Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-28 – Résultats de la transplantation cardiaque en utilisant des organes issus de donneurs marginaux

Antonella Galeone, Guillaume Lebreton, Shaida Varnous, Salima Ouldamar, Guillaume Coutance, Akthar Rama, Mojgan Laali, Eleodoro Barreda, Patrick Faramhand, Cosimo d’Alessandro, Pierre Demondion, Marina Clément-Rigolet, Charles-Henri David, Ciro Mastroianni, Mathieu Schmidt, Alain Pavie, Julien Amour, Pascal Leprince Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris-VI – Département de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, département d’anesthésiologie, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris  Objectif Évaluer les résultats de la transplantation cardiaque en utilisant des organes issus de donneurs marginaux (DM).  Méthode Les données médicales des patients transplantés entre 2004 et 2013 ont été analysées de façon rétrospective. Les DM ont été définis d’après les critères suivants : âge > 55 ans, histoire d’arrêt cardiaque, dosage élevé d’inotropes, FEVG < 45 %, HVG, abuse de cocaïne, rapport IMC donneur/receveur > 20 %, temps d’ischémie > 4 heures.  Résultat 666 greffes cardiaques ont été réalisées et 416 receveurs ont reçu un organe issu d’un DM. La cause de décès anoxique était plus fréquente chez les DM (21 % vs 2 % ; p < 0,001). Il n’y avait pas de différence entre les receveurs qui avaient reçu un organe issu d’un DM et les autres receveurs par rapport à l’âge, la présence d’une ECMO préopératoire, l’inscription en SU. L’incidence d’ECMO postopératoire pour dysfonction du greffon et de coronaropathie du greffon était similaire parmi les receveurs qui avaient reçu un organe issu d’un DM et les autres receveurs (31 % vs 25 %, p = 0,079 et 25 % vs 24 %, p = 0,84, respectivement). Les receveurs qui avaient reçu un organe issu d’un DM avaient une survie à 30 jours inférieure par rapport aux autres receveurs (82,2 % vs 88,8 %, p = 0,02) ; aucune différence n’a été observée parmi les receveurs par rapport à la survie à 10 ans conditionnelle à la survie à 30 jours (67,7 % vs 67,1 %, p = 0,383). L’analyse des critères d’un DM a montré que le receveur ayant reçu un organe d’un donneur âgé de plus de 55 ans ou sous forte dose d’inotrope avait une survie à 10 ans significativement réduite (46,2 % vs 60,5 %, p = 0,003 et 33,9 % vs 58 %, p = 0,005, respectivement). Les receveurs ayant reçu un organe d’un donneur qui avait eu un arrêt cardiaque avaient une meilleure survie à 10 ans (70,2 % vs 53,4 % ; p = 0,013). L’analyse multivariée a montré que l’ECMO postopératoire pour dysfonction du greffon est le seul facteur de risque de mortalité (HR = 2,8 ; p < 0,001).  Conclusion L’utilisation d’organes issus de DM n’est pas associée à une augmentation de dysfonction du greffon et n’affecte pas la survie à long terme.     Early and late outcomes of cardiac transplanted patients with marginal donors   Objectives To evaluate the outcome of heart transplantation (HT) in recipients receiving an organ from a marginal donor (MD).  Methods Clinical records of patients transplanted between 2004 and 2013 were retrospectively reviewed. MD criteria were defined as follows: age >55 years, history of cardiac arrest, high dose inotropic support, LVEF  <  45%, LV hypertrophy, cocaine use, donor to recipient BMI mismatch >20%, ischemic time >4 hours.  