Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-12 – Impact de la fibrillation atriale après chirurgie cardiaque (IMPFACC) : suivi à un an

Simon Dang Van, Emmanuelle Le Saux, Frédéric Pinaud, Patrice Binuani, Jean-Louis de Brux, Jean-Marc Dupuis, Olivier Braud, Olivier Fouquet, Christophe Baufreton Service de chirurgie cardiaque et service de cardiologie, CHU d’Angers, France  Objectif Les fibrillations atriales (FA) survenant après chirurgie cardiaque sont actuellement traitées selon les recommandations établies pour les FA médicales. L’impact de l’anticoagulation par antivitamine K (AVK) chez les patients présentant une FA après une chirurgie cardiaque est encore mal connu. L’objectif de cette étude était d’identifier à 1 an la prévalence et la morbi-mortalité du traitement AVK introduit pour FA après chirurgie cardiaque.  Méthode Au cours de cette étude monocentrique rétrospective réalisée entre janvier 2012 et janvier 2013, 159 patients ont été répartis en 2 groupes : AVK+ (n = 90) et AVK- (n = 69). Le critère d’inclusion était la survenue d’un épisode de FA dans les 7 jours postopératoires. Les patients présentant un antécédent de FA et/ou un traitement par AVK au long cours étaient exclus de l’étude. Le critère d’introduction d’AVK pour FA était une durée de FA > 48 h ou FA récidivante. Le critère principal de jugement était la prévalence du traitement par AVK à 1 an de la chirurgie. La survenue de complications liées à l’anticoagulation par AVK a également été analysée.  Résultat Les caractéristiques préopératoires et le type de chirurgie réalisée étaient similaires dans les 2 cohortes (p = ns). À 1 an, 82 patients (91,1 %) du groupe AVK+ étaient en rythme sinusal. 45 patients (50 %) avaient stoppé le traitement par AVK alors que 37 patients (41,1 %) l’avaient continué. La FA était présente pour 8 patients (8,88 %) dans le groupe AVK+ et pour 1 patient dans le groupe AVK- à 1 an (0,01 %). La survenue d’épisode hémorragique majeur était plus élevée dans le groupe AVK+ (n = 14) que dans le groupe AVK- (n = 2) (p = 0,001). Aucune différence n’a été observée en ce qui concerne les complications thromboemboliques (p = ns).  Conclusion La prévalence de la FA chez les patients à 1 an d’une chirurgie cardiaque est moins importante par rapport à celle observée en postopératoire immédiat. Une réévaluation régulière en postopératoire de l’intérêt du traitement AVK permettrait de réduire la survenue de complications hémorragiques majeures.     Impact of atrial fibrillation after cardiac surgery (IMPFACC)- a one year follow-up study   Objectives Atrial fibrillation (FA) after cardiac surgery is actually treated according to the recommandations established for the medical FA. Impact of vitamin K antagonist (VKA) anticaogulation therapy is not well known after cardiac surgery. The aim of this study is to discribe after 1 year follow up the prevalence et the morbi-mortality of the VKA treatment introduced for FA after cardiac surgery.  Methods Between january 2012 and january 2013, 159 patients were included in this monocentric and retrospective study. They were divided in 2 groups : VKA+ (n=90) and VKA- (n=69). The inclusion criteria was the occurrence of FA during the 7 days after cardiac surgery. Patients who presented FA or who were treated with VKA before surgery were excluded from the study. VKA treatment was introduced if FA lasted more then 48 hours or if there were recurrent FA episods. The main assessment criteria was the prevalence of the VKA therapy 1 year after surgery. Assessment of outcomes induced by VKA therapy at 1 year has been also performed.  Results Preoperative characteristics and type of surgery performed were similar in the 2 groups (p=ns). At 1 year follow up, 82 patients (91.1%) from the VKA+ group presented a restored sinusal rythm. 45 patients of the VKA+ group (50%) discontinued the VKA treatment while 37 patients (41.1%) were still treated with VKA. 8 patients (8.88%) of the VKA+ group still presented FA versus only 1 patient (0.01%) in the VKA- group. The occurrence of a major bleeding event was significantly higher in the VKA+ group (n=14) than in the VKA- group (n=2) (p<0.001). There was no difference between the 2 groups concerning the occurrence of thromboembolic event (p=ns).  Conclusion Prevalence of FA at 1 year follow up after cardiac surgery is lesser than the prevalence observed in the perioperative period. Regular reassessment of the necessity of a VKA treatment after cardiac surgery may prevent from the occurrence of major bleeding event.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-11 – Traitement hybride médico-chirurgical de la fibrillation auriculaire isolée – approche épicardique et endocardique combinée

