Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-23 – Résections pulmonaires majeures par thoracoscopie exclusive pour cancer bronchique : une analyse de survie

Agathe Seguin-Givelet, Jon Lutz, Madalina Grigoroiu, Emmanuel Brian, Dominique Gossot Institut du thorax Curie-Montsouris, département thoracique, Institut mutualiste Montsouris, Paris   Objectif : Bien que recommandée dans les stades précoces de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) depuis 2013 par l’ACCP, la validité oncologique de la chirurgie thoracoscopique pour les exérèses pulmonaires majeures reste discutée. Depuis 2007, nous opérons à thorax fermé les patients présentant un CBNPC de stade I. Le but de ce travail est d’analyser les résultats de notre technique en termes de curage ganglionnaire et de survie à long terme. Méthode : Nous avons analysé de manière rétrospective en intention de traiter, à partir d’une base prospective, les données des patients opérés par thoracoscopie entre janvier 2007 et juin 2015 pour un CBNPC de stade I. Un curage ganglionnaire radical hilaire et médiastinal a été associé. Lors des segmentectomies, une analyse extemporanée des ganglions 11, 12 et 13 et des marges parenchymateuses était demandée pour étendre la résection en cas de positivité. Les survies globales et sans récidive ont été estimées par une courbe de Kaplan-Meier et les différences ont été calculées par un test de log-rank. Les différences de proportions ont été calculées par un test de Chi2. Résultat : 494 patients ont été analysés et le suivi a été complet chez 477 patients (96,6 %). La mortalité à 30 jours ou intrahospitalière était de 0,81 % et la morbidité hospitalière de 29,76 %. La survie à 5 ans pour l’ensemble de la cohorte était de 72,6 %. Il n’existait pas de différence significative de survie entre les stades IA (n = 359) et les stades IB (n = 117). La survie globale et la survie sans récidive par stade seront détaillées lors de la présentation. 98 patients (20,6 %) ont été finalement classés dans un stade pTNM supérieur à leur stade cTNM. 73 patients (15,3 %) ont présenté un upstaging ganglionnaire de N0 à N1 (n = 39) ou N0 à N2 (n = 34). Conclusion : Dans notre série, l’abord à thorax fermé pour des patients avec un CBNPC de stade I leur a offert des survies similaires et un taux d’upstaging identique, voire supérieur à ceux publiés par d’autres approches chirurgicales.     Full thoracoscopic major pulmonary resections for lung cancer: an analysis of survival   Objectives: Although video-assisted techniques are now recommended by the 2013 ACCP guidelines for treating early stage lung carcinomas, their oncological validity remains discussed. Since 2007, we are using a standardized full thoracoscopic approach for lobectomy or segmentectomy for stage I NSCLC. The aim of this work is to analyze the results of a full-closed chest technique in terms of nodal upstaging and long term survival. Methods: All patients who were operated for NSCLC between January 2007 and June 2015 were retrospectively analyzed from a prospective data base. The lobectomy or segmentectomy was completed with a radical hilar and mediastinal lymph node dissection (LND). All peribronchial (station 11) and interlobar and intersegmental (stations 12 and 13) were cleared. During segmentectomies, intersegmental LN and safety margins were examined by frozen section. The procedure was converted to lobectomy in case of invaded LN or insufficient safety margin. Overall survival and disease-free survival were estimated using the Kaplan-Meier curve and differences in survival using log-rank test. Differences in proportions were calculated using the chi-squared test. Results: 494 patients were included. We obtained a complete follow up for 477 patients (96.6%). Thirty-days or in-hospital mortality was 0.81% and in-hospital morbidity was 29.76%. Five-year overall survival of the whole cohort was 72.6%. There was no significant difference in five-year overall survival between clinical stage IA (n=359) and IB (n=117). Overall and disease free survival by pathological stage will be detailed in the presentation. 98 patients were upstaged (20.6%). Nodal upstaging to N1 (n=39) or N2 (n=34) was observed in 15.3% of clinical stage I patients (73/476). Conclusion: A full thoracoscopic approach allows a satisfactory survival and nodal upstaging that are similar or superior to other reported approaches.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-22 – Traitement chirurgical des cancers bronchiques non à petites cellules de stade précoce par segmentectomie à thorax fermé : résultats préliminaires

Dominique Gossot, Agathe Seguin-Givelet, Jon Lutz, Madalina Grigoroiu, Emmanuel Brian Institut du thorax Curie-Montsouris, département thoracique, Institut mutualiste Montsouris, Paris   Objectif : Le taux de résections sous-lobaires anatomiques pour cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade précoce est en progression. Cependant les indications restent controversées. Nous rapportons les résultats préliminaires d’une série consécutive de 226 segmentectomies à thorax fermé pour suspicion de CBNPC de stade précoce. Méthode : Entre 2007 et 2016, nous avons réalisé 322 résections sous-lobaires anatomiques (RSLA) par thoracoscopie, dont 226 pour une suspicion de CBNPC de stade précoce chez 222 patients. Les données, entrées prospectivement ont été analysées de façon rétrospective en intention de traiter. La survie globale et sans récidive a été estimée par une courbe de Kaplan-Meier et les différences calculées par un test de log-rank. Résultat : Vingt-deux patients avait un stade p supérieur à leur stade c (10,4 %) : soit pour un stade T supérieur (T3 n = 8, T4 n = 2), soit pour un envahissement N1 (n = 6) ou N2 (n = 6). Les atteintes ganglionnaires N2 ont été découvertes sur l’examen anatomopathologique définitif. Sur les 6 atteintes N1, 3 ont été découvertes en peropératoire sur l’examen extemporané des ganglions intersegmentaires et ont amené à convertir la segmentectomie en lobectomie. Dix conversions en thoracotomie ont été réalisées (3,9 %). Dix-sept patients ont eu une résection plus étendue que prévue (7,5 %), le plus souvent pour raison carcinologique : ganglion intersegmentaire envahi (n = 3) ou marge de résection insuffisante sur le plan intersegmentaire (n = 7) en examen extemporané. La morbidité et la mortalité ont été respectivement de 1,3 % et 25,7 %. Pour les cancers pT1aN0, les survies globale et sans récidive à 3 ans ont été respectivement de 86,8 % et 80,2 %. Pour les cancers pT1bN0, ces survies ont été respectivement de 88,1 % et 73,5 % ? Conclusion : Dans les CBNPC de stade précoce, les RSLA par thoracoscopie permettent de réduire la morbidité peropératoire tout en offrant une survie satisfaisante. Toutefois, une technique rigoureuse doit être appliquée pour diminuer le taux de conversion en thoracotomie et le taux de résection étendue (transformation en lobectomie) lorsque cela s’avère nécessaire sur le plan carcinologique.     