Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-33 – Traitement chirurgical du kyste hydatique du poumon : quelle est la stratégie chirurgicale optimale ?

Rachid Marouf, Ihssan Alloubi Service de chirurgie thoracique, CHU Mohammed-VI, Oujda, Maroc   Objectif : L’échinococcose humaine est une zoonose transmise à l’homme par l’animal. Causée par des parasites, les ténias du genre Echinococcus, c’est une maladie endémique au Maroc. Elle sévit dans les régions rurales où l’élevage des ovins et caprins est répandu, et constitue un véritable problème de santé publique. L’objectif de notre travail est d’analyser le rôle du traitement chirurgical dans la prise en charge du kyste hydatique pulmonaire, ainsi que les différentes techniques chirurgicales, et d’évaluer l’incidence des complications postopératoires. Méthode : Nous rapportons les résultats chirurgicaux d’un travail rétrospectif sur l’atteinte pulmonaire par la maladie hydatique à propos de 120 cas colligés au centre hospitalier universitaire d’Oujda, Maroc, entre janvier 2010 et décembre 2016. Résultat : La moyenne d’âge est de 38 ans. On notait une prédominance masculine avec un sexe ratio de 1,5. Le bilan radiologique a montré plusieurs aspects de kystes. La forme la plus fréquemment rencontrée était celle du kyste hydatique simple, soit 81 lésions. Le kyste hydatique était rompu ou fissuré dans 39 lésions. La localisation droite était la plus fréquente (58 % des cas). Le traitement conservateur représente 94,17 % des cas, une ponction évacuation avec capitonnage a été réalisée dans 102 cas (85 %), une péri-kystectomie dans 7 cas (5,83 %) et une énucléation selon la technique d’Ugon dans 4 cas (3,34 %). Par ailleurs, un traitement radical basé sur une résection réglée n’a été réalisé que dans 7 cas (5,83 %). Le pronostic a changé au cours des dernières années, et les résultats sont maintenant communément satisfaisants. Les complications les plus fréquentes sont l’atélectasie et la pneumopathie postopératoire. La mortalité opératoire n’excède pas 1 %. Conclusion : Le traitement du kyste hydatique pulmonaire est essentiellement chirurgical. La prophylaxie est nécessaire pour l’éradication complète de cette maladie.     Surgical treatment of the hydatid cyst of the lung: what is the optimal surgical strategy?   Objectives: Human echinococcosis is a parasitic disease caused by tapeworms of the genus Echinococcus. It is an endemic disease in Morocco. It is rampant in rural areas where ovine and caprine breeding is widespread, and constitutes a real public health problem. The objective of our work is to analyze the role of surgical treatment in the management of the pulmonary hydatid cyst, the different surgical techniques and to evaluate the incidence of postoperative complications. Methods: We retrospectively analyzed 120 patients with lung hydatid cysts collected at the university hospital center of Oujda, Morocco, between January 2010 and December 2016 Results: The average age is 38 years, there is a male predominance with a sex ratio of 1.5, There are a variety of radiographic images, A simple cyst was the most commonly observed lesion (81 cysts). Complicated forms were noted in 39 cases. The right lung was more frequently affected than the left (58%). Conservative treatment accounted for 94.17% of cases, Cystotomy and capitonnage were carried out in 102 cases (85%), peri-kystectomy in 7 cases (5.83%), and cyst removal with capitonnage by Ugon’s method In 4 cases (3.34%). However, radical treatment was carried out in only 5.83% of our interventions. The prognosis has changed during the last few years, and results are now commonly satisfactory. The most frequent complications are postoperative atelectasis and pneumonia. Operative mortality does not exceed 1%. Conclusion: The treatment of the pulmonary hydatid cyst is essentially surgical. Prophylaxis is necessary to eradicate the disease completely.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-32 – Étude analytique des facteurs de risque après chirurgie du kyste hydatique du poumon : à propos de 271 cas

