for this future surgical approach.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
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T-25 – Expérience française en chirurgie médiastinale robotique : analyse de la base Epithor® en France

Nicola Santelmo, Francesco Guerrera, Stéphane Renaud et le groupe de chirurgie robotique de la SFCTCV Service de chirurgie thoracique, CHU de Strasbourg ; service de chirurgie thoracique, CHU de Turin, Italie ; service de chirurgie thoracique, CHU de Nancy   Objectif : La chirurgie assistée par robot dans la pathologie médiastinale est lentement devenue une réalité en France, avec une progression assez nette dans les deux dernières années. Ceci est probablement dû à l’avantage de l’approche mini-invasive sur la sternotomie complète (diminution du traumatisme chirurgical, réduction des dommages musculaires, cicatrices cosmétiques, réduction de la durée de séjour postopératoire). Dans cette étude, nous rapportons un aperçu de la chirurgie médiastinale dans les 9 premières années de la pratique de la chirurgie thoracique assistée par robot en France. Méthode : Nous avons analysé la base de données nationale de chirurgie thoracique Epithor® et pris en considération toutes les interventions chirurgicales médiastinales réalisées par RATS (Robot Assisted Thoracic Surgery) du 1er janvier 2008 à aujourd’hui dans les 19 centres français adhérents au groupe robotique de la SFCTCV. Résultat : De 2008 à 2016, 351 patients ont bénéficié d’une chirurgie médiastinale assistée par robot dans 19 centres français de chirurgie thoracique. La période de suivi était de 10 mois (± 1) et au dernier pointage, tous les patients étaient vivants. L’âge moyen était de 51 ans (± 17) et 155 patients étaient des hommes (44,2 %). La durée moyenne des interventions était de 113 minutes (± 54) et le taux de conversion était de 2 % (7 cas). La durée moyenne de séjour postopératoire était de 4,1 jours (± 3,3) ; 38 patients (11 %) ont présenté au moins une complication postopératoire (2 d’entre eux ont nécessité une réintervention chirurgicale et 1 un séjour non programmé dans l’unité de soins intensifs). Enfin, 4 patients ont requis une réhospitalisation (1 %, 1 épanchement pleural massif, 1 infection du site opératoire, 1 péricardite et 1 autre). Conclusion : La chirurgie thoracique médiastinale assistée par robot se développe en France au cours des ces 9 dernières années. Notre étude a montré que cette approche minimalement invasive était caractérisée par une courte durée de séjour postopératoire, un temps opératoire acceptable et un faible taux de complications postopératoires.     French Robotic experience in mediastinal surgery: Epithor® database analysis   Objectives: Employment of robotic assisted surgery for mediastinal disease rise up in last years amongst Thoracic Surgery Community. This probably due to advantage of this mini-invasive approach over complete sternotomy (minimal surgical incisions, decrease of surgical trauma, reduction muscular injury, cosmetic cicatrices, saving in post-operative length of stay). In this study, we report an overview of mediastinal surgery by in the first 9 years of robotic assisted thoracic surgery practice in France. Methods: Using the France national thoracic surgery database Epithor®, a review of mediastinal surgical procedure by RATS was carried on. Categorical data are presented as the number (percentage, %), and continuous data are presented as the mean with standard deviation (SD). Results: From 2008 to 2016, 351 patients submitted to mediastinal RATS in 19 French Thoracic Surgery Unit were available for the study. Results of our overview are exposed in Table 1. Mean follow-up time was 10 months (±1) and at the last follow-up all the patients were alive. Mean age was 51 years (±17) and 155 patients were male (44.2%). Mean surgery duration was 113 minutes (±54) and rate of conversion was 2% (7 cases). Mean post-operative leght of stay was 4.1 day (±3.3), 38 patient (11%) experienced a post-operative complication (2 of them demanded a surgical revision and 1 of them ICU management) and 4 patients required re-hospitalization after discharge (1%, 1 massive pleural effusion, 1 infection of operative site, 1 pericarditis and 1 other). Conclusion: Mediastinal robotic assisted thoracic surgery importance and use rise up in France in last 9 years. Our study showed that this minimally invasive approach was characterized by a short post-operative length of stay, an acceptable operative time and a low rate of post-operative complication.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-24 – Complications postopératoires après segmentectomies anatomiques par VATS