Thoracoscopic segmentectomies for clinical stage 1 non small cell lung cancer: preliminary results   Objectives: The rate of sublobar resection for early stage non-small cell lung carcinoma (NSCLC) is increasing. However, as results of ongoing randomized controlled trials are still pending, indications remain controversial. We report the results of a consecutive series of 226 thoracoscopic segmentectomies for early stage NSCLC suspicion. Methods: Between 2007 and 2016, we performed 322 thoracoscopic anatomic sublobar resections (ASLR). 226 of these were for a suspicion of cT1aN0, cT1bN0 or cT2aN0 NSCLC in 222 patients, as 4 patients had a bilateral procedure. There were 124 females and 98 males, with a mean age of 66 (range: 36-86 years). Data were prospectively entered into a database and retrospectively studied in an intent-to-treat analysis. Overall and disease-free survivals were estimated on a Kaplan-Meier curve and differences were calculated by a log-rank test. Results: Twenty-two patients were upstaged (10.4%), in 10 cases for T3 or T4, in 6 cases for N1 metastasis and in 6 cases for N2 metastasis. The 6 N2 tumors were discovered on final pathological examination. Out of the 6 N1 metastases, 3 were discovered at frozen section and resulted in a switch from segmentectomy to lobectomy. There were 10 conversions into thoracotomy (3.9%). Seventeen patients had a more important resection than initially planned (7.5%), i.e. a lobectomy (n=16) or a basilar resection (n=1), most often for an oncologic reason: invasion of intersegmental lymph node (n=3) or suspicious resection margin at frozen section (n=7). Morbidity and mortality were respectively 1.3% and 25.7%. For pT1aN0 carcinomas, overall and disease-free survivals were respectively 86.8% and 80.2%. For pT1bN0 carcinomas, overall and disease-free survivals were respectively 88.1% and 73.5%. Conclusion: For early stage NSCLC, thoracoscopic ASLR allow reducing perioperative morbidity while offering a satisfactory survival. However, a rigorous technic must be applied in order to limit the rate of conversions into thoracotomy and the extension rate into lobectomy when required from an oncologic standpoint.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-21 – Ruptures de l’aorte ascendante, de la crosse aortique et des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés

David Boulate, Dominique Fabre, Sacha Mussot, Olaf Mercier, Philippe Brenot, Guillaume Tachon, Philippe Dartevelle, Elie Fadel Service de chirurgie thoracique et vasculaire et de transplantation cardio-pulmonaire, hôpital Marie-Lannelongue, Le Plessis-Robinson   Objectif : Décrire la prise en charge chirurgicale en urgence et les résultats à court et à long termes des patients avec une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés. Méthode : Nous avons effectué une analyse rétrospective monocentrique des cas consécutifs opérés à la phase aiguë d’une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés entre 1996 et 2015. Résultat : Notre expérience concerne cinq patients d’un âge médian de 26 ans (18 à 41 ans). Un patient a bénéficié d’un remplacement prothétique de l’aorte ascendante sous circulation extracorporelle avec cannulation artérielle fémorale rétrograde pour une rupture de l’aorte ascendante. Deux patients avec des ruptures de la crosse aortique ont bénéficié d’une réparation directe par patch sous circulation extracorporelle avec cannulation artérielle fémorale rétrograde et circulation cérébrale antérograde bicarotidienne isolée et, dans un cas, sous arrêt circulatoire en hypothermie profonde. Deux patients avec des ruptures du tronc artériel brachiocéphalique (TABC) ont bénéficié d’un pontage prothétique en position anatomique dans un cas et, dans l’autre, d’un pontage prothétique entre l’aorte ascendante et le tronc-artériel brachiocéphalique et fermeture directe de l’ostium du TABC. Tous les patients présentaient des fractures sternales ou des deux premières côtes. Deux patients ont développé des lésions neurologiques ischémiques centrales, 2 patients ont développé des lésions cardiaques symptomatiques. La mortalité intrahospitalière et après un suivi médian de 18 mois (3 à 180 mois) était nulle. Un patient présentait des séquelles neurologiques invalidantes. Conclusion : Les patients avec une rupture de l’aorte ascendante, de la crosse aortique ou des troncs supra-aortiques secondaires à des traumatismes thoraciques fermés peuvent bénéficier d’une prise en charge chirurgicale incluant une circulation extracorporelle avec perfusion cérébrale antérograde et arrêt circulatoire en hypothermie profonde.     Ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels rupture in blunt thoracic trauma   Objectives: The aim was to describe the surgical management, short and long terms outcomes of patients with traumatic injury to the ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels following blunt thoracic trauma. Methods: We retrospectively analyzed consecutives cases with surgical management of ascending aorta, aortic arch and supra-aortic vessels rupture secondary to blunt chest trauma between 1996 and 2015 in our institution. Results: We identified 5 five patients of median 26 years old (18 to 41 years old) with blunt trauma to the ascending aorta, aortic arch or supra-aortic vessels. One underwent ascending aortic replacement with a prosthetic graft on cardiopulmonary bypass with femoral artery retrograde perfusion. Two patients with aortic arch ruptures underwent open patch repair and ascending aorta to supra-aortic vessel bypass on cardiopulmonary bypass with bilateral selective antegrade cerebral perfusion, and, in one case, deep hypothermic circulatory arrest. There were two innominate artery ruptures repaired with anatomic bypass in one case and ascending aorta to innominate artery bypass and direct repair in the other. All patients had anterior chest wall fractures (four sternal and one bilateral 1st rib). Two patients developed ischemic neurologic lesions, two had symptomatic cardiac lesions, and three developed postoperative respiratory complications. All patients were alive at hospital discharge and after a median follow-up of 18 months (3 to 180 months). Conclusion: Open repair of blunt traumatic injuries to the aorta, aortic arch, and supra-aortic vessels can be lifesaving, even when cardiopulmonary bypass or deep hypothermia circulatory arrest are required.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-20 – Métastases pulmonaires des ostéosarcomes : place de la chirurgie et pronostic. À propos de 33 cas

Hazem Zribi, Amina Abdelkbir, Imen Bouacida, Mahdi Abdennadher, Sarra Zairi, Adel Marghli Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital Abderrahmen-Mami, Ariana, Tunisie   Objectif : L’ostéosarcome est la tumeur osseuse maligne la plus commune de l’enfant. La survie dépend du traitement local, de la chimiothérapie et du traitement des métastases. Notre but était d’étudier l’importance de la chirurgie des métastases pulmonaires d’ostéosarcome (MPO), le pronostic et la survie. Méthode : Les données ont été recueillies à partir des dossiers de 33 patients opérés pour MPO entre 1995 et 2016. Les données ont été analysées rétrospectivement et comparées à celles de la littérature. Résultat : Trente-trois patients (13 hommes/20 femmes, âge médian 22 ans) ont eu des métastasectomies pour MPO. La découverte était faite dans le cadre du suivi systématique pour 32 patients. Le côté droit était plus fréquemment atteint (42,4 %). L’atteinte était bilatérale chez 7 patients. Il s’agissait de métastase unique dans 25 cas avec un nombre moyen de nodules de 4. Trente et un patients ont eu des résections en wedge et deux ont eu des lobectomies. La voie d’abord était une thoracotomie postérolatérale dans 27 cas, une VATS dans 4 cas, une thoracotomie latérale dans 1 cas et une sternotomie dans 1 cas. Deux patients ont eu une résection costale. Une progression tumorale postopératoire était observée chez 6 patients (18,18 %). Quatre patients ont présenté une récidive controlatérale, un patient a présenté une récidive sur le poumon opéré et un patient une récidive bilatérale. La récidive locale est survenue à 12 et 24 mois après métastasectomie. Ces 6 patients ont eu une chirurgie itérative par thoracotomie. La survie à 5 ans, calculée pour 29 patients, était de 56 % et de 75 % pour les patients avec récidive ipsilatérale (p = 0,5). Elle était de 82 % pour les patients qui ont un nodule métastatique unique et qui n’ont pas fait de récidive (p = 0,03). Conclusion : En comparant notre série avec les données de la littérature, les patients opérés pour MPO ont un pronostic et une survie meilleurs par rapport à ceux non opérés, surtout en cas de métastase unique.     Osteosarcoma pulmonary metastases: role of Surgery and prognosis. About 33 cases   Objectives: Osteosarcoma is the most common malignant bone sarcoma in the children and adolescents. The survival of patients with osteosarcoma depends on chemotherapy, local treatment and metastasectomies. Our aim was to clarify the therapeutic effect and prognostic factors of metastasectomy. Methods: Clinical data from patients who were operated for osteosarcoma lung metastasis MPO between 1995 and 2016 were reviewed. All surgical and postoperative data were analysed retrospectively. Results: Thirty three patients (11 male/22 female; median age 22 years) underwent pulmonary metastasectomy for MPO. The discovery was by a CT scan for 32 patients. The right side was the most affected side (42.4%). Metastases were bilateral for 7 patients. It was single metastasis in 25 cases and the an average number of nodules was 4. Thirty-one patients underwent wedge resection and 2 patients underwent lobectomy. Video assisted thoracoscopic surgery (VATS) was used in 4 cases, posterior-lateral thoracotomy in 2 cases, a lateral thoracotomy in 1 case and a sternotomy in 1 case. Two patients had an associated costal resection. Postoperatively, tumor progression was observed in 6 patients (18.18%). The 6 patients had pulmonary recurrence only; 4 patients (12.12%) had a controlateral recurrence in the nonoperated lung, 1 patient (3.03%) had an ipsilateral recurrence in the operated lung and 1 patient presented multiple bilateral pulmonary metastases. Local recurrence in the operated lung developped 12 and 24 months after metastasectomy. All 6 of these patients underwent secondary lung metastasectomy by thoracotomy. Overall 5 year-survival, calculated for 29 patients, was 56% and 75% in case of repeated metastasectomy (p=0.5). It was 82% for patients with a single metastatic nodule who had no recurrence (p=0.03). Conclusion: Comparing with literature data, patients who underwent metastasectomy have better prognosis and survival than those not undergoing metastasectomy, especially in the case of single metastatic nodule.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-19 – L’endométriose thoracique : une expérience à propos de 27 cas opérés