Zied Chaari, Abdesslem Hentati, Walid Abid, Ben Hlima Ghassen, Elleuch Nizar, Imed Frikha Service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, CHU Habib-Bourguiba, Sfax, Tunisie   Objectif : Le traitement chirurgical du kyste hydatique du poumon (KHP) est corrélé à une morbi-mortalité de 10 à 20 %. Les facteurs de risques ont été peu étudiés dans la littérature. Méthode : À travers une étude rétrospective et analytique, nous avons étudié les facteurs de mortalité et de morbidité après chirurgie des KHP, sur une période totale de 10 ans (entre janvier 2005 et décembre 2015). Résultat : Deux-cent-soixante et onze patients ont été opérés pour KHP, avec un sexe ratio de 0,77 et un âge moyen de 32 ans. Le traitement du KHP a inclus une kystectomie (76,4 %) et un capitonnage de la cavité résiduelle (78 %). Les suites opératoires étaient compliquées dans 17 % des cas : bullage prolongé (6 %), empyème (5 %), atélectasie (3 %), hémorragie (1,5 %). Sept patients sont décédés, soit un taux de mortalité globale de 2,6 %. Les facteurs de risque de morbidité ont été : tabac (p = 0,01), non-protection du champ opératoire (p < 0,001), non-traitement de la cavité résiduelle (p = 0,001), nombre de kystes > 5 (p = 0,019), présence de pachypleurite (p < 0,001), réalisation de décortication (p < 0,001), durée de drainage > 7 jours (p < 0,001), et la présence d’épanchement pleural associé (p < 0,001). Les facteurs de mortalité ont été : rupture dans la plèvre (p = 0,002), nombre de kystes > 5 (p < 0,001), score ASA ≥ 3 (p < 0,001), score PS ≥ 2 (p < 0,001) et diabète (p = 0,023). Conclusion : La connaissance des facteurs de risque de complications après chirurgie de KHP permettrait une meilleure prise en charge postopératoire des patients.     Analytical study of risk factors of hydatid cyst after lung surgery: about 271 cases   Objectives: Surgical treatment of hydatid cyst of the lung (KHP) is correlated with morbidity and mortality from 10 to 20%. Risk factors have been little studied in literature. Methods: Through a retrospective and analytical study, we studied the factors of mortality and morbidity after surgery KHP, over a total period of 10 years (between January 2005 and December 2015). Results: Two hundred and seventy patients were operated for KHP, with a sex ratio of 0.77 and an average age of 32 years. Treatment of KHP included cystectomy (76.4%), and padding of the residual cavity (78%). The postoperative course was complicated in 17% of cases: prolonged bubbling (6%), empyema (5%), atelectasis (3%), hemorrhage (1.5%). Seven patients died either with an overall mortality rate of 2.6%. Morbidity risk factors were: Tobacco (p=0.01), non-protection of the operating field (p<0.001), non-treatment of the residual cavity (p=0.001), cyst number >5 (p=0.019) , presence of pleural thickening (p<0.001), achieving decortication (p<0.001), drainage duration >7 days (p<0.001) and the presence of associated pleural effusion (p<0.001). Mortality factors were: rupture in the pleura (p=0.002), number of cysts >5 (p<0.001), ASA score ≥3 (p<0.001), PS score ≥2 (p<0.001) and diabetes (p=0.023). Conclusion: Knowledge of the risk factors for complications after surgery KHP would take better post-operative care of surgical patients.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-31 – Impression 3D de la paroi thoracique antérieure : DIY (do it yourself)

Olivier Pagès, Laurent Brouchet, David Grossin Clinique des Cèdres, Cornebarrieu ; CHU Larrey, Toulouse ; ENSIACET, Institut national polytechnique de Toulouse   Objectif : 1- Formation facile (simplicité, gratuité) aux outils d’impression 3D récemment démocratisés. 2- Mise au point et acquisition d’une méthode ou chaîne numérique, facilement reproductible et diffusable, permettant l’impression 3D de la paroi thoracique antérieure à partir de n’importe quel CD-Rom de scanner thoracique réalisé en routine. Cela s’inscrit dans un projet de remplacement prothétique sur mesure de la paroi thoracique. Méthode : Fréquenter les réseaux de Fablabs, espaces ouverts de création collaborative offrant une aide bénévole pour passer du concept au prototype. Ils proposent notamment des formations aux techniques de modélisation-impression 3D. Consulter sur le Web les nombreux tutoriels en accès libre (en français ou anglais). Utiliser des logiciels téléchargeables gratuitement sur Internet pour l’imagerie médicale (type Osirix ou Invesalius), et la modelisation 3D (type Blender et Meshmixer). Résultat : Deux fois deux heures de cours en Fablab ont permis d’acquérir les connaissances de base de logiciels de graphisme 3D, et de