Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-50 – Approche minimalement invasive dans la chirurgie concomitante aortique et mitrale : faisabilité et résultats précoces d’une étude monocentrique

Gilles Amr, Élie Hage-Moussa, Ismaïl Bouhout, Denis Bouchard Service de chirurgie cardiaque, Institut de cardiologie de Montréal, Québec, Canada   Objectif : Peu de données existent concernant la chirurgie concomitante mitro-aortique par voie minimallement invasive. Le but de ce travail est d’analyser notre expérience préliminaire avec cette chirurgie. Méthode : Une étude observationnelle monocentrique prospective a été réalisée sur 10 patients inclus entre les mois de juin 2014 et décembre 2016, opérés par mini-thoracotomie droite vidéo-assistée. L’âge moyen était de 72 ± 2,2 ans, 70 % des patients étaient des femmes, 40 % avaient un indice de masse corporelle > 30 kg/m2 et 8 patients avaient une classe fonctionnelle NYHA ≥ 3. Les étiologies des valvulopathies étaient : dégénérative (50 %), rhumatismale (40 %), radique (10 %) et endocarditique (10 %). Le gradient moyen transvalvulaire aortique (Gmoy) préopératoire était de 37,1 ± 9,8 mmHg, la fraction d’éjection ventriculaire gauche moyenne était de 57,2 ± 4 % et 7 (70 %) patients avaient une insuffisance mitrale (IM) ≥ 2. L’EuroSCORE II moyen était de 6,59 ± 2,2 et le STS Score moyen était de 5,57 ± 1,02. Résultat : Aucune conversion en sternotomie n’a été nécessaire. L’ensemble des patients a bénéficié d’un remplacement valvulaire aortique associé soit à un remplacement soit à une réparation valvulaire mitrale. Les autres chirurgies concomitantes comprenaient : la chirurgie anti-arythmique (70 %), l’annuloplastie tricuspide (30 %) et la fermeture de foramen ovale perméable (10 %). Les durées moyennes de circulation extracorporelle et de clampage étaient respectivement de 120,1 ± 10,9 et 103 ± 8,7 minutes et le saignement moyen était de 138 ± 26 mL. Le Gmoy postopératoire était de 12,8 ± 2,4 mmHg et tous les patients avaient une IM ≤ 1. Un patient était réopéré pour tamponnade avant de décéder de défaillance multisystémique, 2 patients ont présenté des troubles neurologiques tranistoires sans séquelles ultérieures et un patient a nécessité l’implantation de pacemaker permanent pour bloc atrioventriculaire complet. Conclusion : L’approche minimalement invasive pour la chirurgie mitro-aortique est réalisable et semble associée à des résultats préliminaires encourageants. Des études plus larges restent nécessaires pour affirmer une sécurité et efficacité équivalentes à la sternotomie médiane.     Minimally invasive approach for concomittant aortic and mitral surgery: feasibility and early results in a monocentric study   Objectives: Few data involving the concomitant aortic and mitral valves surgery via minimally invasive approach are available. The aim of this study is to analyze our early experience with this surgery. Methods: A prospective monocentric observational study was performed on 10 patients included between June 2014 and December 2016, operated on by video-assisted right mini-thoractomy. The mean age was 72±2.2 years, 70% of the patients were women, 40% had a body mass index >30 kg/m2 and 8 patients had a NYHA ≥3. Valvular diseases etiologies were degenerative (50%), rheumatic (40%), post radiation (10%) and endocarditis (10%). Preoperative mean aortic valve gradient (mAVG) was 37.1±9.8 mmHg, mean left ventricular ejection fraction was 57.2±4% and 7 (70%) patients had mitral regurgitation (MR) ≥2. The mean EuroSCORE II was 6.59±2.2 and the mean STS score was 5.57±1.02. Results: No conversion to median sternotomy was necessary. All patients had their aortic valve replaced associated to either mitral valve repair or replacement. Other concomitant surgeries included: maze surgery (70%), tricuspid annuloplasty (30%) and atrial septal defect closure in one patient. The mean cardiopulmonary bypass and cross-clamp time were 120.1±10.9 and 103±8.7 minutes respectively and the mean surgical bleeding was 138±26 mL. Postoperative mAVG was 12.8±2.4 mmHg and all patients had ≤1 MR. One patient was reoperated on for cardiac tamponade before deceasing of multiorgan failure, 2 patients presented transient neurological deficits with complete recovery before discharge and one patient had a permanent pace maker implantation for complete atrio-ventricular block. Conclusion: Minimally invasive approach for concomitant aortic and mitral surgery is feasible and is associated with encouraging early outcomes. Larger scales studies are required to ascertain if this approach yields equivalent safety and efficacy to the median sternotomy approach.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-60 – Résultats après remplacement par valve à déploiement rapide ou valve stentée : une analyse par score de propension