Results 666 HTs were performed and 416 recipients received an organ from a MD. Anoxic cause of death was more frequent in MD (21% vs 2%; p<0.001). There were no differences between recipients who received an organ from a MD and recipients who did not, with regards to age, sex, cardiomyopathy, preoperative ECMO, national high emergency waiting list and redo surgery. Need for postoperative ECMO for early graft failure (EGF) and coronary allograft vasculopathy was similar between recipients who received an organ from a MD and recipients who did not (31% vs 25%, p=0.079 and 25% vs 24%, p=0.84 respectively). Recipients who received an organ from a MD had a lower 30-days survival rates (82.2% vs 88.8%, p=0.02) compared to recipients who did not; no difference was observed in 10-year survival rates conditional on 30-day survival (67.7% vs 67.1%, p=0.383). We further analyzed the impact of each MD criteria on survival and found that recipients receiving an organ from a donor older than 55 years or requiring high dose inotropic support had a significantly reduced 10-year survival (46.2% vs 60.5%, p=0.003 and 33.9% vs 58%, p=0.005, respectively). Conversely recipients receiving an organ from a donor who sustained a cardiac arrest had a significantly better 10-year survival (70.2% vs 53.4%; p=0.013). No difference was observed in survival rates with regard to ischemic time, LVEF , LV hypertrophy, D/R BMI mismatch and cocaine use. Multivariate analysis showed that postoperative ECMO for EGF was the only risk factor for recipient mortality (HR=2.8; p<0.001).  Conclusion Use of MDs is not associated with an increase of EGF and does not affect long term survival.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-27 – Analyse assistée par ordinateur et implantation virtuelle des assistances circulatoires de longue durée – prédictibilité des résultats cliniques

Amedeo Anselmi, Sophie Collin, Jean-Philippe Verhoye, Pascal Haigron, Erwan Flécher Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, CHU de Rennes – INSERM U1099, LTSI (laboratoire Traitement du signal et de l’image), université de Rennes-I, Rennes  Objectif Les assistances circulatoires mécaniques de longue durée (ACM) restent associées à des complications telles que la thrombose et le dysfonctionnement de pompe, les événements thromboemboliques, les arythmies ventriculaires sévères et les phénomènes de succion. Celles-ci sont possiblement associées à un positionnement non optimal. Nous présentons les résultats préliminaires d’un système de planification spécifique-patient et d’analyse du positionnement postopératoire.  Méthode Nous avons réuni une équipe pluridisciplinaire (chirurgiens cardiaques, ingénieurs biomédicaux et experts de traitement de l’image pour applications médicales). Nous avons élaboré des scanners postopératoires de 8 patients porteurs d’une ACM (segmentation semi-automatique). L’alignement de la canule apicale des ACM avec l’orifice mitral a été quantifié par un système de coordonnées (logiciel dédié interactif). Les patients ont été attribués au groupe 1 (37,5 %, au moins une complication au suivi comme défini ci-dessus) et au groupe 2 (62,5 %, pas de complication). Nous avons aussi développé un logiciel d’implantation virtuelle des ACM.  Résultat La rotation de la canule apicale en direction du septum interventriculaire (pourcentage de déviation de la valeur idéale) était de 73 % ± 28,6 (groupe 1) et 15 % ± 12,4 (groupe 2) (p = 0,006). La rotation de la canule en direction de la paroi antérieure ou inférieure du ventricule gauche (pourcentage de déviation de la valeur idéale) était de 50,9 % ± 27,2 (groupe 1) et 61,1 % ± 18,5 (groupe 2) (p = 0,54). L’implantation virtuelle d’une ACM a pu être réalisée par la première version du logiciel de simulation sur le scanner préopératoire de 5 patients.  Conclusion Plusieurs facteurs influencent les résultats des ACM. Nous proposons qu’ils puissent être améliorés par étude préopératoire (implantation virtuelle et dans l’avenir chirurgie assistée par ordinateur, sélection du site d’implantation idéale au niveau du myocarde, choix parmi différents dispositifs). L’étude postopératoire par reconstruction des images scanner peut dépister certains facteurs morphologiques associés aux complications (événements thromboemboliques).     