Benoît Bédat, Étienne Abdelnour, Thorsten Krueger, Jean Perentes, Hans-Beat Ris, Frédéric Triponez, Wolfram Karenovics, Michel Gonzalez Centre universitaire romand de chirurgie thoracique, Suisse   Objectif : Analyse de la démographie, du suivi clinique et des facteurs de risques des complications après des segmentectomies par VATS. Méthode : Analyse rétrospective de janvier 2014 à décembre 2016 de tous les patients qui ont bénéficié d’une segmentectomie par VATS. Tous les patients ont eu une approche standardisée avec 3 trocards. Résultat : 129 patients (64 H/65 F) ont bénéficié d’une segmentectomie par VATS. Le VEMS moyen était de 87 % (21) et 15 patients avaient un VEMS < 60 %. L’indication était un cancer (n = 99), des métastases (n = 16) ou une lésion bénigne (n = 13). La segmentectomie a été réalisée au niveau du lobe supérieur chez 73 patients, du lobe inférieur chez 51 patients et dans les deux lobes chez 5 patients. La mortalité était de 0,8 % (n = 1). La morbidité était de 31 % (n = 40) et incluait la pneumonie (n = 17), les fuites d’air prolongées (n = 13), la FA (n = 5) l’ARDS (n = 3) et l’hémothorax (n = 2). La durée médiane de drainage était de 2 jours (1-33 jours) et la durée d’hospitalisation de 6 jours (2-37 jours). Dans l’analyse univariée, les patients BPCO, fumeurs actifs, l’UPA > 25 et le VEMS sont significatif (p < 0,05). Dans l’analyse multivariée, seul l’UPA > 25 est significatif (OR = 4,4, p = 0,01). Il n’y a pas de différence en comparant les 50 premiers cas avec les patients suivants. Conclusion : Les segmentectomies anatomiques peuvent être introduits par VATS avec une morbidité postopératoire acceptable, même durant la courbe d’enseignement.     Post-operative complications after VATS anatomical pulmonary segementectomies   Objectives: The aim of this study was to review the demographics, clinical outcome and risk factors of complications after VATS segmentectomies. Methods: Retrospective review from January 2014 to December 2016 of all patients who underwent anatomical pulmonary segmentectomy by VATS. All patients had a standardized three ports approach. Results: One hundred and twenty-nine patients (64 men/65 women) (median age: 68 years; range 29-85 years) underwent segmentectomies by VATS. The mean (SD) forced expiratory volume (FEV1) was 87% (21), and 15 patients had FEV1 of < 60%. Indications for segmentectomy was: lung cancer (n=99), metastases (n=16) and benign lesions (n=13). Segmentectomy was realized in the upper lobe in 73 patients, lower lobe in 51 patients and combined in both lobes in 5 patients. Mediastinal lymphadenectomy was associated in 110 patients. Mortality rate at 30 days was 0.8% (1 patient died from ARDS). Overall morbidity rate was 31% (n=40) and consisted in pneumonia (n=17), prolonged air leak > 7days (n=13), atrial fibrillation (n=5), ARDS (n=3) and haemothorax (n=2). Six patients needed re-operation for hemothorax (n=2), prolonged air leak (n=2), torsio of the remaining segment (n=1) and post-operative empyema (n=1). The median duration of drainage was 2 days (range: 1-33 days) and the median length of hospitalization was 6 days (range 2-37 days). On univariate analysis, COPD (p=0.02), active smoker (p=0.03), smoking pack year (SPY) > 25 (OR=4.7, p < 0.01), and FEV1 (OR=1, p=0.04) were statistically significant risk factors for complications. In a multivariate analysis, only SPY > 25 (OR=4.4, p=0.01) was statistically significant. There was no statistical difference in morbidity between segments and when comparing the first 50 cases with consecutive patients. Conclusion: Pulmonary anatomical segmentectomies can be safely introduced by VATS with acceptable post-operative morbidity rate even during the learning curve period. Patients with high tobacco exposure should be of concern in the postoperative period.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-23 – Résections pulmonaires majeures par thoracoscopie exclusive pour cancer bronchique : une analyse de survie