Anthony Nguyen, Louis-Mathieu Stevens, Denis Bouchard, Philippe Demers, Louis Perrault, Michel Carrier Service de chirurgie cardiaque, Institut de cardiologie de Montréal, Québec, Canada   Objectif : Les valves à déploiement rapide pourraient potentiellement réduire le temps de clampage et le temps de CEC dans les procédures complexes et faciliter la chirurgie mini-invasive. Cette étude par score de propension a comparé les résultats cliniques et échographiques entre les patients subissant un RVAo avec une valve à déploiement rapide (RDAVR) ou un RVAo par valve biologique stentée (SAVR), avec ou sans procédure concomitante. Méthode : Entre 2012 et 2015, 61 patients consécutifs (âge 70 ± 7 ans, log EuroSCORE II 2,1 %) ont bénéficié d’un RVAo avec une prothèse Intuity® (Edwards, Irvine, Californie) à l’Institut de cardiologie de Montréal. Le groupe a été comparé à 1496 patients consécutifs (âge 74 ± 8 ans, log EuroSCORE II 2,8 %) qui ont bénéficié d’un SAVR durant cette même période. Après score de propension (1:3), 59 patients du groupe RDAVR ont été comparés à 177 patients dans le groupe SAVR. Résultat : Les caractéristiques préopératoires et les scores de risque étaient similaires dans les groupes appariés. Le temps de CEC, de clampage et les temps chirurgicaux totaux étaient significativement plus faibles dans le groupe RDAVR que dans le groupe SAVR (p < 0,001). Dans les 30 jours, un patient est décédé dans le groupe SAVR et aucun dans le groupe RDAVR (p = 0,31). La nécessité de l’implantation d’un stimulateur cardiaque était plus élevée dans le groupe RDAVR bien que la différence soit non significative (12 % vs 5 %, p = 0,13). Les patients RDAVR ont nécessité moins fréquemment des transfusions (p = 0,025) et avaient un temps d’intubation plus court (p = 0,002). Conclusion : Le RDAVR est associé à des temps de CEC et de clampage plus courts, ce qui réduit les transfusions et le temps d’intubation. En outre, il est favorablement comparable avec le SAVR en termes de mortalité et de complications.     Early outcomes with rapid-deployment versus stented biological valves: a propensity-match analysis   Objectives: Rapid-deployment valves could potentially reduce cross-clamping time and cardiopulmonary bypass time in complex combined procedures and facilitate minimally invasive surgery. This propensity-matched study compared clinical and echographic outcomes between patients undergoing rapid-deployment AVR (RDAVR) compared to stented biological AVR (SAVR), with or without concomitant procedures. Methods: Between 2012 and 2015, 61 consecutives patients (age 70±7 years, EuroSCORE II 2.1%) underwent AVR with Intuity® prosthesis (Edwards, Irvine, Calif) at the Montreal Heart Institute. The group was compared to 1496 consecutive patients (age 74±8 years, logistic EuroSCORE II 2.8%) who underwent SAVR in that same period. After propensity score (1:3), 59 patients in the RDAVR group were matched to 177 patients in the SAVR group. Results: Preoperative characteristics and risk scores were similar in matched groups. Cardiopulmonary bypass, cross-clamp and total surgical times were lower in the RDAVR group compared to the SAVR group (P
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-49 – Infections sternales après pontages aorto-coronariens bimammaires dans les populations à hauts risques

Justine Ravaux, Tami Guennaoui, Florence Schraverus, Christian Mélot, Peter Schraverus Service de chirurgie cardiovasculaire, grand hôpital de Charleroi ; service de chirurgie cardiovasculaire, centre hospitalier Jolimont ASBL ; service des urgences, hôpital universitaire Erasme, Bruxelles, Belgique   Objectif : Le prélèvement artériel bimammaire (BIMA) reste peu utilisé dans la chirurgie de revascularisation myocardique ; surtout chez les patients âgés, diabétiques ou obèses. Dans cette étude, nous avons analysé chez ces patients l’incidence d’infection sternale, d’instabilité sternale et de reprise chirurgicale pour saignement. Méthode : Une étude rétrospective unicentrique observationnelle a été réalisée dans notre centre, le grand hôpital de Charleroi (Gilly, Belgique). 319 patients soumis à des pontages aorto-coronariens ont été inclus de décembre 2011 jusqu’à décembre 2015. Trois mesures principales (incidence d’infection sternale [SWI], instabilité sternale [SI] et reprise chirurgicale pour saignement [RIB]) ont été analysées, chez les patients obèses vs non obèses, diabétiques vs non diabétiques et âgés vs plus jeunes. Résultat : Sur 319 patients, 14 SWI, 11 SI et 6 RIB ont été décomptées. Le taux de mortalité est de : SWI : 2/14 vs 17/305 p = 0,178 ; SI : 2/11 vs 17/308 p = 0,081 ; RIB: 2/6 vs 17/313 p = 0,004. Chez les obèses (n = 113) vs non-obèses (n = 206), il n’y a pas de différence significative pour SWI (p = 0,263), SI (p = 0,565) et RIB (p = 0,332). Dans le groupe diabétiques (n = 118) vs non diabétiques (n = 201), il n’y a pas de différence significative pour : SWI (p = 0,642), SI (p = 0,497) et RIB (p = 0,298). Dans le groupe des patient âgés (n = 62) vs patients plus jeunes (n = 257), il n’y a pas de différence pour SWI (p = 0,619), SI (p = 0,915) et RIB (p = 0,385). Conclusion : L’obésité, l’âge et le diabète traité par insuline ou non ne semblent pas être des facteurs de risques de développement d’une infection sternale, d’instabilité sternale ou encore de reprise chirurgicale pour saignement. Néanmoins, le taux de mortalité était plus élevé dans le groupe de patients bénéficiant d’une réintervention.     Bilateral internal mammary artery bypass grafting and sternal wounf infection in high-risk population   Objectives: Bilateral internal mammary arteries (BIMA) remain underused in coronary artery bypass grafting (CABG), especially in elderly, diabetics and obese patients. In this study, we aim to investigate in these high-risk patients the incidence of sternal wound infection, sternal instability, and re-intervention for bleeding. Methods: A single-centre retrospective observational study was made in our centre Grand Hôpital de Charleroi, Gilly, BELGIUM. 