Raphaël Ouede1, Blaise Demine1, Maurice Kouacou1, Landry Kohou-Kone2, Joseph Kouame2, Édouard N’Guessan, Brou Ahui, Koffi N’Goran, Flavien Kendja1, Simplice Anongba, Yves Tanauh1 1. Service de chirurgie thoracique, Institut de cardiologie d’Abidjan, Côte-d’Ivoire 2. Service d’anesthésie et de réanimation, Institut de cardiologie d’Abidjan, Côte-d’Ivoire   Objectif : Rapporter les aspects diagnostiques, thérapeutiques et les résultats chirurgicaux de l’endométriose thoracique. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective sur 22 ans concernant 27 patientes de 32 ans en moyenne opérées d’endométriose thoracique réparties en 2 groupes en fonction de l’attitude chirurgicale. Le groupe 1, de janvier 1994 à juin 2006, comprenait 6 patientes et le groupe 2, de juillet 2006 à décembre 2016, comprenait 21 patientes. Les paramètres cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutifs ont été étudiés. Résultat : Dans le groupe 1, 5 patientes présentaient un pneumothorax cataménial et 1 avait un hémothorax cataménial. Dans le groupe 2, il y avait 13 cas de pneumothorax cataménial, 7 cas d’hémothorax cataménial et 1 cas avec nodule pulmonaire hémoptoïsant. Toutes les patientes sauf une étaient nullipares avec des antécédents de dysménorrhée, 6 avaient une endométriose pelvienne. Les lésions étaient droites (n = 24), bilatérales (n = 2), le nodule siégeait à gauche. L’exploration chirurgicale du groupe 1 a été faite par minithoracotomie systématiquement dont 3 fois pendant les menstrues tandis que celle du groupe 2 a été faite par minithoracotomie (n = 19) et vidéothoracoscopie (n = 2) pendant les menstrues. Des plaques d’endométriose diaphragmatique ont été observées 22 fois et des blebs 6 fois. Les gestes chirurgicaux ont consisté dans le groupe 1 en une résection-suture des plaques d’endométriose et des blebs complétée par une pleurodèse par abrasion et dans le groupe 2, une phrénoplastie de recouvrement des fenestrations diaphragmatiques 16 fois une résection-suture des blebs, associée à une pleurodèse par abrasion (n = 2) ou par talcage (n = 19). L’endométriose a été confirmée à l’examen anatomopathologique 14 fois. Pour les autres cas, le diagnostic s’est basé sur les antécédents gynécologiques, la symptomatologie cataméniale, la découverte des plaques d’endométriose. Une hormonothérapie (triptoreline) a été prescrite. L’évolution a été bonne chez 19 patientes. Cinq patientes (3 dans le groupe 1 et 2 dans le groupe 2) ont récidivé. Les 3 premières ont été reprises. La mortalité était nulle. Conclusion : La phrénoplastie et la pleurodèse réalisées lors des menstruations associées à une hormonothérapie, a permis d’obtenir un faible taux de récidive, et une mortalité nulle.     Thoracic endometriosis: an experience about 27 cases operated   Objectives: To report the diagnostic and therapeutic aspects and the surgical results of thoracic endométriosis Methods: 22-year retrospective study concerning 27 patients with an average age of 32 years operated for thoracic endometriosis. These patients were divided into 2 groups according to the surgical attitude : Group 1, from January 1994 to June 2006, consisted of 6 patients and group 2 from July 2006 to December 2016, consisted of 21 patients. Clinical, para-clinical, therapeutic and evolutionary parameters were studied Results: In group 1, 5 patients had catamenial pneumothorax and 1 had catamenial hemothorax. In group 2, there were 13 cases of catamenial pneumothorax, 7 cases of catamenial haemothorax and 1 case with haemoptysic pulmonary nodule. All patients except one (The one with the pulmonary nodule) were all nulliparous with a history of dysmenorrhea, six of them had confirmed pelvic endometriosis. Lesions were right (n=24), bilateral (n=2), the nodule sat in the left. Surgical exploration in group 1 was performed by mini thoracotomy including 3 times during menstruation while in group 2 by mini thoracotomy (n=19) and videothoracoscopy (n=2) during menstruation. Diaphragmatic endometriosis plaques were observed in 22 cases and blebs in 6 cases. The surgical gestures consisted in group 1 in a resection-suture of the plaques of endometriosis and the blebs and a pleurodesis by abrasion. In Group 2, a phrenoplasty of diaphragmatic fenestration was performed 16 times associated with twice resection of the blebs, and pleurodesis by abrasion (n=2) or talcage (n=19). Endometriosis was confirmed on the pathologic examination 14 times, in other cases the diagnosis was based on the gynecological history, the catamenial signs, the discovery of the endometriosis plaques. Hormon (triptoreline) was prescribed. Outcome was good in 19 patients. Five patients (3 in group 1 and 2 in group 2) recurred. The first three were resumed. Mortality was zero. Conclusion: Phrenoplasty and pleurodesis carried out during menstruation, combined with suppressive hormone therapy, resulted in a low rate of recurrence, and zero mortality   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-18 – Morbi-mortalité après résection anatomique controlatérale pour cancer bronchopulmonaire synchrone ou métachrone

Alex Fourdrain, Patrick Bagan, Florence de Dominicis, Sophie Lafitte, Jules Iquille, Geoni Merlusca, Alejandro Witte Pfister, Pascal Berna Service de chirurgie thoracique, CHU d’Amiens   Objectif : Les patients opérés pour cancer bronchopulmonaire peuvent présenter une seconde lésion primitive pulmonaire synchrone ou métachrone. Le but de cette étude est d’évaluer la morbi-mortalité d’une seconde résection anatomique controlatérale pour cancer bronchopulmonaire. Méthode : Nous avons réalisé une étude bicentrique, rétrospective à partir d’une base de données prospective indexée. Les patients inclus ont été pris en charge chirurgicalement avec résection anatomique bilatérale pour cancer synchrone ou métachrone par segmentectomie, lobectomie ou bilobectomie Les patients traités par résection atypique, ou ayant eu une seconde résection du même côté, ont été exclus. Résultat : Dans nos deux centres, 31 patients ont bénéficié d’une résection controlatérale pour cancer bronchopulmonaire entre 2011 et 2016. La première résection était une segmentectomie dans 5 cas (16,1 %), une lobectomie dans 22 cas (71 %), une bilobectomie dans 1 cas (3,2 %) et une autre résection anatomique dans 3 cas (9,7 %) avec une procédure par vidéochirurgie exclusive dans 9 cas (29 %). Avant la seconde chirurgie, le VEMS préopératoire moyen était de 1944 ml (72,8 %) et le VEMS prédictif postopératoire moyen était de 1453 ml (55,8 %). Le délai moyen entre les deux chirurgies était de 40,7 mois (min 1 mois, max 158 mois), et la seconde résection était une segmentectomie dans 7 cas (22,6 %), une lobectomie dans 23 cas (74,2 %) ou une autre résection anatomique dans 1 cas (3,2 %), avec une procédure par vidéochirurgie exclusive dans 19 cas (61,3 %). Une pneumopathie postopératoire est survenue chez 10 patients (32,3 %), une fibroscopie bronchique de désencombrement était nécessaire chez 10 patients (32,3 %), la réintubation du patient survenait dans 3 cas (9,7 %), une arythmie cardiaque survenait chez 4 patients (12,9 %) et la mortalité à 90 jours concernait 5 patients (16,1 %). Conclusion : Une seconde résection anatomique controlatérale pour cancer bronchopulmonaire synchrone ou métachrone est faisable, avec une morbi-mortalité plus élevée, et devrait être indiquée chez des patients sélectionnés.     