Étienne Grunenwald, Anne Rollin, Mark La Meir, Philippe Maury, Bertrand Marcheix Service de chirurgie cardio-vasculaire, CHU Rangueil, Toulouse  Objectif L’ablation par cathéter est le traitement de référence de la fibrillation atriale (FA) symptomatique réfractaire au traitement médical. Le succès de l’ablation est limité chez les patients atteints de FA persistante. Nous avons évalué la faisabilité et l’efficacité précoce d’une approche hybride combinant une ablation épicardique chirurgicale par thoracoscopie et une ablation endocardique en un temps chez les patients atteints de FA persistante isolée.  Méthode Huit patients présentant une FA isolée symptomatique persistante ou persistante de longue date ont été inclus dans cette étude prospective observationnelle dans le cadre du financement institutionnel de thérapeutiques innovantes. Un premier temps chirurgical consistait en une thoracoscopie bilatérale pour effectuer une exclusion des veines pulmonaires et du mur postérieur de l’atrium gauche avec un système de radiofréquence bipolaire épicardique. Le deuxième temps opératoire consistait en une exploration électrophysiologique par abord transeptal afin de vérifier le caractère transmural et continu des lésions de radiofréquence. Une ablation complémentaire endocardique était réalisée si nécessaire. Le critère de jugement principal était l’existence d’une exclusion complète des veines pulmonaires et du mur postérieur de l’atrium gauche. Tous les patients ont été contrôlés par un holter-ECG sur 24 heures à 3 et 6 mois.  Résultat La procédure a été complète dans tous les cas. Après l’ablation chirurgicale, l’isolation du mur postérieur de l’atrium gauche était complète chez 7 patients (87,5 %). Un complément d’ablation endocardique perprocédure a été réalisé chez 3 patients (37,5 %) du côté gauche, et chez 3 patients du côté droit (37,5 %) en raison de l’apparition d’un flutter commun. En fin de procédure, tous les patients (100 %) étaient en rythme sinusal. Aucune conversion ou recours à une circulation extracorporelle n’a été nécessaire. Aucun décès n’a été observé. Un patient a présenté une paralysie phrénique transitoire. À 3 mois, tous les patients étaient en rythme sinusal sans épisode de FA et sans traitement antiarythmique.  Conclusion Une approche hybride combinant l’ablation chirurgicale épicardique et l’ablation endocardique s’est avérée efficace et sûre dans le traitement de la fibrillation atriale isolée et pourrait représenter une nouvelle option thérapeutique. Nos résultats doivent être confirmés par des études plus longues avec des effectifs plus importants.     Hybrid treatment of lone atrial fibrillation- combined epicardial and endocardial ablation   Objectives Catheter ablation is an effective treatment for medically refractory, disabling atrial fibrillation (AF). Ablation success may be limited in patients with persistent or long-standing persistent AF. An hybrid thoracoscopic epicardial-endocardial technique for AF ablation procedure may be a preferred approach for such patients. Limited data are available using such an approach. We evaluated the safety and early effectiveness of the hybrid approach combining surgical thoracoscopic and endocardial ablation in a single-step procedure in patients with lone persistent AF.  Methods Eight consecutive patients with either symptomatic persistent or long-standing persistent lone AF were prospectively enrolled. The surgical procedure consisted of a bilateral thoracoscopic approach to perform a “box” lesion set with epicardial radiofrequency bipolar device. In the same procedure, transseptal electrophysiological exploration was performed to assess the box isolation and to complete ablation if necessary. The primary endpoint was the completeness of the procedure. All patients underwent continuous 1-day Holter monitoring at 3 months and 6 months.  Results Successful completion of the procedure was achieved in all cases. After surgical ablation, box lesion was continuous et transmural in 7 patient (87.5%). Additional perprocedural endocardial touch-up ablation was carried out in 3 patients (37.5%) in left side and in 3 patients (37.5%) in right side for a residual flutter ablation. At the end of the procedure, all the patients left the operating room in sinus rhythm. No death or conversion to cardiopulmonary bypass occurred. One patient presented a transient postoperative phrenic nerve paralysis. At 3 months, all the patients are in sinus rhythm with no Atrial fibrillation episode and without antiarrhythmic drugs.  Conclusion The combination of thoracoscopic box lesion and transcatheter ablation in a one step hybrid approach proved to be effective and safe in the treatment of LAF and to represent an important new suitable option to treat stand-alone AF. Our findings need to be confirmed by longer and larger studies.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-08 – Suivi à moyen terme des pontages aorto-coronariens totalement endoscopiques