Computer-assisted analysis and virtual implantation of long-term mechanical assist devices- predictability of clinical Results   Objectives Long-term left-ventricular assist devices (LVADs) remain associated with immediate and late complications. Pump thrombosis, pump failure, thromboembolic events, severe ventricular arrhythmias and suction events are possibly linked with suboptimal LVAD positioning. Our purpose is to develop a tool for patient-specific implantation planning and for postoperative analysis of LVAD positioning. We present the preliminary results of this research.  Methods We have assembled a multidisciplinary team (cardiac surgeons, biomedical engineers, experts in the treatment of images for medical applications). We have elaborated the postoperative CT-scans of 8 LVAD recipients (semi-automatic segmentation). The alignement of the LVAD apical cannula with the mitral orifice has been quantified by a coordinate system (dedicated interactive software). Patients have been attributed to either the Group 1 (37.5%, at least one complication at follow-up as defined above) or the Group 2 (65.5%, no complications). We have also developed a software for LVAD virtual implantation (segmentation of preoperative CT-scan by a multi-atlas method, semi-automatic positioning and analysis of chest wall conflict).  Results Average duration of follow-up was 22.3 months ±20.5 et 27.8 months ±13.7 (Groups 1 and 2, p=0.66). The rotation of the apical cannula towards the interventricular septum (expressed as percentage deviation with respect to the ideal value) was 73% ±28.6 (Group 1) and 15% ±12.4 (Group 2) (p=0.006). The rotation of the apical cannula towards the anterior of inferior left ventricular wall (percentage deviation with respect to the ideal value) was 50.9% ±27.2 (Group 1) and 61.1% ±18.5 (Group 2) (p=0.54). The LVAD virtual implantation was successfully performed using the first version of the dedicated simulation software on the preoperative CT-scan of 5 patients.  Conclusion Several different factors influence the results of LVAD treatment. We suggest that these results can be improved through preoperative planning (virtual implantation and later computer-assisted surgery, selection of ideal ventricular coring site and choice among alternative devices). Postoperative analysis through CT-scan reconstruction might identify morphological factors associated with complications at follow-up (thromboembolic events).
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-25 – Résultats de l’assistance ventriculaire gauche définitive chez les patients de plus de 65 ans

Michel Kindo, Tam Hoang Minh, Stéphanie Perrier, Yi Yang, Hayo Heyer, Guillaume Manin, Mircea Cristinar, Gharib Ajob, Éric Epailly, Hélène Kremer, Jean-Philippe Mazzucotelli Service de chirurgie cardiaque, hôpitaux universitaires de Strasbourg  Objectif Évaluer la mortalité hospitalière et à long terme après implantation d’une assistance ventriculaire gauche (AVG) définitive chez les patients de plus de 65 ans.  Méthode De janvier 2010 à janvier 2015, 17 patients (âge > 65 ans) ont bénéficié de l’implantation d’une AVG définitive. L’âge moyen était de 70,1 ± 3,1 ans (écart : 66-76 ans). Il s’agissait d’une cardiopathie ischémique ou d’une cardiomyopathie dilatée dans 58,8 % et 41,2 % des cas. Le profil INTERMACS était grade I, II, III et IV dans 11,8 %, 41,2 %, 29,4 % et 17,6 % des cas respectivement. À l’échographie cardiaque, la fraction d’éjection ventriculaire gauche était de 20,4 ± 4,5 %, le diamètre télédiastolique du ventricule gauche de 69,1 ± 8,6 mm et la pression artérielle pulmonaire systolique de 47,0 ± 11,5 mmHg. L’AVG a été implantée par une thoracotomie gauche avec la prothèse d’éjection anastomosée sur l’aorte thoracique descendante chez 8 patients (47,1 % ; depuis août 2015).  