Morbidity and mortality following controlateral anatomical surgical resection for synchronic or metachronic lung cancer   Objectives: Patients treated surgically for lung cancer may present synchronic or metachronic lung cancer. The aim of this study is to evaluate the morbidity and mortality of a second and controlateral anatomical surgical resection for lung cancer Methods: We performed a bi-centric and retrospective study, based on our prospective indexed data-base. Included patients were treated surgically with bilateral anatomical surgical resections for synchronic or metachronic lung cancer, including segmentectomy, lobectomy and bilobectomy. We excluded wedge resections, second surgical resection on the same operated side and benign lesions. Results: In our two institutions, 31 patients underwent a controlateral anatomical surgical resection for lung cancer between 2011 and 2016. First surgical resection was a segmentectomy in 5 cases (16.1%), lobectomy in 22 cases (71%) bilobectomy in 1 case (3.2%), and another anatomical resection in 3 cases (9.7%), with complete video-assisted thoracic surgery procedure (VATS) in 9 cases (29%). Patient functional assessment before second surgery showed a mean preoperative FEV1 of 1944ml (72.8%) and a mean postoperative predicted FEV1 of 1453ml (55.8%). The mean delay between the two surgeries was 40.7 months (min 1 month, max 158 months), and second surgical resection was a segmentectomy in 7 cases (22.6%), lobectomy in 23 cases (74.2%), and another anatomical resection in 1 case (3.2%), with complete VATS procedure in 19 cases (61.3%). Postoperative pneumonia occurred in 10 patients (32.3%), postoperative bronchial endoscopy was required in 10 patients (32.3%), reintubation occurred in 3 patients (9.7%), arrhythmia occurred in 4 patients (12.9%) and 90-days mortality was assessed in 5 patients (16.1%). Conclusion: A second and controlateral anatomical surgical resection for synchronic or metachronic lung cancer is possible, with a higher morbidity and mortality, and should be indicated on carefully selected patients.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-17 – Évaluation prospective des complications de l’œsophagectomie à partir des recommandations internationales de l’ECCG

Xavier-Benoît D’Journo, Lucile Gust, Ilies Bouabdallah, Joséphine Chenesseau, Hicham Masmoudi, Henri de Lesquen, Geoffrey Brioude, Delphine Trousse, Christophe Doddoli, Pascal-Alexandre Thomas Service de chirurgie thoracique, AP-HM, hôpital Nord, Marseille ; université d’Aix-Marseille   Objectif : Évaluation prospective des complications postopératoires à partir des recommandations internationales de l’Esophagectomy Complication Consensus Group (ECCG) sur les critères de qualité à respecter dans la description des complications de l’œsophagectomie. Méthode : Tous les patients opérés d’une œsophagectomie pour lésion bénigne ou maligne ont été inclus prospectivement de janvier 2015 à décembre 2016 dans cette étude. Chaque complication a été renseignée sur le site esodata.org en accord avec les critères de qualité et les définitions proposées par l’ECCG. La mortalité, le taux de réadmission et la sévérité de chaque complication (classification de Clavien-Dindo) ont été évalués. Résultat : Sur une période de 24 mois, 75 patients (61 H, 14 F) ont été opérés. L’âge moyen était de 60 ± 10 ans. L’œsophagectomie était réalisée pour cancer pour 70 patients (chirurgie d’emblée n = 26, après traitement d’induction n = 37, en situation de rattrapage n = 7), pour tumeur bénigne (n = 3) ou pour perforation (n = 2). Une chirurgie minimalement invasive avait été réalisée pour 44 patients (58 %). Cinquante patients (67 %) ont présenté au moins une complication. Parmi les principales : pneumonie (n = 14, 18,6 %) ; fistule du tube gastrique de type I (n = 3 ; 3 %) ou de type II (n = 12 ; 16 %) ; nécrose du conduit digestif type 2 (n = 1 ; 1,3 %) ou type 3 (n = 4 ; 5,3 %) ; paralysie récurrentielle de type 1a (n = 5; 6 %) ou de type 2 (n = 2 ; 2 %). Vingt-quatre patients (32 %) ont nécessité une réadmission en réanimation et 33 patients (44 %) au moins une transfusion sanguine. La gravité des complications (classification de Clavien) était de grade I : n = 5, II : n = 13, IIIa : n = 4, IIIb : n = 16, IVa : n = 5, V : n = 7). La mortalité à 30 jours était de 8 % (n = 6) et à 90 jours de 9,3 % (n = 7). La sortie pour le domicile concernait 52 patients (69,3 %) et 16 patients (21,3 %) sont sortis vers un centre de soins de suite. Le taux de réadmission à 30 jours était de 17 % (n = 12). Conclusion : Les critères de qualité et les recommandations de l’ECCG permettent une excellente description et une standardisation des complications après œsophagectomie. Son utilisation large pour rapporter ces complications devrait être systématique.     