Chirurgie thoracique · Vol. 20 Abstract 2016

T-36 – Facteurs pronostiques de la chirurgie de dilatation des bronches

Najat Idelhaj, Souheil Boubia, Mohamed Ridai Service de chirurgie thoracique, centre universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc  Objectif Démontrer la place de la chirurgie dans la prise en charge des bronchectasies, et analyser les différents facteurs de risque.  Méthode Notre travail consiste en une étude rétrospective de 49 patients opérés pour bronchiectasies, recensés du 2 octobre 2010 au 31 décembre 2014.  Résultat Sur un total de 49 patients, 20 de sexe masculin (40,8 %) et 29 de sexe féminin (55,2 %), l’âge moyen était de 39,1 ans. Un antécédent de tuberculose pulmonaire a été noté dans 49 % des cas. Le symptôme le plus fréquent était la bronchorrhée (83,7 %), suivi de l’hémoptysie (71,4 %) et de la toux chronique (71,4 %). Les bronchiectasies kystiques étaient les plus fréquentes (71,4 %). L’atteinte était bilatérale dans 18 cas (22,4 %) avec atteinte élective du lobe inférieur gauche (82,3 %). Une exérèse complète des territoires atteints a été réalisée dans 75,5 % des cas, alors que dans 24,4 %, l’exérèse était incomplète du fait que les DDB étaient diffuses ou bilatérales. On a noté une grande fréquence des lobectomies (64,7 %). Les taux de mortalité et de morbidité étaient respectivement de 2 % et de 14,77 % (2 %). Notre étude statistique nous a permis de retrouver un seul facteur pronostique qui influence de façon significative l’évolution à long terme. L’évolution des patients a été jugée très bonne, voire excellente dans 89,7 % des cas, avec une légère amélioration dans 6,1 % des cas et échec thérapeutique dans 2 % des cas. De meilleurs résultats fonctionnels étaient observés après résection complète des territoires pulmonaires atteints.  Conclusion La prise en charge des dilatations des bronches regroupe de nombreux moyens visant à supprimer les facteurs favorisants, à faciliter le drainage bronchique et à traiter les épisodes d’exacerbations infectieuses. Cependant, lorsque ce traitement ne suffit plus, il persiste des indications chirurgicales bien codifiées permettant de prévenir l’évolution et de préserver la qualité de vie chez les patients présentant une forme localisée.     Factors prognosis of surgery of bronchiectasis   Objectives Demonstrate instead of surgery in its treatment of this disease, and analyze the various risk factors.  Methods Our work consists of a retrospective study of 49 patients operated for bronchiectasis, identified 02/10/2010 to 31/12/2014.  Results Of a total of 49 patients, 20 males (40.8%) and 29 females (55.2%). The average age was 39.1 years. A history of tuberculosis lung was noted in 49% of cases. The most common symptom was the bronchorrhea (83.7%), followed by hemoptysis (71.4%) and chronic cough (71.4%). The cystic bronchiectasis were most common (71.4%). Involvement was bilateral in 18 cases (22.4%) with involvement of the elective left lower lobe (82.3%). A complete removal of the affected areas was carried out in 75.5% of cases, while in 24.4% excision was incomplete because the DDB was diffuse and bilateral. We noted a high incidence of lobectomies (64.7%). Mortality and morbidity rates were 2% and 14.77% respectively (2%). Our statistical study allowed us to recover a single prognostic factor that significantly influences the long-term evolution.,The evolution of patients was considered good or excellent in 89.7% of cases, with a slight improvement in 6.1% of cases and treatment failure in 2% of cases. Better functional results were observed after complete resection of the affected lung areas.  Conclusion The management of bronchial dilatation includes many ways to remove the predisposing factors, facilitate bronchial drainage and treat episodes of infectious exacerbations. However, when this treatment is not enough, it persists well codified indications for surgery to prevent the development and preserve the quality of life in patients with localized forms.
juin 10, 2016
Chirurgie thoracique · Vol. 20 Abstract 2016