Amilcar Di-Géronimo, Michel Montaudon, Jean-Baptiste Pinaquy, Hervé Douard, Xavier Roques, Louis Labrousse Service de chirurgie cardio-vasculaire, service d’imagerie médicale, radiologie diagnostique et thérapeutique, service de médecine nucléaire et service de cardiologie et maladies vasculaires, échographies, épreuves d’effort, réadaptation, CHU de Bordeaux, Pessac  Objectif La revascularisation chirurgicale des coronaires, thérapeutique historique de la maladie athéromateuse coronarienne évoluée, a vu ses indications se réduire aux lésions pluritronculaires complexes. Grâce aux avancées technologiques, il est désormais possible de proposer aux patients la réalisation de pontages aorto-coronariens totalement endoscopiques, par assistance robotisée, via le système Da Vinci®. L’objectif de notre travail était d’évaluer à moyen terme les pontages aorto-coronariens totalement endoscopiques monotronculaires réalisés depuis 2010.  Méthode Le travail de recherche a reposé sur une étude descriptive prospective monocentrique où tous les patients opérés consécutivement d’un pontage aorto-coronarien totalement endoscopique de l’artère mammaire interne gauche sur l’artère Interventriculaire antérieure depuis septembre 2010 jusqu’à avril 2013 ont été inclus. Nous avons cherché à déterminer, à moyen terme, si ces pontages restaient perméables grâce à la réalisation d’un coroscanner et d’une scintigraphie myocardique d’effort, et également d’évaluer alors l’état de santé physique et mentale des patients au moyen de l’autoquestionnaire SF-36 et d’un entretien non directif.  Résultat Quarante patients ont été opérés consécutivement d’un pontage aorto-coronarien totalement endoscopique. Les 32 premiers étaient éligibles à une évaluation du leur à moyen terme, 20 (62,5 %) ont accepté de participer à l’étude. Les coroscanners ont retrouvé tous les pontages perméables. Les scintigraphies myocardiques d’effort sont revenues négatives pour 15 patients (75 %) et positives pour 5 (25 %), l’hypoperfusion myocardique de stress touchant alors à chaque fois au moins le territoire de l’artère Interventriculaire antérieure. Les scores moyens agrégés de santé physique et de santé mentale obtenus par l’autoquestionnaire SF-36 étaient respectivement de 70,79 et de 70,53. L’entretien non directif a permis de mettre en évidence 62 % de satisfaction, 37 % d’insatisfaction et 1 % de neutralité chez les patients.  Conclusion Les pontages aorto-coronariens totalement endoscopiques restent perméables, malgré l’existence d’une évolution de la maladie athéromateuse coronarienne chez certains patients. L’état de santé physique et mentale des patients est globalement bon. Ils sont d’ailleurs également globalement satisfaits de l’intervention chirurgicale.     Midterm follow-up of totally endoscopic coronary artery bypass graftings   Objectives Surgical revascularization of the coronary arteries, historical reference treatment of the enhanced coronary atherosclerosis, has seen its indications be reduced to complex multivessel lesions. Thanks to technological advances, it is now possible to offer to patients to perform robotic assisted Totally Endoscopic Coronary Artery Bypass (TECAB), with the da Vinci® system. The objective of this work was to evaluate at midterm monovessel TECAB performed since 2010.  Methods The research work was based on a monocentric prospective descriptive study in which all consecutively operated patients by TECAB of Left Internal Mammary Artery (LIMA) on Left Anterior Descending (LAD) from September 2010 to April 2013 have been included. We were searching to evaluate, at midterm, the patency of the grafts with the perform of coroscanner and stress myocardial perfusion scintigraphy, and physic and mental health with the SF-36 general health status survey and a no leading questions consultation.  Results During the study period, 40 patients have been consecutively operated by TECAB, the first 32 ones were eligible to a midterm evaluation of their graft, among them, 20 (62.5%) have accepted to participate to the study. The coroscanners have found all the grafts patent. Stress myocardial perfusion scintigraphies were negative for 15 patients (75%) and positive for the 5 others (25%), at least LAD territory was each time affected by stress myocardial hypoperfusion. The aggregated average scores of physic and mental health obtained by the SF-36 general health status survey were respectively 70.79 and 70.53. The no leading questions consultation has permitted to highlight 62% of satisfaction, 37% of dissatisfaction and 1% of non-involvement among patients opinions on their experience of the surgical procedure.  Conclusion TECAB stay patent, in spite of the coronary atherosclerosis increase for some patients. Patients physic and mental health is globally good, they are also moreover globally satisfied with the surgical operation.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-07 – Survie après chirurgie à cœur battant comparée à la survie de la population générale