Prospective evaluation of post-esophagectomy complications based on the ECCG recommendations   Objectives: Prospective and unicentric evaluation of post-esophagectomy complications based on the Esophagectomy Complications Consensus Group (ECCG) recommandations quality/outcome measures recording. Methods: all the patients operated for an esophagectomy for benign or malignant disease were prospectively included from January 2015 and December 2016. All complications were recorded on esodata.org website based on ECCG definition. Postoperative mortality, severity grade according to Clavien-Dindo classification, readmission rate were assessed. Results: Over a 24-month period, 75 patients (61 M, 14 W) were operated on. Mean age was 60 ± 10 yeras. Esophagectomy were indicated for cancer in 70 patients (surgery alone n=26, after induction therapy n=37, or salvage n=7), for benign lesion (n=3) or for perforation (n=2). Minimally invasive surgery was performed in 44 patients (58%). Fifty patients (67%) developed complications. Among them : pneumonia (n=14, 18.6%) ; esophagogastric leak type I (n=3; 3 %) or type II (n=12 ; 16%) ; conduit necrosis type 2 (n=1 ; 1.3%) or type 3 (n=4 ; 5.3%); recurrent laryngeal nerve injury type 1a (n=5; 6%) or de type 2 (n=2; 2%). Twenty-four patients (32%) required a change in postoperative level of care and 33 patients (44%) required at least one blood product utilization. Severity of complications was as follow: grade I : n=5, II : n=13, IIIa : n=4, IIIb : n=16, IVa : n=5, V : n=7. Thirty-day and 90-day mortality rates was 8 % (n=6) and 9.3% (n=7). Fifty-two patients (69.3%) discharged to home whereas 16 patients (21.3%) discharged to other medical facility (rehab center). Readmission rate within 30 days of discharge was 17% (n=12). Conclusion: ECCG recommendations for quality/outcome measures recording provides an excellent descriptor of post-esophagectomy complications and allows standardization in reporting such complications. Worldwide utilization of these definitions is mandatory.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
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T-16 – Hernies hiatales après œsophagectomies : étude francophone européenne multicentrique

Lucile Gust1, Philippe Nafteux2, Pierre Allemann3, Jean-Jacques Tuech4, Issam El Nakadi5, Denis Collet6, Diane Goere7, Jean-Michel Fabre8, Bernard Meunier9, Frédéric Dumont10, Gilles Poncet11, Guillaume Passot12, Nicolas Carrere13, Muriel Mathonnet14, Gil Lebreton15, Jérémie Theraux16, Frédéric Marchal17, Jack Porcheron18, Pascal-Alexandre Thomas1, Christophe Mariette19, Xavier-Benoît D’Journo1 Services de chirurgie thoracique, maladies de l’œsophage et transplantation pulmonaire de 1. hôpital Nord, CHU de Marseille ; 2. KUZ Leuven, Louvain, Belgique ; 3. centre hospitalier universitaire vaudois, Lausanne, Suisse ; 4. CHU de Rouen ; 5. hôpital Erasme, Bruxelles, Belgique ; 6. CHU de Bordeaux ; 7. Institut Gustave Roussy, Villejuif ; 8. CHU de Montpellier ; 9. CHU de Rennes ; 10. ICO, Nantes ; 11. hôpital Édouard-Heriot, Lyon ; 12. centre hospitalier Lyon-Sud ; 13. CHU Purpan, Toulouse ; 14. hôpital Dupuytren, Limoges ; 15. CHU de Caen ; 16. CHU de Brest ; 17. ICL Lorraine, Nancy ; 18. CHU de Saint-Étienne ; 19. CHU de Lille   Objectif : Après œsophagectomie, le tube digestif peut s’incarcérer dans le hiatus autour de la plastie, réalisant de véritables hernies hiatales (HH) pouvant conduire à des syndromes occlusifs avec ischémie digestive. La prise en charge de cette complication rare est méconnue. Méthode : Étude rétrospective multicentrique des centres européens francophones sur les HH après œsophagectomie : diagnostic, prise en charge chirurgicale et suites opératoires. Résultat : De 2000 à 2016, 16 centres français, 2 centres belges et 1 centre suisse ont réalisé 6608 œsophagectomies. Dans le suivi, 78 HH (1,2 %) ont été opérées. Des chirurgies laparoscopiques (n = 49 ; 63 %), selon la technique de Lewis-Santy (n = 52 ; 67 %) étaient initialement réalisées. Un geste sur le hiatus œsophagien n’avait été réalisé que dans 35 cas (45 %). Les HH sont survenues de manière précoce (≤ 90 jours) pour 17 patients (21,5 %), dont 13 opérés en urgence (76 %). La première année (90-365 jours), 21 HH ont été opérées (26,6 %) et 41 (51,9 %) après un an. Le taux d’opération en urgence était respectivement de 62 % (n = 13) et 41 % (n = 17). La laparotomie était la voie d’abord de prédilection (n = 35 ; 45 %), puis la laparoscopie (n = 19 ; 24 %), les thoracophrénolaparotomies gauches (n = 11 ; 14 %), les thoracotomies (n = 11 ; 14 %) et thoracoscopies (n = 2 ; 3 %). Le délai d’apparition de la HH ne semblait pas influencer le choix de la voie d’abord, mais la voie d’abord initiale et l’expertise du centre, oui (chirurgie viscérale versus chirurgie thoracique). En revanche la laparotomie était majoritairement utilisée pour les résections digestives (3/4 résections grêliques, 4/4 colectomies). Le hiatus était réparé par suture simple (81 %) ou par mise en place de plaques (19 %). Des complications sont survenues pour 36 patients dont un décès et 13 reprises chirurgicales (3 pour récidive précoce de HH). Au total, 8 patients ont présenté des récidives de HH (délai 6 jours-26 mois). Conclusion : Les HH après œsophagectomie se présentent sous des formes et dans des délais variables, et peuvent entraîner des complications thoraciques ou digestives, relevant d’une prise en charge spécialisée. La voie d’abord initiale et l’expertise du centre modifient cette prise en charge.     Hiatal hernia after esophagectomy: european french-speaking countries survey   Objectives: After an esophagectomy, part of the viscera can migrated through the hiatus, around the gastric tube, creating hiatal hernias (HH) eventually leading to abdominal occlusion and bowel ischemia. The management of this uncommon complication is not well known. Methods: Multi-centric retrospective study of the French-speaking Europeans departments on HH after esophagectomy : diagnosis, surgical management and follow-up. Results: From 2000 to 2016, 16 French departments, 2 Belgian and 1 Swiss performed 6608 Resection of the esophagus. During the follow-up, 78 HH (1.2%) were operated on. Laparoscopic surgery (n=49; 63%) and Ivor-Lewis procedures (n=52; 67%) were initially performed. The hiatus was closed only in 35 cases (45%). HH appeared in the early follow-up (≤90 days) for 17 patients (21.5%), 13 were operated on urgently (76%). During the first year (90-365 days) 21 HH were operated on (26.6%) and 41 (51.9%) after one year. The rate