Agathe Seguin-Givelet, Jon Lutz, Madalina Grigoroiu, Emmanuel Brian, Dominique Gossot Institut du thorax Curie-Montsouris, département thoracique, Institut mutualiste Montsouris, Paris   Objectif : Bien que recommandée dans les stades précoces de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) depuis 2013 par l’ACCP, la validité oncologique de la chirurgie thoracoscopique pour les exérèses pulmonaires majeures reste discutée. Depuis 2007, nous opérons à thorax fermé les patients présentant un CBNPC de stade I. Le but de ce travail est d’analyser les résultats de notre technique en termes de curage ganglionnaire et de survie à long terme. Méthode : Nous avons analysé de manière rétrospective en intention de traiter, à partir d’une base prospective, les données des patients opérés par thoracoscopie entre janvier 2007 et juin 2015 pour un CBNPC de stade I. Un curage ganglionnaire radical hilaire et médiastinal a été associé. Lors des segmentectomies, une analyse extemporanée des ganglions 11, 12 et 13 et des marges parenchymateuses était demandée pour étendre la résection en cas de positivité. Les survies globales et sans récidive ont été estimées par une courbe de Kaplan-Meier et les différences ont été calculées par un test de log-rank. Les différences de proportions ont été calculées par un test de Chi2. Résultat : 494 patients ont été analysés et le suivi a été complet chez 477 patients (96,6 %). La mortalité à 30 jours ou intrahospitalière était de 0,81 % et la morbidité hospitalière de 29,76 %. La survie à 5 ans pour l’ensemble de la cohorte était de 72,6 %. Il n’existait pas de différence significative de survie entre les stades IA (n = 359) et les stades IB (n = 117). La survie globale et la survie sans récidive par stade seront détaillées lors de la présentation. 98 patients (20,6 %) ont été finalement classés dans un stade pTNM supérieur à leur stade cTNM. 73 patients (15,3 %) ont présenté un upstaging ganglionnaire de N0 à N1 (n = 39) ou N0 à N2 (n = 34). Conclusion : Dans notre série, l’abord à thorax fermé pour des patients avec un CBNPC de stade I leur a offert des survies similaires et un taux d’upstaging identique, voire supérieur à ceux publiés par d’autres approches chirurgicales.     Full thoracoscopic major pulmonary resections for lung cancer: an analysis of survival   Objectives: Although video-assisted techniques are now recommended by the 2013 ACCP guidelines for treating early stage lung carcinomas, their oncological validity remains discussed. Since 2007, we are using a standardized full thoracoscopic approach for lobectomy or segmentectomy for stage I NSCLC. The aim of this work is to analyze the results of a full-closed chest technique in terms of nodal upstaging and long term survival. Methods: All patients who were operated for NSCLC between January 2007 and June 2015 were retrospectively analyzed from a prospective data base. The lobectomy or segmentectomy was completed with a radical hilar and mediastinal lymph node dissection (LND). All peribronchial (station 11) and interlobar and intersegmental (stations 12 and 13) were cleared. During segmentectomies, intersegmental LN and safety margins were examined by frozen section. The procedure was converted to lobectomy in case of invaded LN or insufficient safety margin. Overall survival and disease-free survival were estimated using the Kaplan-Meier curve and differences in survival using log-rank test. Differences in proportions were calculated using the chi-squared test. Results: 494 patients were included. We obtained a complete follow up for 477 patients (96.6%). Thirty-days or in-hospital mortality was 0.81% and in-hospital morbidity was 29.76%. Five-year overall survival of the whole cohort was 72.6%. There was no significant difference in five-year overall survival between clinical stage IA (n=359) and IB (n=117). Overall and disease free survival by pathological stage will be detailed in the presentation. 98 patients were upstaged (20.6%). Nodal upstaging to N1 (n=39) or N2 (n=34) was observed in 15.3% of clinical stage I patients (73/476). Conclusion: A full thoracoscopic approach allows a satisfactory survival and nodal upstaging that are similar or superior to other reported approaches.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-22 – Traitement chirurgical des cancers bronchiques non à petites cellules de stade précoce par segmentectomie à thorax fermé : résultats préliminaires

