Vol. 20 JA2016 - thoracic

T-15 – Clinical and molecular characteristics of mediastinal Castleman disease

Antoine Legras, Anne Talet, Audrey Didelot, Aurélie Cazes, Angela Hin, Raphaël Borie, Bruno Crestani, Yves Castier, Françoise Le Pimpec-Barthes, Marc Riquet, Hélène Blons, Pierre Mordant Institution : Service de chirurgie thoracique et vasculaire et transplantation pulmonaire, hôpital Bichat, Paris Objectives : Mediastinal unicentric Castleman disease is a very rare condition, poorly known due to small number of cases and the absence of genomic study. We sought to characterize the clinical, radiological, histological and genomic patterns associated with unicentric mediastinal CD in the frame of a substantial case series. Methods : We retrospectively reviewed cases from 2 French thoracic surgery departments (1988-2012). Clinical, radiological, surgical and pathological data were recorded. On available paraffin-embedded blocks were performed mutation screening by next generation sequencing, with AmpliSeq™ Cancer Hotspot v2 (Life Technologies) and immunohistochemistry (AKT mTOR pathway). Results : Eleven patients were identified (mean age: 41, range 17-69; sex-ratio 0.8). Surgical approach was thoracotomy (n=6), VATS (n=1) or sternotomy (n=4). Bilobectomy was needed in 1 case and radical mediastinal lymphadenectomy in 2 cases. One patient presented local relapse as follicular dendritic cell sarcoma, leading to death. Within 9 patients, 2 mutations were found: VHL (p.F119L, 35%, n=1) and JAK3 (p.V718L, 53%, n=1). Stainings for phospho-AKT and phospho-mTOR were negative. Phospho-S6K staining was observed in 5 cases, mainly in cytoplasm of interfollicular cells. Conclusion : Here we presented the largest series of mediastinal unicentric Castleman disease, with genomic and cellular pathway data. We observed 2 potential driver mutations and phospho-S6K activation not related to mTOR nor AKT pathway. Knowledge may be improved by addressing all pathological specimens to a unique reference national centre.
novembre 29, 2016
Vol. 20 JA2016 - thoracique

T-15 – Caractéristiques cliniques et moléculaires de la maladie de Castleman médiastinale

Antoine Legras, Anne Talet, Audrey Didelot, Aurélie Cazes, Angela Hin, Raphaël Borie, Bruno Crestani, Yves Castier, Françoise Le Pimpec-Barthes, Marc Riquet, Hélène Blons, Pierre Mordant Institution : Service de chirurgie thoracique et vasculaire et transplantation pulmonaire, hôpital Bichat, Paris Objectif : La maladie de Castleman médiastinale unicentrique est très rare, et peu connue à cause du faible nombre de cas et de l’absence d’étude génomique. Nous avons cherché à caractériser les profils cliniques, radiologiques, histologiques et génomiques associés à cette maladie, dans le cadre d’une série chirurgicale. Méthode : Étude rétrospective issue des cas opérés dans deux centres français de chirurgie thoracique (1988-2012). Collecte des données cliniques, radiologiques, chirurgicales et pathologiques. Sur les blocs de paraffine disponibles, dépistage de mutations par séquençage massif (AmpliSeq™ Cancer Hotspot v2, Life Technologies) et étude immunohistochimique de la voie de signalisation AKT-mTOR. Résultat : Onze patients ont été inclus (âge moyen 41, range 17-69 ; sex-ratio 0,8). La voie d’abord chirurgicale était la thoracotomie (n = 6), la VATS (n = 1) ou la sternotomie (n = 4). Pour un patient, une bilobectomie a été réalisée et pour 2 patients, un curage médiastinal radical a été effectué. Une patiente a présenté une récidive locale sous forme d’un sarcome à cellules dentritiques folliculaires, suivie du décès. Sur 9 patients, 2 mutations ont été identifiées : VHL (p.F119L, 35 %, n = 1) et JAK3 (p.V718L, 53 %, n = 1). Les immunomarquages étaient négatifs pour phospho-AKT et phospho-mTOR. L’immunomarquage de phospho-S6K était positif dans 5 cas, majoritairement sur le cytoplasme des cellules interfolliculaires. Conclusion : Nous rapportons la plus large série de maladie de Castleman médiastinale unicentrique avec données génomiques et de signalisation cellulaire. Deux mutations driver potentielles ont été identifiées, ainsi qu’une activation de la voie phospho-S6K indépendante de la voie AKT-mTOR. Les connaissances sur cette maladie pourraient être améliorées par l’envoi systématique d’échantillons tissulaires à un centre de référence national unique.
novembre 29, 2016
Chirurgie thoracique · Vol. 20 Abstract 2016