Anthony Nguyen, Pierre-Emmanuel Noly, Raymond Cartier Institut de cardiologie de Montréal, Québec, Canada  Objectif Les maladies cardiovasculaires impactent directement la survie des patients. L’amélioration de la survie à long terme après revascularisation coronarienne chez les patients souffrant de MCAS par rapport à la population générale est l’objet de notre étude. Nous avons comparé la survie à long terme des patients après chirurgie sans CEC à la population locale appariés pour l’âge, le sexe et l’année de la chirurgie.  Méthode Nous avons revu rétrospectivement notre base de données de 1 400 patients consécutifs, systématiques, et suivis prospectivement, ayant subi des chirurgies coronariennes sans CEC pour MCAS entre septembre 1996 et novembre 2007 dans notre institut. Les procédures ont été effectuées par un seul chirurgien. La chirurgie OPCAB était la principale méthode de revascularisation pour tous les patients. La courbe de survie Kaplan-Meier de la population OPCAB avec un intervalle de confiance de 95 % a été comparée à la population générale de la province du Québec matchée pour le sexe, l’âge et l’année de la chirurgie. Les analyses de sous-groupes spécifiques ont également été évaluées.  Résultat La survie globale à dix ans était diminuée pour la population OPCAB par rapport à la population générale (71,9 ± 2,8 % vs 78,4 ± 0,2 %), et les femmes étaient plus touchées que les hommes (62 ± 3,8 % vs 79,7 ± 0,2 % ; 74,5 ± 2,6 % vs 78 ± 0,2 %). Les patients âgés de 65 ans et plus avaient une survie similaire (62,3 ± 3,1 % vs 59,7 ± 0,3 %) tandis que les patients de moins de 65 ans avaient une durée de vie plus courte (82,3 ± 2,9 % vs 90 ± 0,1 %). Les patients non diabétiques avaient une survie comparable à la population normale (75,6 ± 2,4 % vs 78,8 ± 0,2 %). Le diabète influence gravement la survie des patients (61 ± 3,9 % vs 77,5 ± 0,2 %). Les patients non-fumeurs ont un taux de survie similaire (73,4 ± 2,7 % vs 74 ± 0,2 %), tandis que les fumeurs avaient une survie diminuée (68,9 % ± 3,1 % vs 86,5 ± 0,1 %). Les patients hypertendus avaient également une diminution de survie (69,4 ± 3,2 % vs 77,5 ± 0,2 %). Les patients hypercholestérolémiques et obèses traités avaient une survie similaire.  Conclusion Par rapport à la population générale locale, la chirurgie coronarienne sans CEC a réussi à normaliser la survie à long terme chez les patients âgés de plus de 65 ans, non diabétiques, non-fumeurs, hypercholestérolémiques et obèses. Les patients jeunes, les femmes et les patients hypertendus ont présenté une survie plus faible.     Survival after OPCAB surgery compared to case-matched population survival   Objectives Cardiovascular diseases impact on survival. How coronary revascularization improves long-term survival in patients with coronary artery disease (CAD) compared to the case-matched population is a topic of debate. We compared patients’ long-term survival after OPCAB surgery to general local population case-matched for age, gender and year of surgery.  Methods We retrospectively reviewed our database of 1,400 consecutive, systematic, and prospectively-followed patients who underwent OPCAB procedures for multi-vessel CAD between September 1996 and November 2007 at the Montreal Heart Institute. The procedures were performed by a single surgeon. OPCAB surgery was the primary method of revascularization for all patients. Kaplan Meier survival of the overall OPCAB population with 95% confidence interval was compared to general Quebec province population case-matched for gender, age and year of surgery. Specific subgroups were also assessed.  Results Ten-year survival was decreased for the entire cohort compared to general population (71.9±2.8% vs 78.4 ± 0.2%), women were more affected than men (62±3.8% vs 79.7±0.2%; 74.5±2.6% vs 78±0.2%). Patients 65 years and older had a similar survival (62.3±3.1% vs 59.7±0.3%) whereas patients below 65 years had shorter life span (82.3±2.9% vs 90±0.1%). Non-diabetic patients had a survival comparable to normal population (75.6±2.4% vs78.8±0.2%). Diabetes severely influenced patient survival (61±3.9% vs 77.5±0.2%). Non-smoker patient had a similar survival (73.4±2.7% vs 74±0.2%), whereas smoker had a decreased survival (68.9%±3.1% vs 86.5±0.1%). Hypertensive patients had also a diminished survival (69.4±3.2% vs 77.5±0.2%). Obese and treated hypercholesterolemic patients had similar survival.  Conclusion Compared to local general population, OPCAB surgery was successful in normalizing long-term survival in patients older than 65 years old, non-diabetic, non-smoker, hypercholesterolemic and obese. Young patients, women, and hypertensive patients, presented a lower survival.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-06 – Bénéfices de l’association de l’Impella à l’ECMO veino-artérielle périphérique