Dominique Gossot, Agathe Seguin-Givelet, Jon Lutz, Madalina Grigoroiu, Emmanuel Brian Institut du thorax Curie-Montsouris, département thoracique, Institut mutualiste Montsouris, Paris   Objectif : Le taux de résections sous-lobaires anatomiques pour cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade précoce est en progression. Cependant les indications restent controversées. Nous rapportons les résultats préliminaires d’une série consécutive de 226 segmentectomies à thorax fermé pour suspicion de CBNPC de stade précoce. Méthode : Entre 2007 et 2016, nous avons réalisé 322 résections sous-lobaires anatomiques (RSLA) par thoracoscopie, dont 226 pour une suspicion de CBNPC de stade précoce chez 222 patients. Les données, entrées prospectivement ont été analysées de façon rétrospective en intention de traiter. La survie globale et sans récidive a été estimée par une courbe de Kaplan-Meier et les différences calculées par un test de log-rank. Résultat : Vingt-deux patients avait un stade p supérieur à leur stade c (10,4 %) : soit pour un stade T supérieur (T3 n = 8, T4 n = 2), soit pour un envahissement N1 (n = 6) ou N2 (n = 6). Les atteintes ganglionnaires N2 ont été découvertes sur l’examen anatomopathologique définitif. Sur les 6 atteintes N1, 3 ont été découvertes en peropératoire sur l’examen extemporané des ganglions intersegmentaires et ont amené à convertir la segmentectomie en lobectomie. Dix conversions en thoracotomie ont été réalisées (3,9 %). Dix-sept patients ont eu une résection plus étendue que prévue (7,5 %), le plus souvent pour raison carcinologique : ganglion intersegmentaire envahi (n = 3) ou marge de résection insuffisante sur le plan intersegmentaire (n = 7) en examen extemporané. La morbidité et la mortalité ont été respectivement de 1,3 % et 25,7 %. Pour les cancers pT1aN0, les survies globale et sans récidive à 3 ans ont été respectivement de 86,8 % et 80,2 %. Pour les cancers pT1bN0, ces survies ont été respectivement de 88,1 % et 73,5 % ? Conclusion : Dans les CBNPC de stade précoce, les RSLA par thoracoscopie permettent de réduire la morbidité peropératoire tout en offrant une survie satisfaisante. Toutefois, une technique rigoureuse doit être appliquée pour diminuer le taux de conversion en thoracotomie et le taux de résection étendue (transformation en lobectomie) lorsque cela s’avère nécessaire sur le plan carcinologique.     Thoracoscopic segmentectomies for clinical stage 1 non small cell lung cancer: preliminary results   Objectives: The rate of sublobar resection for early stage non-small cell lung carcinoma (NSCLC) is increasing. However, as results of ongoing randomized controlled trials are still pending, indications remain controversial. We report the results of a consecutive series of 226 thoracoscopic segmentectomies for early stage NSCLC suspicion. Methods: Between 2007 and 2016, we performed 322 thoracoscopic anatomic sublobar resections (ASLR). 226 of these were for a suspicion of cT1aN0, cT1bN0 or cT2aN0 NSCLC in 222 patients, as 4 patients had a bilateral procedure. There were 124 females and 98 males, with a mean age of 66 (range: 36-86 years). Data were prospectively entered into a database and retrospectively studied in an intent-to-treat analysis. Overall and disease-free survivals were estimated on a Kaplan-Meier curve and differences were calculated by a log-rank test. Results: Twenty-two patients were upstaged (10.4%), in 10 cases for T3 or T4, in 6 cases for N1 metastasis and in 6 cases for N2 metastasis. The 6 N2 tumors were discovered on final pathological examination. Out of the 6 N1 metastases, 3 were discovered at frozen section and resulted in a switch from segmentectomy to lobectomy. There were 10 conversions into thoracotomy (3.9%). Seventeen patients had a more important resection than initially planned (7.5%), i.e. a lobectomy (n=16) or a basilar resection (n=1), most often for an oncologic reason: invasion of intersegmental lymph node (n=3) or suspicious resection margin at frozen section (n=7). Morbidity and mortality were respectively 1.3% and 25.7%. For pT1aN0 carcinomas, overall and disease-free survivals were respectively 86.8% and 80.2%. For pT1bN0 carcinomas, overall and disease-free survivals were respectively 88.1% and 73.5%. Conclusion: For early stage NSCLC, thoracoscopic ASLR allow reducing perioperative morbidity while offering a satisfactory survival. However, a rigorous technic must be applied in order to limit the rate of conversions into thoracotomy and the extension rate into lobectomy when required from an oncologic standpoint.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-21 – Ruptures de l’aorte ascendante, de la crosse aortique et des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés

David Boulate, Dominique Fabre, Sacha Mussot, Olaf Mercier, Philippe Brenot, Guillaume Tachon, Philippe Dartevelle, Elie Fadel Service de chirurgie thoracique et vasculaire et de transplantation cardio-pulmonaire, hôpital Marie-Lannelongue, Le Plessis-Robinson   Objectif : Décrire la prise en charge chirurgicale en urgence et les résultats à court et à long termes des patients avec une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés. Méthode : Nous avons effectué une analyse rétrospective monocentrique des cas consécutifs opérés à la phase aiguë d’une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés entre 1996 et 2015. Résultat : Notre expérience concerne cinq patients d’un âge médian de 26 ans (18 à 41 ans). Un patient a bénéficié d’un remplacement prothétique de l’aorte ascendante sous circulation extracorporelle avec cannulation artérielle fémorale rétrograde pour une rupture de l’aorte ascendante. Deux patients avec des ruptures de la crosse aortique ont bénéficié d’une réparation directe par patch sous circulation extracorporelle avec cannulation artérielle fémorale rétrograde et circulation cérébrale antérograde bicarotidienne isolée et, dans un cas, sous arrêt circulatoire en hypothermie profonde. Deux patients avec des ruptures du tronc artériel brachiocéphalique (TABC) ont bénéficié d’un pontage prothétique en position anatomique dans un cas et, dans l’autre, d’un pontage prothétique entre l’aorte ascendante et le tronc-artériel brachiocéphalique et fermeture directe de l’ostium du TABC. Tous les patients présentaient des fractures sternales ou des deux premières côtes. Deux patients ont développé des lésions neurologiques ischémiques centrales, 2 patients ont développé des lésions cardiaques symptomatiques. La mortalité intrahospitalière et après un suivi médian de 18 mois (3 à 180 mois) était nulle. Un patient présentait des séquelles neurologiques invalidantes. Conclusion : Les patients avec une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés peuvent bénéficier d’une prise en charge chirurgicale incluant une circulation extracorporelle avec perfusion cérébrale antérograde et arrêt circulatoire en hypothermie profonde.     Ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels rupture in blunt thoracic trauma   Objectives: The aim was to describe the surgical management, short and long terms outcomes of patients with traumatic injury to the ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels following blunt thoracic trauma. Methods: We retrospectively analyzed consecutives cases with surgical management of ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels rupture secondary to blunt chest trauma between 1996 and 2015 in our institution. Results: We identified 5 five patients of median 26 years old (18 to 41 years old) with blunt trauma to the ascending aorta, aortic arch or supra-aortic vessels. One underwent ascending aortic replacement with a prosthetic graft on cardiopulmonary bypass with femoral artery retrograde perfusion. Two patients with aortic arch ruptures underwent open patch repair and ascending aorta to supra-aortic vessel bypass on cardiopulmonary bypass with bilateral selective antegrade cerebral perfusion, and, in one case, deep hypothermic circulatory arrest. There were two innominate artery ruptures repaired with anatomic bypass in one case and ascending aorta to innominate artery bypass and direct repair in the other. All patients had anterior chest wall fractures (four sternal and one bilateral 1st rib). Two patients developed ischemic neurologic lesions, two had symptomatic cardiac lesions, and three developed postoperative respiratory complications. All patients were alive at hospital discharge and after a median follow-up of 18 months (3 to 180 months). Conclusion: Open repair of blunt traumatic injuries to the aorta, aortic arch, and supra-aortic vessels can be lifesaving, even when cardiopulmonary bypass or deep hypothermia circulatory arrest are required.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-20 – Métastases pulmonaires des ostéosarcomes : place de la chirurgie et pronostic. À propos de 33 cas