T-33 – Pneumonectomie pour poumon détruit

Najat Idelhaj, Souheil Boubia, Mohamed Ridai Service de chirurgie thoracique, centre universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc  Objectif Rapporter l’expérience du service dans les pneumonectomies pour poumon détruit, en discuter les indications, les résultats, les facteurs pronostiques et l’évolution postopératoire à court et long termes.  Méthode Notre travail est basé sur l’étude de 54 observations de poumons détruits opérés colligés au service durant une période allant du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2014.  Résultat L’âge de nos patients variait entre 6 et 79 ans, avec une moyenne de 37,16 ans. Une prédominance féminine est notée (sexe ratio H/F = 1,25). La plupart des patients avaient un antécédent de tuberculose pulmonaire (85,19 %). Les symptômes principaux sont l’hémoptysie (85,93 %), la dyspnée (70,37 %) et la bronchorrhée chronique (66,66 %). Tous nos patients avaient bénéficié d’un bilan radiologique, une fibroscopie bronchique et la recherche de BK dans les expectorations. L’exploration fonctionnelle respiratoire est réalisée chez la plupart de nos patients sauf chez 2 âgés de moins de 10 ans. Le VEMS varie en pourcentage entre 40 et 92 % avec une moyenne de 50,32 %. Les indications du traitement chirurgical sont représentées essentiellement par l’hémoptysie, la bronchorrhée chronique et abondante, et la bronchopneumopathie à répétition. La pneumonectomie est réalisée chez 46 patients, soit 85,19 % et la pleuropneumonectomie chez 8 patients, soit 14,81 %. Les suites postopératoires étaient simples dans 81,48 % des cas et compliquées dans 16,66 % des cas. Un seul décès suite à un choc septique est noté. Notre étude statistique nous a permis de retenir trois facteurs pronostiques influençant de façon significative la morbi-mortalité postopératoire : l’hypo-albuminémie, l’hémoptysie majeure et l’aspergillose associée.  Conclusion La pneumonectomie pour poumon totalement détruit non fonctionnel constitue un véritable challenge. En effet, les conditions anatomiques et les phénomènes inflammatoires rendent la technique opératoire laborieuse et hémorragique. Les incidents per et postopératoires ne sont pas rares, et peuvent être jugulés par une bonne préparation médicale.     Pneumonectomy for destroyed lung   Objectives Report service experience in the pneumonectomy for lung destroyed, discuss its indications, its outcomes, and prognostic factors of postoperative evolution in the short and long term.  Methods Our work is based on the study of 54 lung observations collected destroys you operate the service during the period from 01/01/2007 to 31/12/2014.  Results The age of our patients varied between 6 and 79 years, with an average of 37.16 years. A female predominance was noted (sex ratio M/F=1.25). Most patients had a history of pulmonary tuberculosis (85.19%). Symptoms are master’s hemoptysis (85.93%), dyspnea (70.37%) and chronic bronchorrhea (66.66%). Ns All patients underwent a radiological assessment, fiber optic bronchoscopy and AFB in sputum. The pulmonary function test is carried out in most of our patients but two whose age is below 10 years, FEV percentage varies between 40 and 92% with an average of 50.32%. The indications for surgical treatment are represented primarily by hemoptysis, chronic and abundant bronchorrhea, and rehearsals pulmonary disease. Pneumonectomy was performed in 46 patients is 85.19% and pleural pneumonectomy in 8 patients was 14.81%. The postoperative were simple in 81.48% and 16.66% in complicated cases. Only one death from septic shock is noted. Our statistical study allowed us to identify three factors that influence prognosis significantly postoperative morbidity and mortality are hypo-albumin, the major hemoptysis and aspergillosis associated.  Conclusion Pneumonectomy for totally destroyed nonfunctional lung is a challenge, in fact, the anatomical conditions and inflammatory phenomena making it laborious and hemorrhagic operative technique, where the incidents per and post-operative are not uncommon, which can be curbed by good medical preparation.
juin 10, 2016
Chirurgie thoracique · Vol. 20 Abstract 2016