Sébastien Colombier, Guillaume Lebreton, Astrid Quessard, Pierre Demondion, Marina Clément-Rigollet, Ciro Mastroianni, Eleodoro Barreda, Julien Amour, Pascal Leprince Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris  Objectif L’ECMO veino-artérielle périphérique fait partie de l’arsenal thérapeutique de prise en charge du choc cardiogénique réfractaire. Elle permet en urgence de restaurer une hémodynamique et une perfusion tissulaire efficaces. Mais son bénéfice est parfois limité par ses complications. Parmi celles-ci, l’augmentation de la post-charge du ventricule gauche occupe une place majeure et est directement corrélée à la mortalité. L’association de l’Impella à une ECMO veino-artérielle périphérique pourrait limiter l’impact de cette complication.  Méthode Dans notre institution, l’Impella est utilisée chez les patients sous ECMO veino-artérielle périphérique avec ballon de contrepulsion intra-aortique associé, présentant un tableau d’œdème aigu du poumon ou de stase dans les cavités cardiaques.  Résultat Entre juillet 2011 et juillet 2015, 31 patients bénéficièrent de cette technique. L’âge moyen des patients était de 49 ans (19-79) avec une prédominance masculine (74 %) et une surface corporelle moyenne de 1,93 m2 (1,56-2,50). Les cardiopathies dilatées (51,6 %) et ischémiques (35,5 %) représentaient les principales étiologies des défaillances cardiaques, avec une FeVG initiale moyenne de 15 % (10-35). Trois modèles différents d’Impella furent utilisés : 18 (58 %) Impella 5.0, 8 (26 %) Impella 2.5 et 5 (16 %) Impella CP ; avec 67,7 % (21) des implantations réalisées par abord axillaire droit et 16,1 % (5) par voie fémorale gauche. Les paramètres échocardiographiques et radiologiques ayant motivé l’implantation se corrigèrent en moyenne en 48 heures. La durée moyenne de ce type de support hémodynamique fut de 9,8 jours (1-37). 3 (10 %) patients bénéficièrent par la suite de l’implantation d’une assistance gauche de longue durée, 2 (6,5 %) patients furent transplantés et 10 (32,2 %) décédèrent.  Conclusion L’association de l’Impella à l’ECMO veino-artérielle périphérique assure une bonne décharge ventriculaire gauche. Cette stratégie permet d’éviter la centralisation d’une ECMO périphérique tout en évitant une stase dans les cavités cardiaques, facteur majeur de mortalité.     Benefits of Impella and peripheral veno-arterial ECMO combination   Objectives Peripheral veno-arterial ECMO is a therapeutic issue in refractory cardiogenic shock. In emergent situations, it permits to reestablish efficient hemodynamic and tissues perfusion. But benefits are sometimes limited by complications occurrence. Left ventricular unload reduction is a major complication and is directly related to mortality. Impella and peripheral veno-arterial ECMO combination could reduce this complication.  Methods In our institution, Impella is used for patients assisted by peripheral veno-arterial ECMO and intra-aortic balloon pump combination, which present an acute pulmonary edema or a cardiac cavities blood stasis.  Results Between july 2011 and july 2015, 31 patients received this procedure. Patients mean age was 49 years-old (19-79) with male predominance (74%) and a mean body area of 1.93m2 (1.56-2.50). Dilated (51.6%) and ischaemic (35.5%) cardiomyopathy were the main cardiac failure etiologies, with a mean initiating FeVG of 15% (10-35). Three different Impella devices were used: 18 (58%) Impella 5.0, 8 (26%) Impella 2.5 et 5 (16%) Impella CP. 67.7% (21) of implantations were located via the right subclavian artery and 16.1% (5) via the left femoral artery. Initial echocardiographic and radiological results were improved after 48 hours. Hemodynamic mean duration support was 9.8 days (1-37). Secondarily, LVAD was implanted to 3 (10%) patients, 2 (6.5%) patients were transplanted and 10 (32.2%) died.  Conclusion Impella and peripheral veno-arterial ECMO combination provides a sufficient left ventricular unload. In practice, this procedure avoids the switch for a central ECMO by reducing the blood stasis in heart cavities, a major factor of mortality.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-05 – Impact de l’âge sur la mortalité des patients assistés par ECMO veino-artérielle : étude monocentrique à propos de 321 malades entre 2005 et 2015