319 patients undergoing CABG’s from December 2011 to December 2015 were included. Three main outcome measures (incidence of sternal wound infection (SWI), sternal instability (SI), and re-intervention for bleeding (RIB) were investigated in obese vs non-obese patients, diabetic vs non diabetic patients, and elderly vs younger patients. Results: Among the 319 patients, 14 have SWI, 11 have SI, and 6 have RIB. Incidence of death rate was: SWI: 2/14 vs 17/305 p=0.178; SI: 2/11 vs 17/308 p=0.081; RIB: 2/6 vs 17/313 p=0.004. In obese (n=113) vs non-obese (n=206) patients, there was no difference for SWI (p=0.263), SI (p=0.565), and RIB (p=0.332). In diabetic (n=118) vs non diabetic (n=201) patients there was no difference for: SWI (p=0.642), SI (p=0.497), and RIB (p=0.298). In elderly (n=62) vs younger (n=257) patients, there was no difference for SWI (p=0.619), SI (p=0.915), and RIB (p=0.385). Conclusion: Obesity, age and diabetes treated by insulin (or not) do not seem to be risks factors for developing SWI, SI or RIB in patients receiving a CABG using BIMA. Nevertheless, mortality was higher in patients requiring RIB.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-59 – Impact du dépistage par coronarographie et de la revascularisation par angioplastie de lésions coronaires significatives dans le cadre d’un TAVI

Marina Clément, Safwane El Hatimi, Mojgan Laali, Ciro Mastroianni, Jean-Philippe Collet, Julien Amour, Pascal Leprince, Guillaume Lebreton Service de chirurgie cardio-thoracique et vasculaire, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Paris   Objectif : Evaluation de l’impact du dépistage par coronarographie et de la revascularisation par angioplastie des lésions coronaires stables chez les patients ayant eu un TAVI dans notre CHU. Méthode : Inclusion rétrospective de tous les patients ayant eu un TAVI pour rétrécissement aortique serré en 2013 (n = 100). Critère de jugement principal : taux d’événements cardio et cérébrovasculaires majeurs (MACCE) à 1 an. Résultat : 58 patients ont eu une coronarographie pré-TAVI, 42 n’en ont pas eu. Parmi les candidats à une revascularisation, 7 ont eu une angioplastie pré-TAVI et 13 n’en ont pas eu. Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes avec et sans coronarographie concernant les MACCE à 1 an (20,7 versus 23,8 % p = 0,71), les décès cardio-vasculaires à 1 an (5 % versus 5 % p > 0,9, et l’insuffisance cardiaque à 1 an (6,9 versus 14,3 % p = 0,23). Conclusion : Il n’y a pas de différence en termes de morbi-mortalité hospitalière et à 1 an que l’on réalise une coronarographie pré-TAVI ou non. Ces résultats nécessitent d’être précisés par des études de plus grande taille, avec randomisation.     Impact of the screening by coronarography and of the angioplasty of significant coronary lesions in patients that underwent TAVI   Objectives: Evaluation of the impact of the screening by cornarography and of the revascularisation by angioplasty of stable coronary lesions at patients having had a TAVI in our hospital. Methods: Retrospective inclusion of all the patients having had a TAVI in reason of calcific aortic stenosis in 2013 (n=100). Primary end-point : rate of Major Adverse Cardiovascular and Cerebrovascular Events (MACCE) at 1 year. Results: 58 patients had a coronarography and 42 didn’t. Among candidates for revascularization, 7 had coronary angioplasty prior to TAVI and 13 didn’t. There was no significant difference between the patients who underwent cornary angiography and those who didn’t in terms of MACCE at 1 year (20.7% versus 23.8% p=0.71), cardiovascular death at 1 year (5% versus 5% p>0.9), and heart failure at 1 year (6.9% versus 14.3% p=0.23). Conclusion: In our study, there was no significant difference in terms of morbidity and mortality at hospital discharge and up to 1 year of follow up, regardless of performing a coronary angiography prior to TAVI or not. These results need to be confirmed by a larger observationaland randomized study.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-48 – Records de survie sous assistance circulatoire : à propos de 3 cas

Thomas Sénage, Charles-Henri David, Erwan Flecher, Anette Belin, André Kayat, Magali Michel, Sabine Pattier, Jean-Noël Trochu, Jean-Christian Roussel Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital Laennec, Nantes   Objectif : L’insuffisance cardiaque terminale est un problème de santé publique avec la transplantation cardiaque comme traitement de référence au stade terminal. Face à la pénurie de greffon et l’âge avancé des patients qui deviennent alors non éligibles à la transplantation, l’indication d’assistance circulatoire à visée définitive prédomine actuellement. Un des principaux objectifs après transplantation ou assistance est la survie. Nous présentons ici des records de survie sous assistance à visée définitive. Méthode : Les plus longues durées d’assistance circulatoire lourde ont été analysées dans notre région. Résultat : Patient #1 est un homme de 66 ans présentant une cardiomyopathie dilatée symptomatique, assisté par une assistance monoventriculaire gauche de type Ventrassist® (Ventracor). Le patient est toujours vivant avec un suivi de plus de 10 ans sous assistance (3692 