Résultat La mortalité hospitalière était de 29,4 % (5 patients). Les causes de décès étaient : un choc septique d’origine digestive, une défaillance ventriculaire droite sévère avec assistance droite, une vasoplégie réfractaire, un accident vasculaire ischémique massif et une défaillance multi-viscérale. Une insuffisance ventriculaire droite (IVD) modérée à sévère (≥ grade II selon la classification INTERMACS) était présente chez 41,1 % des patients. Aucun patient implanté par thoracotomie n’a présenté d’IVD modérée à sévère. Le suivi moyen était de 9,9 ± 14,4 mois (écart : 0-50 mois). Les taux de survie cumulée à 6, 12 et 24 mois étaient de 66 % (pas de décès après le 3e mois postopératoire). Un patient a présenté une thrombose d’AVG ayant bénéficié d’un changement de l’AVG avec succès. Deux patients ont présenté une infection de câble traitée médicalement lors du suivi. Un patient a présenté un accident vasculaire cérébral hémorragique post-traumatique d’évolution spontanément favorable.  Conclusion L’AVG définitive chez les patients de plus de 65 ans permet une survie à long terme satisfaisante, et ceci malgré des profils INTERMACS bas lors de l’implantation. L’implantation par thoracotomie de l’AVG semble être associée à des résultats encourageants, notamment en termes de risque de survenue d’une IVD.     Results of left ventricular assist device for permanent support in patients over 65 years old  Objectives To investigate early and long-term mortalities after left ventricular assist device (LVAD) implantation as a destination therapy in patients over 65 years old.  Methods From January 2010 to January 2016, 17 patients, > 65 years of age, were supported with a LVAD, intended for permanent support. The mean age was 70.1±3.1 years (range: 66-76 years). The underlying cardiac pathology was ischemic heart disease in 58.8% and dilated cardiomyopathy in 41.2%. The pre-operative INTERMACS profile revealed a level I, II III and IV in 11.8%, 41.2%, 29.4% et 17.6% of the cases respectively. The echocardiography revealed a left ventricular ejection fraction of 20.4±4.5%, a left ventricular end-diastolic diameter of 69.1±8.6 mm and systolic pulmonary artery pressure of 47.0±11.5 mmHg. The LVAD was implanted via left thoracotomy with the outflow graft anastomosed to the descending aorta in 8 patients (47.1%, since august 2015).  Results The hospital mortality was 29.4% (5 patients). The causes of death were: 1 abdominal sepsis complicated by a septic shock, 1 right ventricular failure (RVF) requiring right mechanical support, 1 refractory vasoplegia, 1 massive ischemic stroke and 1 multiple-organ failure. A moderate to severe RVF (≥ grade II of the INTERMACS classification) was observed in 41.1% of LVAD patients. None of the patients implanted via left thoracotomy had a moderate to severe RVF. The mean follow-up was 9.9±14.4 months (range: 0-50 months). The cumulative survival rates at 6, 12 and 24 months were 66% (no death after 3 months of follow-up). One patient had pump thrombosis with successful pump exchange. 2 patients had driveline infection successfully medically treated. 1 patient had post-traumatic cerebral hematoma that has reversed spontaneously.  Conclusion LVAD for permanent support in patients over 65 years allows a satisfactory long-term survival despite low pre-operative INTERMACS profiles. LVAD implantation via left thoracotomy seems to be associated to encouraging results particularly in terms of RVF risk.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-05 – Impact de l’âge sur la mortalité des patients assistés par ECMO veino-artérielle : étude monocentrique à propos de 321 malades entre 2005 et 2015

Basile Marie, Amedeo Anselmi, Vito-Giovanni Ruggieri, Hervé Corbineau, Thierry Langanay, Alain Leguerrier, Anne Ingels, Erwan Flécher, Jean-Philippe Verhoye Service de chirurgie cardiaque, thoracique et vasculaire, hôpital Pontchaillou, CHU de Rennes  Objectif L’objectif de cette étude était d’analyser l’impact de l’âge sur la mortalité des patients implantés d’une ECMO veino-artérielle, et de définir les principaux facteurs de risque préimplantation de mortalité.  