Basile Marie, Amedeo Anselmi, Vito-Giovanni Ruggieri, Hervé Corbineau, Thierry Langanay, Alain Leguerrier, Anne Ingels, Erwan Flécher, Jean-Philippe Verhoye Service de chirurgie cardiaque, thoracique et vasculaire, hôpital Pontchaillou, CHU de Rennes  Objectif L’objectif de cette étude était d’analyser l’impact de l’âge sur la mortalité des patients implantés d’une ECMO veino-artérielle, et de définir les principaux facteurs de risque préimplantation de mortalité.  Méthode Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, à partir d’une base de données remplie de façon prospective dans laquelle nous avons inclus tous les patients ayant bénéficié d’une ECMO veino-artérielle de janvier 2005 à juillet 2015. Les résultats ont été analysés en deux groupes de patients de plus (groupe 1) ou moins de 65 ans (groupe 2). La durée moyenne de suivi était de 53,1 jours ± 76,5 pour le groupe 1 contre 96,2 jours ± 86,8 pour le groupe 2.  Résultat Parmi 321 patients, 23 % étaient dans le groupe 1. Ce dernier présentait un taux d’implantation post-cardiotomie plus élevé (61,4 % vs 17,9 %) et un taux d’implantation post-transplantation plus faible (2,7 % vs 16,3 %). Le site de canulation était périphérique dans 93,7 % des cas. Les patients plus jeunes étaient plus graves à la pose de l’ECMO (pH 7,30 ± 0,19 vs 7,35 ± 0,13, p = 0,003 ; lactates 7,5 mmol/L ± 5,6 vs 5,8 mmol/L ± 4,5, p = 0,003). Cependant, le taux de sevrage était plus faible dans le groupe 1 que dans le groupe 2 (13,5 % vs 29,2 %, p = 0,0069). La durée d’assistance n’était pas significativement différente entre les groupes. Le groupe 1 présentait un taux de transfusion plus important que le groupe 2 (83,1 % vs 92 %, p = 0,05). La mortalité à 30 jours était significativement plus élevée dans le groupe 1 (74,6 % vs 47,9 %, p < 0,001 ; OR 3,2 [IC 1,8-5,7]). La survie actuarielle à 6 mois était significativement inférieure dans le groupe 1 (48,4 % ± 3,2 vs 25,3 % ± 5,0 ; p = 0,0006, analyse de Kaplan-Meier). L’analyse univariée a identifié comme facteurs de risque de mortalité chez les plus de 65 ans le score IGS (p = 0,02) et le recours à la noradrénaline lors de l’implantation (p = 0,04).  Conclusion Les patients de plus de 65 ans présentent une mortalité immédiate et tardive significativement plus importante après une ECMO veino-artérielle. L’implantation des personnes âgées est possible, mais doit être discutée en fonction des comorbidités et de la présentation clinique (score IGS).     Impact of age on mortality of patients assisted by veno-arterial ECMO- single center study about 321 patients between 2005 and 2015  Objectives Our aim was to assess the impact of age on mortality in veno-arterial ECMO recipients, and to investigate the risk factors for mortality.  Methods This is a single-center retrospective study on prospectively collected data. We included all patients treated with a veno-arterial ECMO (January 2005-July 2015). Outcomes where compared among two patients subgroups according to age: greater than 65 (group 1) or less than 65 (group 2). Mean follow-up time was 53.1 days ±76.5 for group 1 and 96.2 days ±86.8 for group 2.  Results Among 321 patients, 23% were included in group 1. Group 1 was characterized by higher rate of post-cardiotomy ECMO (61.4% vs. 17.9% in Group 2) and lower rate of post-transplant ECMO (2.7% vs. 16.3%). Peripheral ECMO was employed in the majority of cases (93.7%, n=299). Younger patients were more severe at presentation (pH 7.30±0.19 vs. 7.35±0.13 in Group 1, p=0.003; lactates 7.5 mmol/L ±5.6 vs. 5.8mmol/L ±4.5 in Group 1, p=0.003). Notwithstanding, weaning rate was lower in group 1 than in group 2 (13.5% vs. 29.2%, p=0.0069). Average ECMO duration was not significantly different between groups. Group 1 showed a higher rate of packed red blood cells transfusion than group 2 (83.1% vs. 92%, p=0.05). The 30-days mortality was significantly higher in group 1 (74.6% vs 47.9% p<0.001; OR 3.2 [CI 1.8 to 5.7]). The 6-months actuarial survival was significantly lower in group 1 (48.4% ±3.2 vs. 25.3% ±5.0; p=0.0006 Kaplan-Meier analysis). In patients older than 65, univariate analysis identified higher IGS score (p=0.02) and use of noradrenaline at implantation (p=0.04) as risk factors of mortality.  Conclusion Patients aged more than 65 have significantly higher immediate and late mortality after implantation of a veno-arterial ECMO. This therapeutic is feasible in the elderly, but comorbidities and clinical presentation (IGS score) need to be considered while establishing the indications in order to avoid futile treatment.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-04 – L’ECMO pour arrêt cardiaque extrahospitalier – un intérêt discutable ?