jours). Il est en bon état général, sans symptôme cardiaque ni complication liée à la machine. Il détient le record international d’assistance sous Ventrassist®. Patient #2 était un homme de 34 ans présentant une cardiopathie ischémique nécessitant l’implantation d’une assistance biventriculaire type Syncardia-TAH®. Le patient est resté sous assistance pendant 4,4 années (1623 jours) dont 4,1 années sous Freedom®, et majoritairement à domicile (> 90 % du temps), avec une qualité de vie évaluée satisfaisante. Il détient la seconde plus longue durée d’assistance sous Syncardia-TAH®. Il est décédé d’un AVC hémorragique sur anévrysme mycotique post-infection de câble. Patient #3 est un homme de 40 ans présentant une cardiomyopathie dilatée sans atteinte ventriculaire droite. Il a refusé dans un premier temps la transplantation cardiaque et une assistance monoventriculaire gauche de type Jarvik 2000® a été implantée par thoracotomie gauche. Le suivi a été presque sans complication majeure jusqu’à la 10e année, où une transplantation a été réalisée en raison de la survenue d’une complication thrombotique de l’assistance. Il détient le record international de durée d’assistance sous Jarvik 2000® (3496 jours). Conclusion : Ces trois cas illustrent la capacité de support à très long terme des assistances mécaniques actuelles.     “Very” long-term mechanical circulatory support: world record podium   Objectives: Chronic heart failure is a public health problem with many treatment options depending on the status of the patient. The ultimate treatment is cardiac transplantation (HTx). But, with the insufficiency of organs donor and the increasing of older patients not eligible for HTx, alternative treatment such as circulatory support device (CSD) as destination therapy (DT) has emerged. One of the main issue for transplanted or assisted patient is the survival. Here we focused on the world podium record for the longest duration under CSD for DT. Methods: Longest duration on mechanical support were evaluated in to hospital centers. Results: Patient#1 was a 66 years old man with symptomatic dilated cardiomyopathy (DCM) supported with a Ventrassist® (Ventracor Ltd) LVAD. At last follow-up, ten years after (3692 days) implantation, this 76 years old patient is in good health with no major disability and no driveline infection. He has the world longest duration under Ventrassist. Patient#2 was a 34 years old male with Intermacs 3 ischemic heart failure. This patient stayed 4.4 y (1623 days) under Syncardia-TAH and 4.1y on Freedom® console. The major part of his life under support was at home (>90%) with a normal daily life. He has the world second longest duration under Cardiowest, but died from hemorrhagic stroke due to mycotic aneurysm post driveline infection. Patient#3 was a 40 years old man with DCM in intermacs 3 and good right ventricular function. He refused heart transplant at that time and was implanted with a Jarvik 2000® through left thoracotomy. Follow-up was nearly uneventful until the 10th year, where heart transplantation was required due to left ventricle thrombus with intermittent occlusion of the inflow cannula. He has the world longest duration under Jarvik 2000® (3496 days). Conclusion: Those three cases illustrate the potential long-term capacity of the devices and proof that long-term mechanical support is reachable.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-57 – Évaluation de la qualité de vie après remplacement valvulaire au Sénégal

Papa Amath Diagne, Amadou Gabriel Ciss, Momar Sokhna Diop, Papa Salmane Ba, Oumar Kane, Bara Diop, Lionel Camilleri, Mouhamadou Ndiaye Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, CHU de Fann, Dakar, Sénégal Service de chirurgie cardio-vasculaire, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand   Objectif : Bien que le bénéfice des remplacements valvulaires, en termes de survie et d’amélioration de la qualité de vie, soit unanimement reconnu, se pose au Sénégal le problème de leur coût et de leur suivi à distance. L’objectif de cette étude a été d’évaluer les facteurs qui influencent la qualité de vie après remplacement valvulaire. Méthode : Après consentement, les dossiers de 119 patients opérés à Dakar sur une période de 8 ans et bénéficiant d’une prothèse valvulaire (mécanique 112, biologique 7), ont été analysés. Le statut clinique, échographique et la qualité de vie (SF 36 modifié), avant et après l’intervention ont été recueillis. L’analyse statistique a utilisé le logiciel Epi-info 8. Résultat : L’âge moyen des patients était de 30 ans (11-59 ans), 69 % était des femmes. 71 % avaient un remplacement valvulaire mitral (RVM), 19 % un remplacement valvulaire aortique (RVA) et 10 % un double remplacement valvulaire. Après un suivi moyen de 78 mois, 6 prothèses mécaniques n’étaient plus anticoagulées. On notait 24 % d’accidents mineurs et 2,5 % d’accidents majeurs aux anticoagulants. Huit patientes sur 82 avaient eu au moins une grossesse (10 %) dont 7 ont été menées à terme. Une réduction des dimensions des cavités gauches (p = 0,01), de la pression artérielle pulmonaire systolique (p = 0,06) et de la prévalence d’une IT > II (préop 50 %, postop 26 %) était constatée. Le score moyen de qualité de vie était avant la chirurgie de 52/80 points versus 72/80 points après. L’amélioration du score était plus marquée pour les RVM (préop 51, postop 72) que pour les RVA (préop 55, postop 71). La persistance d’une ACFA, d’une IT ≥ II et d’une PAPS ≥ 40mmHg influençait négativement le score de qualité de vie. Conclusion : Cette étude de la population sénégalaise montre l’influence positive de la chirurgie valvulaire sur la qualité de vie et améliore nos connaissances sur les facteurs qui l’influencent.     