Méthode Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, à partir d’une base de données remplie de façon prospective dans laquelle nous avons inclus tous les patients ayant bénéficié d’une ECMO veino-artérielle de janvier 2005 à juillet 2015. Les résultats ont été analysés en deux groupes de patients de plus (groupe 1) ou moins de 65 ans (groupe 2). La durée moyenne de suivi était de 53,1 jours ± 76,5 pour le groupe 1 contre 96,2 jours ± 86,8 pour le groupe 2.  Résultat Parmi 321 patients, 23 % étaient dans le groupe 1. Ce dernier présentait un taux d’implantation post-cardiotomie plus élevé (61,4 % vs 17,9 %) et un taux d’implantation post-transplantation plus faible (2,7 % vs 16,3 %). Le site de canulation était périphérique dans 93,7 % des cas. Les patients plus jeunes étaient plus graves à la pose de l’ECMO (pH 7,30 ± 0,19 vs 7,35 ± 0,13, p = 0,003 ; lactates 7,5 mmol/L ± 5,6 vs 5,8 mmol/L ± 4,5, p = 0,003). Cependant, le taux de sevrage était plus faible dans le groupe 1 que dans le groupe 2 (13,5 % vs 29,2 %, p = 0,0069). La durée d’assistance n’était pas significativement différente entre les groupes. Le groupe 1 présentait un taux de transfusion plus important que le groupe 2 (83,1 % vs 92 %, p = 0,05). La mortalité à 30 jours était significativement plus élevée dans le groupe 1 (74,6 % vs 47,9 %, p < 0,001 ; OR 3,2 [IC 1,8-5,7]). La survie actuarielle à 6 mois était significativement inférieure dans le groupe 1 (48,4 % ± 3,2 vs 25,3 % ± 5,0 ; p = 0,0006, analyse de Kaplan-Meier). L’analyse univariée a identifié comme facteurs de risque de mortalité chez les plus de 65 ans le score IGS (p = 0,02) et le recours à la noradrénaline lors de l’implantation (p = 0,04).  Conclusion Les patients de plus de 65 ans présentent une mortalité immédiate et tardive significativement plus importante après une ECMO veino-artérielle. L’implantation des personnes âgées est possible, mais doit être discutée en fonction des comorbidités et de la présentation clinique (score IGS).     Impact of age on mortality of patients assisted by veno-arterial ECMO- single center study about 321 patients between 2005 and 2015  Objectives Our aim was to assess the impact of age on mortality in veno-arterial ECMO recipients, and to investigate the risk factors for mortality.  Methods This is a single-center retrospective study on prospectively collected data. We included all patients treated with a veno-arterial ECMO (January 2005-July 2015). Outcomes where compared among two patients subgroups according to age: greater than 65 (group 1) or less than 65 (group 2). Mean follow-up time was 53.1 days ±76.5 for group 1 and 96.2 days ±86.8 for group 2.  Results Among 321 patients, 23% were included in group 1. Group 1 was characterized by higher rate of post-cardiotomy ECMO (61.4% vs. 17.9% in Group 2) and lower rate of post-transplant ECMO (2.7% vs. 16.3%). Peripheral ECMO was employed in the majority of cases (93.7%, n=299). Younger patients were more severe at presentation (pH 7.30±0.19 vs. 7.35±0.13 in Group 1, p=0.003; lactates 7.5 mmol/L ±5.6 vs. 5.8mmol/L ±4.5 in Group 1, p=0.003). Notwithstanding, weaning rate was lower in group 1 than in group 2 (13.5% vs. 29.2%, p=0.0069). Average ECMO duration was not significantly different between groups. Group 1 showed a higher rate of packed red blood cells transfusion than group 2 (83.1% vs. 92%, p=0.05). The 30-days mortality was significantly higher in group 1 (74.6% vs 47.9% p<0.001; OR 3.2 [CI 1.8 to 5.7]). The 6-months actuarial survival was significantly lower in group 1 (48.4% ±3.2 vs. 25.3% ±5.0; p=0.0006 Kaplan-Meier analysis). In patients older than 65, univariate analysis identified higher IGS score (p=0.02) and use of noradrenaline at implantation (p=0.04) as risk factors of mortality.  Conclusion Patients aged more than 65 have significantly higher immediate and late mortality after implantation of a veno-arterial ECMO. This therapeutic is feasible in the elderly, but comorbidities and clinical presentation (IGS score) need to be considered while establishing the indications in order to avoid futile treatment.
juin 10, 2016