of urgent surgery was respectively of 62% (n=13) and 41% (n=17). Laparatomy was the approach of choice (n=35; 45%), followed by laparoscopy (n=19; 24%), left thoracophrenolaparotomy (n=11; 14%), thoracotomy (n=11; 14%) and thoracoscopy (n=2; 3%). The time between the esophagectomy and the HH did not seem to influence the choice of the surgical approach. On the contrary the initial approach and the department (general surgery versus thoracic surgery did. Laparotomy was preferentially used for bowel resection (3/4 small bowel resection, 4/4 colectomies). The hiatus was repaired by suture (81%) or mesh (19%). Complications arose in 36 patients of which one death and 13 secondary surgeries (3 for secondary HH). Eight patients presented with recurrent HH (time limit 6 days-26 months). Conclusion: HH after esophagectomy can have a wide range of presentations, and can lead to thoracic or abdominal complication, needing a specialized management. The initial approach and the department expertise influence this management.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
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T-15 – Le taux préopératoire d’IL-6 sérique comme marqueur prédictif d’atteinte médiastinale dans le cancer bronchique non à petites cellules de stage Ic

Geraud Galvaing1,2, Henri Janicot3, Fabrice Kwiatkowski4, Jean-Louis Kemeny5, Marc Filaire1,2,6, Pierre Verrelle7,8 1. Service de chirurgie thoracique et endocrinienne, CRLCC Jean-Perrin, Clermont-Ferrand 2. Université Clermont-Auvergne, faculté de Médecine, laboratoire d’anatomie, Clermont-Ferrand 3. Service de pneumologie, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand 4. Service de recherche clinique, CRLCC Jean-Perrin, Clermont-Ferrand 5. Service d’anatomopathologie, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand 6. Université Clermont-Auvergne, UMR 1019, UNH, équipe ECREIN, Clermont-Ferrand 7. Service de radiothérapie, CRLCC Jean-Perrin, Clermont-Ferrand 8. Université Clermont-Auvergne, faculté de Médecine, équipe EA 7283, Clermont-Ferrand   Objectif : Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) est la première cause de mortalité par cancer dans le monde. Son pronostic dépend de son stade TNM. Une atteinte ganglionnaire médiastinale est un critère de mauvais pronostic et les patients cN2 ne tirent que rarement bénéfice d’une exérèse chirurgicale. Le but de cette étude était d’évaluer la pertinence de marqueurs biologiques qui pourraient traduire l’agressivité tumorale. Méthode : Nous avons effectué une étude monocentrique prospective sur 42 patients cT1N0 qui ont bénéficié d’une lobectomie avec curage ganglionnaire médiastinal radical entre mai 2001 et juillet 2003 pour CBNPC. Avant l’intervention, nous avons dosé 4 cytokines dans le sang : IL-6, IL-10, TGFB et VEGF. Le stade clinique était évalué par scanner thoracique injecté, le TEP-scanner n’était pas disponible en routine. Nous avons comparé ces taux de cytokines à ceux de 38 sujets contrôles. Résultat : Le taux d’IL-6 sérique était significativement plus élevé dans le groupe des opérés comparés aux sujets sains (33,45 ± 92,9 pg/ml vs 2,10 ± 3,2 pg/ml, p < 0,000001). En revanche, les taux d’IL-10, TGFB et VEGF n’étaient pas différents entre ces 2 groupes. Dans le groupe des opérés, 40 (95,2 %) ont bénéficié d’une résection R0. L’analyse anatomopathologique définit 23 patients (55 %) pN0, 10 (24 %) pn1 et 9 (21 %) pN2. Le suivi moyen était de 37 mois (1-59 mois) et 14 patients (38 %) ont présenté une récidive tumorale. En analyse univariée, les facteurs prédictifs de mauvais pronostic étaient un taux d’IL-6 > 9 pg/ml (p = 0,0039) et la lymphopénie (p = 0,026). En analyse multivariée, le taux d’IL-6 était un facteur pronostic indépendant (p = 0,0063, HR = 3,7 [1,45-9,44]). Ce taux d’IL-6 n’était pas corrélé à la taille de la tumeur (p = 0,98), mais clairement associé à l’atteinte ganglionnaire (p = 0,002). Conclusion : L’IL-6 est une cytokine pléiotrope impliquée dans la réponse immunitaire, l’angiogenèse et l’inflammation. Elle est connue comme étant un marqueur d’agressivité tumorale dans certaines hémopathies malignes ou d’autres cancers solides. Nos résultats suggèrent clairement que le taux d’IL-6 peut être considéré comme un marqueur d’atteinte ganglionnaire dans les stades précoces de CBNPC indépendamment de la taille tumorale. La corrélation de ce taux d’IL-6 au TEP-scanner doit être évaluée.     Pre-operative IL-6 serum level as a predictor of mediastinal involvement in clinical stage I non-small cell lung cancer   Objectives: Non-small cell lung cancer (NSCLC) is the leading cause of death among other cancers worldwide. Its prognosis is dependent upon its TNM stage that is defined based on CT-scan and PET-scan prior surgery whenever possible. It is known that mediastinal involvement is associated with a poorer prognosis and cN2 patients may not benefit from surgery especially when no down-staging is observed following neo-adjuvant chemotherapy. The aim of this study was to evaluate the usefulness of biological factors that could reflect tumor’s aggressiveness and depict worse survival. Methods: We conducted a monocentric prospective study over 42 consecutive cT1N0 patients who underwent lobectomy and radical lymphadenectomy as first line treatment of NSCLC from May 2001 to July 2003. Prior surgery, we assessed the level of 4 cytokines: IL-6, IL-10, TGFB, and VEGF on a peripheral blood sample. Clinical staging was based on CT-scan as PET-scan was not routinely obtained pre-operatively at that time. We also compared cytokines’ levels to 38 healthy patients. Results: The IL-6 serum level was significantly higher in the group of patients undergoing surgery compared to the healthy group (33.45±92.9 pg/ml vs 2.10±3.2 pg/ml, p<0.0000001). On the other hand, IL-10, VEGF and TGFB level were not significantly different between the 2 groups. In the group of patients undergoing surgery, 40 (95.2%) underwent complete resection. The pathological analysis of the lymphadenectomy revealed 23 (55%) pN0, 10 (24%) pN1 and 9 (21%) pN2 patients. Median follow-up was 37 months (1-59 months) and 14 patients (38%) experienced recurrence. A univariate analysis of pre-operative prognostic factors was conducted: serum IL-6>9pg/ml (p=0.0039), lymphopenia (p=0.026) were associated with a poorer prognosis. In multivariate analysis, pre-operative serum IL-6 (p=0.0063, HR=3.7 [1.45-9.44]) was an independent prognostic factor. IL-6 serum level was not associated with pathologic tumor size (p=0.98) but was clearly correlated to nodal involvement (p=0.002). Conclusion: IL-6 is a pleiotropic cytokine involved in immune response, angiogenesis and inflammation. It’s known to be an aggressiveness marker in malignant hemopathies and other solid tumors. Our results strongly suggest that IL-6 serum level could be a marker of nodal involvement in clinical early stage of NSCLC independently of tumor’s size, and a prognostic factor as well. Its correlation to TEP-scan findings has to be evaluated.