Hazem Zribi, Amina Abdelkbir, Imen Bouacida, Mahdi Abdennadher, Sarra Zairi, Adel Marghli Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital Abderrahmen-Mami, Ariana, Tunisie   Objectif : L’ostéosarcome est la tumeur osseuse maligne la plus commune de l’enfant. La survie dépend du traitement local, de la chimiothérapie et du traitement des métastases. Notre but était d’étudier l’importance de la chirurgie des métastases pulmonaires d’ostéosarcome (MPO), le pronostic et la survie. Méthode : Les données ont été recueillies à partir des dossiers de 33 patients opérés pour MPO entre 1995 et 2016. Les données ont été analysées rétrospectivement et comparées à celles de la littérature. Résultat : Trente-trois patients (13 hommes/20 femmes, âge médian 22 ans) ont eu des métastasectomies pour MPO. La découverte était faite dans le cadre du suivi systématique pour 32 patients. Le côté droit était plus fréquemment atteint (42,4 %). L’atteinte était bilatérale chez 7 patients. Il s’agissait de métastase unique dans 25 cas avec un nombre moyen de nodules de 4. Trente et un patients ont eu des résections en wedge et deux ont eu des lobectomies. La voie d’abord était une thoracotomie postérolatérale dans 27 cas, une VATS dans 4 cas, une thoracotomie latérale dans 1 cas et une sternotomie dans 1 cas. Deux patients ont eu une résection costale. Une progression tumorale postopératoire était observée chez 6 patients (18,18 %). Quatre patients ont présenté une récidive controlatérale, un patient a présenté une récidive sur le poumon opéré et un patient une récidive bilatérale. La récidive locale est survenue à 12 et 24 mois après métastasectomie. Ces 6 patients ont eu une chirurgie itérative par thoracotomie. La survie à 5 ans, calculée pour 29 patients, était de 56 % et de 75 % pour les patients avec récidive ipsilatérale (p = 0,5). Elle était de 82 % pour les patients qui ont un nodule métastatique unique et qui n’ont pas fait de récidive (p = 0,03). Conclusion : En comparant notre série avec les données de la littérature, les patients opérés pour MPO ont un pronostic et une survie meilleurs par rapport à ceux non opérés, surtout en cas de métastase unique.     Osteosarcoma pulmonary metastases: role of Surgery and prognosis. About 33 cases   Objectives: Osteosarcoma is the most common malignant bone sarcoma in the children and adolescents. The survival of patients with osteosarcoma depends on chemotherapy, local treatment and metastasectomies. Our aim was to clarify the therapeutic effect and prognostic factors of metastasectomy. Methods: Clinical data from patients who were operated for osteosarcoma lung metastasis MPO between 1995 and 2016 were reviewed. All surgical and postoperative data were analysed retrospectively. Results: Thirty three patients (11 male/22 female; median age 22 years) underwent pulmonary metastasectomy for MPO. The discovery was by a CT scan for 32 patients. The right side was the most affected side (42.4%). Metastases were bilateral for 7 patients. It was single metastasis in 25 cases and the an average number of nodules was 4. Thirty-one patients underwent wedge resection and 2 patients underwent lobectomy. Video assisted thoracoscopic surgery (VATS) was used in 4 cases, posterior-lateral thoracotomy in 2 cases, a lateral thoracotomy in 1 case and a sternotomy in 1 case. Two patients had an associated costal resection. Postoperatively, tumor progression was observed in 6 patients (18.18%). The 6 patients had pulmonary recurrence only; 4 patients (12.12%) had a controlateral recurrence in the nonoperated lung, 1 patient (3.03%) had an ipsilateral recurrence in the operated lung and 1 patient presented multiple bilateral pulmonary metastases. Local recurrence in the operated lung developped 12 and 24 months after metastasectomy. All 6 of these patients underwent secondary lung metastasectomy by thoracotomy. Overall 5 year-survival, calculated for 29 patients, was 56% and 75% in case of repeated metastasectomy (p=0.5). It was 82% for patients with a single metastatic nodule who had no recurrence (p=0.03). Conclusion: Comparing with literature data, patients who underwent metastasectomy have better prognosis and survival than those not undergoing metastasectomy, especially in the case of single metastatic nodule.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017