Evaluation of quality of life after valve replacement in Senegal   Objectives: Valve replacement has remained the procedure of choice for advanced valve disease however the question of cost and long term monitoring remains capital in Senegal. The aim of this study was to estimate quality of life influencing factors after valve replacement. Methods: Between 2004 and 2010, 119 patients underwent mitral and aortic valve replacement in Dakar. Echocardiography and Health-related quality of life (Health Survey, SF-36), were collected before and after surgery. Results: The median age was 30 years (range 11-59), 69% were women. Of the 119 patients, 19% were aortic (AVR) and 71% were mitral valve (MVR) and 10% were double valves replacements. After a mean follow-up of 78 months, 6 patients with mechanical prosthesis had any oral anticoagulation. There were 24% minor accidents and 2.5% major accidents in patients treated by oral anticoagulants. Eight patients /82 had at least one pregnancy (10%) of which 7 were completed. During postoperative follow-up, a significant decrease in left ventricular dimensions (p=0.01) and pulmonary arterial pressures (p=0.06) as well as decreased tricuspid valve regurgitation were observed (IT >II: 50% before surgery, 26% after surgery). Mean quality of life score was before surgery 52/80 points versus 72/80 points after. The improvement of the score was better marked for the MVR (51 before surgery, 72 after surgery) than for the AVR (55 before surgery, 71 after surgery). Persistence of ACFA, IT ≥II and PAPS ≥40mmHg negatively influenced the quality of life score. Conclusion: This study on the Senegalese population makes it possible to see the influence of heart valve replacement on the quality of life of the patients and factors that can affect it.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-47 – Faut il opérer une thrombose de prothèse : à propos de 210 patients

Redhouane Boukerroucha, Nadjet Massikh, Samiha Chérif, Redha Lakehal, Soumaya Bendjaballah, Baya Aziza, Farid Aimer, Rabeh Bouharagua, Chourouk Rakouk, Karima Bouguerra, Abdelmalek Brahami Service de chirurgie cardiaque, EHS Mokhtar-Djeghri, Constantine, Algérie   Objectif : La chirurgie des valvulopathies post-rhumatismales constitue une proportion prédominante de l’activité de chirurgie cardiaque. Le traitement est souvent un remplacement mécanique, qui expose a des complications thromboemboliques. Nous rapportons par ce travail une série de patients hospitalisés pour thrombose de prothèses et particulièrement pour une certaine population dont le traitement médical a été institué avec des résultats favorables. Méthode : De 2000 à 2016, 210 patients ont été hospitalisés pour thrombose de prothèse ; 165 femmes et 45 hommes ; 7 à 75 ans d’âge ; 194 valves mitrales, 5 valves tricuspides et 10 valves aortiques et une thrombose mitrotricuspide ; le délai implantation/thrombose variait de 1 jour à 38 ans, le délai du début des symptômes au diagnostic variait de 1 jour à 4 mois. Les circonstances de survenue sont multiples ; chez 33 patients, il s’agit d’une thrombose postopératoire. L’échocardiographie transthoracique et ou transœsophagienne associée à la scopie ont constitué les moyens du diagnostic et du suivi. Résultat : 141 patients ont bénéficié d’une chirurgie sous CEC (thrombectomie et/ou ablation d’un pannus : 11 patients, 133 remplacements valvulaires). Il s’agit d’une chirurgie en urgence chez 104 patients, 37 réglées. Dans le groupe opéré, on déplore 19 (13,4 %) décès de causes variées. 69 patients ont bénéficié d’un traitement médical (héparine, antivitamine K et aspirine) sur des critères cliniques, échographiques et sous surveillance rigoureuse en milieu hospitalier et certains à titre externe d’une durée de 7 j à 6 mois. Pour le groupe non opéré, la totalité des patients ont débloqué leur ailette ; 4 décès (5,790 %) (accident vasculaire cérébral hémorragique, dysfonction du VG et une dysfonction du VD). Conclusion : La thrombose est une complication gravissime, selon les recommandations (ACC/AHA et ESC Guidelines), le traitement est chirurgical devant des critères cliniques, hémodynamiques et échocardiographiques. Pour certaines catégories de patients, un traitement médical (thrombolyse + anticoagulation + aspirine) peut être proposé chez les patients à haut risque chirurgical ; ceci avec le consentement des patients sous surveillance rigoureuse médico-chirurgicale et en évaluant le risque opératoire par rapport au risque évolutif sous traitement médical.     