T-30 – Diversité mutationnelle des cancers bronchopulmonaires et de leurs ganglions lymphatiques – étude prospective chez 4 patients de stade IIIA-N2 opérés

Antoine Legras, Hélène Roussel, Laure Gibault, Ciprian Pricopi, Alex Arame, Alain Badia, Bertrand Grand, Arnaud Roussel, Elizabeth Fabre, Pierre Laurent-Puig, Hélène Blons, Françoise Le Pimpec-Barthes Service de chirurgie thoracique, service d’anatomie pathologique, service d’oncologie médicale, service de biochimie, hôpital européen Georges-Pompidou, AP-HP, université Paris-Descartes, Paris – Inserm U1147, université Paris-Cité-Sorbonne, Paris  Objectif La diversité mutationnelle des cancers bronchopulmonaires pourrait expliquer des profils métastasiants différents entre les tumeurs de même stade IIIA-N2 et avoir un impact pronostique. L’objectif de cette étude préliminaire prospective était d’identifier les mutations de la tumeur primitive et de les comparer à celles observées dans les nœuds lymphatiques (NL).  Méthode Quatre patients porteurs de cancer bronchique primitif (2 adénocarcinomes, 1 carcinome épidermoïde, 1 carcinome sarcomatoïde) avec extension ganglionnaire médiastinale limitée (cN2, une seule chaîne lymphatique), sans traitement néoadjuvant, ont été consécutivement sélectionnés avant résection chirurgicale. Pour chaque patient, une recherche de mutations a été effectuée sur la pièce opératoire par séquençage massivement parallèle (AmpliSeq™ Colon and Lung Cancer Panel, Life Technology), sur plusieurs échantillons de la tumeur primitive et sur chaque NL envahi. Chaque prélèvement contenait au moins 50 % de cellules tumorales.  Résultat Huit fragments de cancer bronchique primitif et 11 NL ont été analysés. Pour chaque cas, au moins 2 mutations ont été identifiées, avec des taux mutationnels (ratios alléliques) variant de 7 % à 60 %. Le profil mutationnel était hétérogène (considérant gène muté et ratio allélique) au sein d’une même tumeur primitive. Cette hétérogénéité était aussi observée au sein de chaque « couple » [tumeur - NL] d’un même patient. Ainsi, dans 3 cas, les mutations identifiées dans la tumeur primitive n’étaient pas observées dans les NL (ALK, FGFR3, MET). À l’inverse, une mutation KRAS, absente de la tumeur primitive, a été observée dans le NL de la station 11i chez un patient.  Conclusion Cette étude préliminaire prospective a montré la diversité mutationnelle intratumorale et ganglionnaire en ce qui concerne le gène muté, mais aussi le ratio allélique. Nous émettons l’hypothèse que certains sous-clones tumoraux porteurs de certaines mutations pourraient faciliter la dissémination lymphatique et donc la survenue de métastases. Des études complémentaires nous paraissent nécessaires pour valider ces hypothèses et établir des recommandations.     Mutational diversity of lung cancer and associated lymph nodes. A preliminary prospective study of 4 resected stage IIIA-N2 patients   Objectives Mutational diversity of lung cancer could explain different metastatic patterns within same stage tumours, and then could have a prognostic impact. This suggests that identification of subclonal mutations might influence management and potentially survival. The aim of this prospective preliminary study was to assess mutations in primitive tumour and to compare them with those observed in the involved lymph nodes (LN).  Methods Four patients with primitive lung carcinoma (2 adenocarcinomas, 1 squamous cell carcinoma, 1 sarcomatoid carcinoma) and single chain N2 mediastinal involvement, without preoperative chemotherapy, were consecutively selected before surgery and screened for somatic mutations by next generation sequencing, with AmpliSeq™ Colon and Lung Cancer Panel (Life Technology). For each patient, several fragments of the primitive tumour and a sample of each involved lymph node station were analyzed. All analyzed samples contained at least 50% of tumour cells.  Results Eight fragments of primitive lung cancer and 11 lymph node stations were analyzed. For each cancer, we found at least 2 mutations, with allelic ratios from 7% to 60%. Mutational patterns were heterogeneous (considering gene and allelic ratios) within primitive tumour. Such heterogeneity was also observed comparing each pair “tumour-LN” for a single patient. Thus, in 3 cases, mutations observed in primitive tumour were not found in LN metastases (ALK, FGFR3, MET). Inversely, in 1 case, we found a KRAS mutation in station 11i, which was absent in primitive tumour fragments.  Conclusion This preliminary prospective study showed the intra-tumour and LN mutational diversity, concerning both mutated gene but also allelic ratio. This suggests that some subclones with particular mutations may drive the lymphatic spread and metastases development. Complementary studies are necessary to validate such hypothesis and draw guidelines.
juin 10, 2016