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
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T-14 – Test par ballon d’occlusion artérielle pulmonaire avant résections pulmonaires majeures

Ilaria Onorati, Dominique Fabre, Philippe Brenot, Ryad Bourkaib, Olaf Mercier, Sacha Mussot, Elie Fadel Service de chirurgie thoracique et vasculaire et transplantation cardiopulmonaires, hôpital Marie-Lannelongue, Le Plessis-Robinson   Objectif : Nonobstant les améliorations techniques et de gestion péri-opératoire, les résections pulmonaires majeures sont associées à une morbidité et une mortalité significatives. Une évaluation minutieuse préopératoire est obligatoire pour identifier les patients à haut risque. Le test d’occlusion par ballon d’occlusion artériel pulmonaire (PABOT) a été évalué avant exérèse pulmonaire majeure. Méthode : Nous avons évalué prospectivement 100 patients consécutifs sélectionnés, candidats à une résection pulmonaire majeure. Nous avons ajouté au bilan préoperatoire standard le PABOT pour évaluer la variation de la pression artérielle pulmonaire moyenne (mPAP). La procédure a été réalisée en utilisant un cathéter de Swan Ganz et un ballon d’occlusion. Les valeurs de mPAP ont été mesurés avant et après l’occlusion de l’artère pulmonaire. Résultat : Sur la base d’une évaluation fonctionnelle, 41 patients ont été exclus d’une intervention chirurgicale pour mPAP > 25 mmHg ou une augmentation > 5 mmHg mPAP avant et après PABOT. L’augmentation moyenne de mPAP après PABOT était respectivement de 28,5 % et 19,5 % dans le groupe non chirurgical (NS) et le groupe chirurgical (S) (p = 0,01). Dans le groupe S, nous avons effectué 36 pneumonectomies (61 %), 16 reconstructions bronchovasculaires (27 %) et 7 lobectomies étendues (12 %). La mortalité postopératoire a été de 6,7 % (4 patients). L’analyse multivariée a montré que les maladies cardiovasculaires (p = 0,02) et les antécédents de tabagisme (p = 0,05) étaient associés à un risque accru de morbidité. Les résections bronchovasculaires (p = 0,001), la pneumonectomie (p = 0,02) et l’augmentation de la pression artérielle pulmonaire systolique (sPAP) (p = 0,03) ont été associées à un risque plus élevé de mortalité. La probabilité de décès périopératoire était 2,5 fois plus élevée lorsqu’une variation de plus de 35 % de mPAP après PABOT était observée (p = 0,01). Conclusion : Une évaluation préopératoire minutieuse est obligatoire pour les résections pulmonaires majeures. Le PABOT chez les patients à haut risque donne une évaluation du réseau pulmonaire vasculaire pour sélectionner correctement les candidats. Les résultats PABOT sont corrélés à la mortalité périopératoire.     Pulmonary artery balloon occlusion test before major pulmonary resections   Objectives: Notwithstanding technical and management improvements, pulmonary resections including pneumonectomy and bronchovascular reconstructions are associated with significant morbidity and mortality. A preoperative careful assessment is mandatory to identify high-risk patients. We report our experience with Pulmonary Artery Balloon Occlusion Test (PABOT) in the preoperative work up in patients undergoing major lung surgery. Methods: We evaluated 100 consecutive selected patients candidate for major pulmonary resections. All patients underwent radiological imaging, pulmonary function tests, ventilation-perfusion pulmonary scan, and cardiologic evaluation. We added to this preoperative workup the PABOT to assess the variation of mean pulmonary artery pressure (mPAP). The procedure was performed using a Swan Ganz catheter and an occluding balloon. The mPAP values were measured before and after pulmonary artery occlusion. Results: All diagnostic procedures were uneventful. Based on functional evaluation 41 patients were excluded from surgery for mPAP >25mmHg or an increase >5 mmHg mPAP before and after PABOT. The mean increase of mPAP after PABOT was 28.5% and 19.5% in non-surgical (NS) and surgical group (S), respectively (p=0.01). In group S, we performed 36 pneumonectomies (61%), 16 bronchovascular reconstructions (27%) and 7 extended lobectomies (12%). Nineteen patients (32%) presented cardiovascular diseases and 10 patients (17%) were smokers. Post-operative mortality was 6.7% (4 patients). Morbidity was 51% including: infections (19%), air leaks (13%), bronchopleural fistula (13%), arhythmias (8%) and hemothorax (8%). Multivariate analysis showed that cardiovascular diseases (p=0.02) and history of smoking (p=0.05) were associated with an increased risk of morbidity. Bronchovascular resections (p=0.001), pneumonectomy (p=0.02) and increased systolic pulmonary artery pressure (sPAP) (p=0.03) were associated with an higher risk of mortality; the probability of perioperative death was 2.5 times more when a variation of more than 35% of mPAP after PABOT was observed (p=0.01). Conclusion: A careful preoperative evaluation is mandatory for major pulmonary resections; PABOT evaluation in potentially high-risk patients gives an evaluation of the vascular pulmonary network to correctly select candidates. PABOT results are correlated to perioperative mortality.   Séance : Communications libres thoracique - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017