Prosthesis thrombosis must be performed: about 210 patients   Objectives: The prosthetic heart valve thrombosis (PVT) is a life threatening complication of mechanical valve prosthesis. In the aortic and mitral position reported incidence varies widely from 0.5% to 6% per patient-year, and is highest in the mitral position and up to 20% in tricuspid valve prosthesis. Medical therapy (Thrombolysis) has emerged as an alternative therapy in high-risk surgical patients.The purpose of this study is to present a single-center experience of 210 patients. Methods: From 2000 to 2016, 210 consecutive patients were hospitalized in our center for mechanical prosthetic valve thrombosis (PVT). The diagnosis of PVT was mainly assessed by echocardiography and/or fluoroscopy. There were 45 men and 165 women aged 07-75 years. Prosthetic valve location was mitral in 194 patients, tricuspid in 05, aortic in 10 and mir-tricuspide in one case. The interval from first operation to valve thrombosis was from 1 day to 38 years. Delay from first symptoms to hospitalization ranged from 1 to 4 months. Transthoracic echocardiography is the diagnostic tool s. Fluoroscopy was complementary. Results: There were two groups; the first group (A) (141 patients) have been operated (CPB), It is emergency surgery in 104 patients; prosthetic replacement was done (133) or declotting and excision of panus (11 patients). In this group we deplore 19 (13.4%). 69 patients underwent medical treatment (heparin, oral anticoagulants and aspirin) on clinical, sonographic and under strict supervision in a hospital and some external purposes for a period of 07 days at 6 months. For the non-operated group, all patients have unlocked their fin; 04 deaths (5.79%) (hemorrhagic stroke, LV dysfunction and dysfunction VD). Conclusion: PVT remains a serious complication of mechanical heart valve prosthetic with high morbidity and mortality despite aggressive treatment by thrombolysis and/or surgery. Surgery treatment should be the preferred therapeutic modality for most patients with PVT. Thrombolysis, followed by heparin, warfarin, and aspirin, is advised or high-risk surgical candidates without hemodynamic instability under strict echocardiographic survey. Because of the high risk of thromboembolism during thrombolysis for left sided PVT. For certain category of patients, medical therapy (thrombolysis anticoagulation + aspirin) may be offered in high-risk surgical patients; this with the consent of patients on medical and surgical rigorous monitoring and evaluating the operational risk compared to the risk of progression under medical treatment.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-46 – Apport du PET-TDM au 18-FDG et du 99m Tc-leukoscan dans le diagnostic des infections chez les patients porteurs d’une assistance circulatoire

Élisabeth Hugon-Vallet, Bastien Grégoire, Matteo Pozzi, Laurent Sebbag, Pascale Boissonnat, Claire Flamens, Sylvie Paulus, Christian Scheiber, Jean-François Obadia Unité 21, hôpital Louis-Pradel, hospices civils de Lyon, Bron   Objectif : Les infections concernent 14 à 28 % des patients porteurs d’une assistance ventriculaire (VAD) et aggravent le pronostic. La stratégie diagnostique reste débattue. La tomographie par émission de positron avec la Fluorine 18-Fluorodeoxyglucose (PET/CT) et la scintigraphie aux leucocytes marqués au 99m Tc (Leukoscan) sont de plus en plus utilisées pour la détection de foyers infectieux profonds. Notre étude cherche à évaluer le rôle du PET/CT et du Leukoscan pour le diagnostic et la localisation des infections chez les patients porteurs d’un VAD. Méthode : Dix patients porteurs d’un VAD ont été répartis en 3 groupes selon la probabilité infectieuse : groupe 0 = pas de signe clinique d’infection (n = 5) ; groupe 1 = suspicion d’infection sans signe d’infection du câble (n = 1) ; groupe 2 = forte suspicion d’infection avec ou sans positivité des hémocultures (n = 4). Résultat : Nous avons réalisé 10 PET/CT et 9 Leukoscan. Le délai entre le PET/CT et le Leukoscan était de 9,8 jours. Dans le groupe 2, tous les PET/CT (100 %) ont trouvé un hypermétabolisme tandis que 1 (25 %) Leukoscan était négatif. Dans le groupe 0, 1 (20 %) PET/CT et 1 (20 %) Leukoscan étaient positifs, mais pour différents patients. Dans le groupe 1, le PET/CT et le Leukoscan étaient fortement discordants. Dans le groupe 2, 3 (75 %) patients ont eu une transplantation cardiaque. Les analyses bactériologiques du matériel explanté étaient positives pour 2 (50 %) patients (Staphylococcus pasteurii n = 1, Staphylococcus hominis n = 1), et négatives pour 1 (25 %) patient malgré un PET/CT et un Leukoscan positifs. Les principaux foyers infectieux étaient le câble (40 % des cas) et la pompe du VAD (20 %). Nous n’avons pas retrouvé de foyers infectieux périphériques. Conclusion : Le PET/CT semble être plus fiable que le Leukoscan. Nos résultats préliminaires n’encouragent pas leur utilisation dans l’algorithme décisionnel d’infection chez les patients avec VAD. Les examens cliniques, biologiques et bactériologiques restent des outils efficaces pour le diagnostic des infections chez les patients porteurs d’un VAD. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux définir le rôle potentiel des PET/CT et Leukoscan dans le diagnostic de ces infections.     