Simon Rouzé, Amedeo Anselmi, Erwan Flécher, Marie Aymami, Vincent Le Bouquin, Alain Leguerrier, Jean-Philippe Verhoye Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital Pontchaillou, CHU de Rennes  Objectif L’ECMO veino-artérielle ou ECLS (Extracorporeal Life Support) est un outil prenant une place grandissante dans la prise en charge des arrêts cardio-respiratoires (ACR) réfractaires à une réanimation cardio-respiratoire (RCP). L’objectif principal de ce travail était de déterminer la survie à 30 jours pour les patients subissant l’implantation d’une ECLS veino-artérielle pour ACR réfractaire. Les buts secondaires étaient de déterminer la survie à 1 an et les facteurs associés à la mortalité à 30 jours.  Méthode Pour cette étude rétrospective et unicentrique, nous avons analysé les données collectées de manière prospective de 72 patients pris en charge pour ACR réfractaire ayant nécessité l’implantation d’ECLS, de janvier 2005 à juillet 2015. La sélection des patients ayant présenté un ACR extrahospitalier devait satisfaire aux critères suivants : no-flow < 5 min et présence de témoins à l’arrêt, low-flow < 100 min, concentration de CO2 expirée > 10 mmHg, absence d’asystolie à l’ECG. L’implantation de l’ECLS était intrahospitalière, durant un massage cardiaque externe dans tous les cas. Un suivi prospectif était ensuite réalisé.  Résultat La moyenne d’âge était de 46,7 ± 1,6 ans ; les ACR extrahospitaliers représentaient 24 % des malades ; le low-flow moyen était de 47,2 ± 33 minutes. Objectif primaire : la survie globale à 30 jours est de 35 % ; la survie à 30 jours dans le groupe ACR intrahospitalier est de 42 % et de 12 % dans le groupe ACR extrahospitalier. Objectif secondaire : les ACR extrahospitaliers, le taux élevé de lactate et la température corporelle étaient des facteurs de mortalité à 30 jours. Aucun décès après la sortie de l’hôpital n’a été identifié durant le suivi (35 % de survie ; durée moyenne de suivi 15,6 ± 19,2 mois).  Conclusion L’utilisation de l’ECLS dans les ACR réfractaires est un outil intéressant pour des patients sélectionnés, avec des résultats encourageants. Néanmoins, l’utilisation de cet outil montre des résultats médiocres pour les patients ACR extrahospitaliers, dont les critères de sélection étaient rigoureux.     Extracorporeal cardio-pulmonary resuscitation for out-of-hospital refractory cardiac arrest- caution is advised   Objectives Extracorporeal Life Support (ECLS) is an emerging option to treat selected patients with cardiac arrest refractory to cardio-pulmonary resuscitation (CPR). Our primary objective is to determine the survival at 30 day among adult patients receiving veno-arterial ECLS for refractory cardiac arrest. Our secondary objectives were to determine the 1 year survival and to examnie factors associated with 30 day mortality.  Methods In this retrospective, single center study, we analysed the prospectively collected data of 72 patients rescued from refractory cardiac arrest through emergent implantation of veno-arterial ECLS, from January 2005 to July 2015. Patients suffering from out-of-hospital cardiac arrest must reach the following criteria: no-flow <5 minutes and witnessed cardiac arrest, low-flow <100 minutes, end-expiratory CO2 concentration >10mmHg, no asystoly on the ECG. ECLS implantation were performed within the hospital and during ongoing external cardiac massage. Follow-up were performed prospectively.  Results Mean age was 46.7±1.6 years; out-of-hospital cardiac arrest occured in 24% of cases; mean low-flow time was 47.2±33 minutes. Primary objective: the overall rate of 30 day survival was 35%; survival rate of in-hopital cardiac arrest was 42%; survival rate in out-of-hospital cardiac arrest was 12%. Secondary objectives: out-of-hospital cardiac arrest, higher serum lactate levels and lower body temperature at the time of implantation were associated with 30 days mortality. No death occured during the follow-up after discharge (35% survival, average follow-up was 15.6±19.2 months).  Conclusion Extracorporeal cardioplumoray resuscitation is a viable treatment for selected patients with cardiac arrest refractory to CPR. However, our results for patients implanted for out-of-hospital refractory cardiac arrest are more concerning despite our rigorous selection criteria.