T-18 – Analgésie péridurale postopératoire en chirurgie thoracique – administration continue par pousse-seringue électrique versus diffuseur élastomérique

Najat Idelhaj, Souheil Boubia, Mohamed Ridai, Rachid Cherkab, Lhoucine Barrou Département de chirurgie thoracique et d’anesthésie réanimation, centre universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc  Objectif Montrer que l’usage des diffuseurs élastomeriques (DE) était comparable à celui des pousse-seringue électriques en matière d’efficacité, de tolérance et surtout de confort pour les patients.  Méthode Tous les patients consécutifs de janvier à mars 2011 opérés de chirurgie pulmonaire (lobectomie, pneumonectomie ou résection atypique) par thoracotomie ont été étudiés de manière prospective sur une période postopératoire précoce (les 5 premiers jours) en nuitée de soins intensifs (USI).  Résultat Les patients étaient randomisés en 2 groupes : le groupe A recevait un mélange comportant un anesthésique local (AL), en l’occurrence la bupivacaïne à 0,125 % et un morphinique (fentanyl : 1 mg/ml d’AL). Ce mélange était administré au patient en continu à l’aide d’une pousse-seringue électronique (PSE) tandis que le groupe B recevait le même mélange à partir d’un DE. Plusieurs paramètres ont été analysés durant les 96 heures postopératoires : niveau sensitif, score de bromage, complications, consommation d’antalgiques, échelle visuelle analogique (EVA) au repos, à la toux et à la mobilisation ainsi que la satisfaction globale du patient. Les données démographiques ne présentaient aucune différence significative. Le geste chirurgical a consisté en : soit une lobectomie (groupe A : 83 % groupe B : 79 %), soit une pneumectomie ou une résection atypique. L’EVA à la toux ne présentait aucune différence significative entre les deux groupes. Les complications notées : l’hypotension, le bloc moteur et la rétention d’urine. Mais aucune différence significative n’a été constatée entre les deux groupes A et B.  Conclusion L’administration continue d’un mélange comportant de la bupivacaine à 0,125 % associée au fentanyl via un cathéter épidural à l’aide d’un DE confère une analgésie postopératoire efficace et avec peu d’effets secondaires, une réduction du coût d’hospitalisation en USI et une diminution de la consommation d’antalgiques en postopératoire. Le DE pourrait être utilisé dans les services de chirurgie sous réserve d’une surveillance rigoureuse et continue par un personnel soignant hautement qualifié.     Epidural analgesia postoperative thoracic surgery- Administration continues electric syringe versus elastomeric diffuser   Objectives Show that the use of elastomeric broadcasters (DE) was comparable to that of electric syringe pumps for efficacy, tolerance and above all comfort for patients.  Methods All consecutive patients from January to March 2011 operated lung surgery (lobectomy, pneumonectomy or wedge resection) thoracotomy were studied prospectively on early postoperative period (first 5 days) night intensive care .  Results Patients were randomized into 2 groups: group A received a mixture comprising a local anesthetic (LA), ie 0.125% bupivacaine and opioid (fentanyl: 1 mg/ml G). This mixture was continuously administered to the patient using an electronic syringe pump (PES) while Group B received the same mixture from ED. Several parameters were analyzed during 96 postoperative hours: sensory level, Bromage score, complications, analgesic consumption, visual analog scale (VAS) at rest, cough and mobilization and overall patient satisfaction. Demographic data showed no significant difference. The surgery consisted of either lobectomy (group A: 83%; Group B: 79%), a wedge resection or pneumonectomy. The EVA cough showed no significant difference between the two groups. Complications noted: hypotension, motor block and the retention of urine. But no significant difference was found between groups A and B.  Conclusion The continuous administration of a mixture comprising 0.125% bupivacaine associated to fentanyl through an epidural catheter with a DE provides effective postoperative analgesia and with few side effects, reducing the cost of hospitalization ICU and decreased consumption of analgesics postoperatively. DE could be used in surgical services subject to a rigorous and continuous monitoring by highly trained nursing staff.
juin 10, 2016