Interest of 18-FDG PET/CT and 99mTc leukocyte scintigraphy in the diagnostic strategy of infections in mechanical circulatory support patients   Objectives: Infections are a life-threatening complication affecting 14-28% of ventricular assist device (VAD) patients. Moreover the ideal diagnostic strategy is still matter of debate. Fluorine 18-Fluorodeoxyglucose positron emission tomography/computed tomography (PET/CT) and 99mTc leukocyte scintigraphy (Leukoscan) have been increasingly used for the detection of infectious foci in various clinical settings. The aim of our study is to evaluate the role of PET/CT and Leukoscan in the diagnosis and localization of infections in VAD patients. Methods: Ten consecutive VAD patients were divided into 3 groups according to the clinical probability of infection: group 0 = no clinical signs of infection (n=5); group 1 = suspicion of infection but no signs of infection of driveline (n=1); group 2 = strong suspicion of infection with or without positive blood cultures (n=4). Results: We performed 10 PET/CT and 9 Leukoscan. The delay between PET/CT and Leukoscan was 9.8 days. In group 2, all (100%) PET/CT found a hypermetabolism while 1 (25%) Leukoscan was negative. In group 0, 1 (20%) PET/CT and 1 (20%) Leukoscan were positive but not for the same patient. In group 1, the results of PET/CT and Leukoscan were strongly discordant. In group 2, 3 (75%) patients underwent heart transplantation. Bacteriological analysis of explanted VAD was positive in 2 (50%) patients (Staphylococcus pasteurii n=1, Staphylococcus hominis n=1) and negative in the remaining 1 (25%; despite PET/CT and Leukoscan were positive). The main infectious foci were driveline (40%) and VAD pump (20%). We have not found peripheral infectious foci. Conclusion: PET/CT seems to be a more reliable exam compared to the Leukoscan. Our preliminary results do not support the routine use of PET/CT or Leukoscan in the decision-making algorithm of VAD patients. Clinical, biological and bacteriological examinations are still effective and useful tools for the diagnosis of VAD infections. Further studies are needed to best define the potential role of PET/CT and Leukoscan in the diagnosis of VAD infections.   Séance : Posters cardiaque 2 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-45 – Épidémiologie et facteurs de risque des infections du site de canulation fémorale après implantation d’une ECMO en chirurgie cardiaque

Marine Coroir, Charles Vidal, Remy Bernard, Guillaume Lebreton, Cosimo d’Alessandro, Adrien Bouglé, Pascal Leprince, Julien Amour Institut de cardiologie, AP-HP, hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Paris   Objectif : L’ECMO est une thérapeutique efficace dans le choc cardiogénique et le SDRA, restant néanmoins associée à des complications infectieuses. L’objectif de cette étude est de faire une analyse épidémiologique des infections du site de canulation suite à l’implantation d’une ECMO périphérique en chirurgie cardiaque et d’en déterminer les facteurs de risque. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les patients bénéficiant de l’implantation d’une ECMO en chirurgie cardiaque et admis en réanimation entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014. Les patients décédant dans les 72 h suivant l’implantation étaient exclus. L’infection du triangle de Scarpa était définie par un aspect inflammatoire du pli inguinal associé à une culture positive d’un prélèvement sous-cutané. Les facteurs de risque étaient déterminés par un modèle de Cox en analyse uni et multivariée. Résultat : 162 patients ont été inclus puis 20 exclus de l’étude du fait d’un décès précoce. Parmi les 142 patients restants, 38 ont présenté une infection du triangle de Scarpa (27 %). L’épidémiologie objective des infections plurimicrobiennes (66 % des cas) de la sphère uro-digestive (entérobactérie 55 %, P. aeruginosa 16 %, et E. faecalis 12 %). En analyse univariée, le portage BMR, une bactériémie précédant l’infection et un saignement au niveau du triangle de Scarpa apparaissent comme les principaux facteurs de risque. En analyse multivariée, seul le saignement apparaît comme facteur de risque d’infection du site de canulation. La mortalité intrahospitalière est identique dans les deux groupes, mais les durées d’hospitalisation sont plus importantes chez les patients infectés (45 vs 26 j, p < 0,0001) et les reprises chirurgicales plus nombreuses (71 % vs 2 %, p < 0,0001). Conclusion : L’infection du site de canulation fémorale chez les patients implantés d’une ECMO périphérique en péri-opératoire de chirurgie cardiaque est fréquente et associée à une morbidité importante. Le saignement au niveau du triangle de Scarpa apparaît comme le facteur de risque principal.     Epidemiology and risk factors of infection of inguinal cannulation site after veno-arterial Extracorporeal Life Support in cardiac surgery   Objectives: The Veno-Arterial ExtraCorporeal Life Support (VA-ECLS) is an efficient therapy in refractory cardiogenic shock. Nevertheless, VA-ECLS is associated with serious infectious complications. The objective of this study was to investigate the epidemiology and the risk factors of infection of femoral cannulation site in patients with VA-ECLS after cardiac surgery. Methods: We investigated all patients underwent VA-ECLS after cardiac surgery between January 2013 and December 2014, all included in the SARIC database. The infection of inguinal cannulation site was defined as an inflammatory or purulent appearance of the cannulation site associated with a positive quantitative culture of the cannulation site sample. The “infected” and “non-infected” patients were compared by Wilcoxon or Fisher tests. A test of Log Rank and a Cox model was used for univariate and multivariate analysis. Results: At all, 142 patients were investigated., Diagnosis of cannulation