juin 10, 2016
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-01 – Place de l’ECLS dans le choc cardiogénique post-cardiotomie – à propos de 213 patients

Hassan Debbagh, Guillaume Lebreton, Pierre Demondion, Marina Clément-Rigolet, Ciro Mastroianni, Cosimo d’Alessandro, Antonella Galeone, Eleodoro Barreda, Mojgan Laali, Akhtar Rama, Julien Amour, Pascal Leprince Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris  Objectif Le choc cardiogénique réfractaire post-cardiotomie chez l’adulte survient au décours de 0,5 à 1,5 % des procédures. L’Extracorporeal Life Support (ECLS) fait partie intégrante de l’arsenal thérapeutique en réanimation de chirurgie cardiaque dans ces situations. Nous rapportons l’expérience de notre centre dans l’usage précoce de l’ECLS en post-cardiotomie chez 213 patients entre septembre 2001 et janvier 2015.  Méthode La majorité des patients étaient des hommes (n = 159, 74,6 %) de 62,6 ± 12,9 ans. 24 % étaient diabétiques, 12,2 % avaient un IMC > 30 kg/m2, 56,7 % étaient hypertendus artériels, 54,2 % insuffisants rénaux, 7,9 % avaient une BPCO et 11,9 % une AOMI documentées. À la prise en charge, 46 % des patients étaient en choc cardiogénique, 39,7 % sous inotropes, 45,5 % en classe IV de la NYHA, 31,3 % en angor instable (CCS IV) et 20,7 % sous ventilation mécanique. 36 % (n = 76) étaient redux. Aussi, 2 patients (0,93 %) étaient déjà sous ECLS. La fraction d’éjection du ventricule gauche était de 38,2 % ± 17,6 %, inférieure à 30 % chez 39 % des patients. L’EuroSCORE II était de 29,3 % ± 23,8 % avec 53,5 % de valeurs supérieures à 20 %. Les procédures étaient des pontages coronariens isolés (22,5 %), des chirurgies valvulaires isolées (28 %), combinées (20,7 %), des dissections aortiques (8,5 %) et des implantations d’assistances ventriculaires de longue durée (6,1 %). Les temps de CEC et de clampage étaient respectivement de 155,6 ± 92 min et 81 ± 63 min. Les interventions étaient considérées comme « urgentes dans les 24 heures » dans 55,7 % des cas et « de sauvetage » dans 9,9 % des cas. L’implantation de l’assistance était périphérique chez 112 patients et centrale chez 101 patients.  Résultat Le temps moyen d’assistance était de 8,7 ± 8,2 jours. 46,5 % des patients implantés ont pu être sevrés, 7,2 % (n = 15) ont été transplantés ou ont bénéficié d’une assistance circulatoire de longue durée. La survie était de 41,3 % (n = 88) à 1 mois et de 26,3 % (n = 56) à 1 an. La survie hospitalière était de 33,6 % (n = 71). La survie était meilleure dans le groupe « ECLS périphérique » (RR = 0,89, p < 0,05).  Conclusion L’ECLS a une place primordiale dans la prise en charge des patients en choc cardiogénique post-cardiotomie et permet d’améliorer sensiblement la survie des sujets opérés, notamment les plus graves.     The use of ECLS in the post-cardiotomy cardiogenic shock- about 213 patients  Objectives The refractory post-cardiotomy cardiogenic shock in adults occurs in 0.5 to 1.5% of procedures. The extra corporeal life support (ECLS) is fully integrated to the therapeutic arsenal in cardiac surgery resuscitation. We report our center’s experience in the early use of ECLS in post-cardiotomy among 213 patients between September 2001 and January 2015.  Methods The majority of patients were male (n=159, 74.6%) aged of 62.6±12.9 years. 24% were diabetic, 12.2% had a BMI > 30 kg/m2, 56.7% had arterial hypertension, 54.2% renal insufficiency, 7.9% had COPD and 11.9% a documented PAD. Initially, 46% of patients were in cardiogenic shock, 39.7% required inotropes, 45.5% were in NYHA IV functionnal class, 31.3% in unstable angina (CCS IV) and 20.7% under mechanical ventilation. 36% (n=76) were redo patients. 2 patients (0.93%) were already under ECLS. Ejection fraction of the left ventricle was 38.2%±17.6%, and under 30% in 39% of patients. The EuroSCORE II was 29.3%±23.8% with 53.5% of the values superior to 20%. The surgical procedures were isolated coronary bypass (22.5%), isolated valve surgeries (28%), combined operations (20.7%), aortic dissections (8.5%) and long term ventricular assistances implementation (6.1%). The CPB and clamping time were respectively 155.6 ± 92 and 81±63 min. Interventions were considered “urgent within 24 hours” in 55.7% of cases and a “rescue” in 9.9% of cases. The implantation of the assistance was peripheral in 112 patients and central in 101 patients.  Results The average ECLS support duration was 8.7±8.2 days. 46.5% of implanted patients could be weaned, 7.2% (n=15) were transplanted or benefited from a long-term circulatory support implantation. Survival was 41.3% (n=88) at 1 month and 26.3% (n=56) at 1 year. In hospital survival was 33.6% (n=71).  Conclusion The ECLS has a prominent place in the treatment of post-cardiotomy cardiogenic shock patients and significantly improves the survival of operated subjects, including the most serious ones.
juin 10, 2016