infection site was made in 38 (27%) patients. Enterobacteria, Pseudomonas aeuginosa and Enterococcus faecalis were identified in 55%, 16% and 12% respectively. In univariate analysis, risk factors of cannula site infection were a multiresistant bacterial colonization, a bacteremia event and/or a bleeding event in VA-ECLS cannulation site. In multivariate analysis, only a bleeding event in VA-ECLS cannulation site was identified as a risk factor cannulation site infection. The intrahospital mortality was similar in both groups but the hospitalization length stay increased in the « infected » group, 45 vs. 26 days (p<0.0001) respectively. Furthermore, reoperation increased significantly in the « infected » group, 71% vs 2% of patients (p<0.0001) respectively. Conclusion: In patients treated with VA-ECLS after cardiac surgery, inguinal cannulation site infection occurs in 27% of patients. Bleeding event is the main risk factor.   Séance : Posters cardiaque 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 21 Abstracts 2017

C-43 – Formes malignes de l’hydatidose cardiaque : intérêt de la chirurgie cardiaque

Rym Bourezak, Mourad Aouiche, Hakim Himeur, Yacine Fellague Chebra, Rachid Aitmohand, Assia Haddad, Salah Eddine Bourezak Service de chirurgie cardiovasculaire, EHS Mohamed-Abderrahmani, Alger, Algérie   Objectif : La forme maligne du kyste hydatique du cœur (KHC) est très grave. Nous rapportons une série de patients à différents stades évolutifs et différentes localisations, en analysant la gravité des répercussions et le devenir des patients, ainsi que la technique chirurgicale adaptée pour chaque cas. Méthode : De janvier 1994 à décembre 2016, 49 patients, âgés entre 16 et 72 ans, dont 32 femmes, ont été opérés pour hydatidose cardiaque dans sa forme maligne. Parmi ces 49 cas, 60 % étaient à localisations secondaires multiviscérale, 35 % rompus dans les cavités cardiaques, 15 % à localisations multiples intracardiaques et 15 % péricardiques. Ils étaient caractérisés par le polymorphisme clinique secondaire à des complications sévères à type de troubles du rythme, d’insuffisance cardiaque, de tamponnade ou d’ischémies périphériques. Tous diagnostiqués par l’échocardiographie, 29 patients ont bénéficié du scanner/IRM à la recherche d’autres localisations. Tous les patients ont été opérés en urgence, sous CEC pour les localisations intracavitaires (42 cas) et à cœur battant pour les kystes pariétaux superficiels ou péricardiques (7 cas). Les patients ayant des localisations viscérales ont été adressés aux services de chirurgie selon l’organe atteint. Résultat : La mortalité était de 4 % (n = 2), un immédiat par dysfonction du ventricule gauche et un tardif par polykystose multiviscérale maligne avec atteinte cérébrale. Quatre patients ont été réopérés pour récidives, un pour polykystose cardiaque, deux pour embolies pulmonaire et une pour embolie aux membres inférieurs. Conclusion : Le KHC est une affection grave et doit être recherché systématiquement devant toute hydatidose extracardiaque. L’échocardiographie est suffisante pour poser le diagnostic. La morbidité est liée à la localisation intracardiaque, aux localisations secondaires viscérales et aux embolies périphériques des kystes rompus. La chirurgie reste la seule thérapeutique avec de bons résultats à court et long termes permettant d’éviter l’évolution vers des complications désastreuses.     Malignant forms of cardiac hydatidosis: interest of cardiac surgery   Objectives: The malignant form of hydatid cyst of the heart is very serious illnes, we report a series of patients at different developmental stages and different locations, the severity of the impact and patients outcomes, and surgical techniques adapted to each case. Methods: From January 1994 to December 2016, 49 patients was opérated for malignant cardiac hydatidosis, aged between 16 and 72 years, wich 32 women. 60% had multi-visceral secondary sites, 35% were ruptured in cardiac cavities, 15% had multiple intracardiac sites and 15% were pericardiac. Characterized by clinical polymorphism secondary to severe complications to type, rhythm disorders, heart failure, tamponade or peripheral ischemia. All diagnosed by echocardiography. 29 patients benefited from CT/MRI in search of other sites. All patients underwent emergency surgery, in CPB for intra-cavitary cysts (42p) and beating heart for superficial or pericardial parietal cysts (07p). Patients with visceral location were referred to the surgical departments according to the affected organ. Results: Mortality was 4% (n=2), one immediate due to left ventricular dysfunction, and one late due to multivisceral hydatosis disease with cerebral involvement. Four patients were reoperated for recurrence, one for polycystic heart disease, two for pulmonary embolism and one for embolism in the lower limbs. Conclusion: Hydatic cardiac cyst is a serious illnes and should be systematically research in extracardiac hydatidosis. Echocardiography is sufficient to make the diagnosis. Morbidity is related to intracardiac localization, visceral secondary sites and peripheral embolisms of ruptured cyst. Surgery remains the only therapeutic with good results in the short and long term to avoid the evolution towards severs complications.   Séance : Posters cardiaque 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017