comprendre la séquence numérique vers l’impression 3D. Les tutoriels des différents logiciels disponibles en ligne ont permis ensuite d’approfondir les connaissances de certaines fonctionnalités des logiciels d’imagerie médicale et de graphisme 3D. Une chaîne numérique a pu être ainsi construite, du scanner du patient au fichier d’impression 3D (.stl). Conclusion : La démocratisation récente des techniques d’impression 3D offre une réelle démystification de ce domaine de l’informatique. Il est aujourd’hui facile de s’y former. Cela autorise à passer d’un concept au prototype en utilisant des outils disponibles gratuitement sur Internet : « imprimez votre idée ». Il a ainsi été possible d’élaborer une chaîne numérique aboutissant au fichier .stl permettant l’impression 3D de la paroi thoracique de façon simple (à partir d’un CD-Rom utilisé en routine), reproductible et via des logiciels en open source téléchargeables gratuitement sur Internet. Cette chaîne fera prochainement l’objet d’un tutoriel accessible en ligne.     Chest wall 3D printing: DIY   Objectives: 1- Get started with 3D printing tools. 2-Develop a replicable method allowing human chest wall 3D printing, from a standard chest tomography datas. This is part of a project for customized sternal prosthesis. Methods: Teaching was provided through fablabs, which are plateforms dedicated to collaborative creations (Fablabs propose 3D print classes), and through consulting tutorials on internet. Free softwares were downloaded from the web for clinical imaging (such as Osirix or Invesalius) and for 3D modeling (Blender, Meshmixer, Meshlab). Results: Two lessons of 2 hours each allowed a basic knowledge for 3D printing methods. Many free online tutorials offered further informations for softwares functionality. A new digital process was then developed, from patient chest CT to 3D printing file .stl. Conclusion: Recent progress in 3D printing make it accessible to people without computing knowledge : “You can print your idea”. We performed a new, replicable, and free digital process, allowing human chest wall 3D printing from an ordinary chest CT.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-30 – Étude clinique de supériorité randomisée en cross-over : traitement par pression négative (TPN) + Algostéril® en interface vs TPN

Louis-Étienne Gayet1, Dana Radu2, Maroun Abiraad3, Nicolas Reibel4, Brice Paquette5, Jean-Marc Regimbeau6, Éric Bey7, Denis Collet8 1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU La Milétrie, Poitiers 2. Service de chirurgie vasculaire et thoracique, AP-HP, hôpital Avicenne APHP, Bobigny 3. Service de chirurgie vasculaire, CH du pays d’Aix, Aix-en-Provence 4. Service de chirurgie générale et Urgences – chirurgie thoracique, hôpital Central, Nancy 5. Service de chirurgie viscérale digestive et cancérologique, hôpital Jean-Minjoz, Besançon 6. Service de chirurgie digestive, CHU Amiens-Picardie, Amiens 7. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, HIA Percy, Clamart 8. Service de chirurgie digestive, hôpital du Haut-Lévêque, Bordeaux   Objectif : L’objectif de l’étude était de démontrer l’intérêt d’utiliser Algostéril® (compresses et/ou mèches plates) entre la mousse du TPN et la plaie. Méthode : Les patients majeurs avec une perte de substance sous TPN depuis 7 jours étaient inclus et traités 48h avec mousse + Algostéril® en interface entre la mousse et la plaie puis 48h avec mousse seule, ou inversement selon la randomisation. Le critère principal était la douleur au retrait du TPN, évaluée par le patient à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA) de 0 à 100 mm. Les critères secondaires étaient les saignements au retrait, la survenue d’événements indésirables et la quantité d’exsudat recueillie dans le réservoir du TPN après 48h d’aspiration. Résultat : 31 patients ont été analysés. La douleur au retrait était significativement moindre avec Algostéril® en interface entre la mousse et la plaie : 15,2 mm ± 18,6 vs 38,5 mm ± 27,8 avec mousse seule (p < 0,001). Les saignements étaient significativement moindres avec Algostéril® en interface (p = 0,02). Aucun événement indésirable imputable à Algostéril® n’a été rapporté vs 2 événements susceptibles d’être liés au TPN (saignement abondant, macération). La quantité d’exsudat recueillie était similaire dans les 2 groupes. Conclusion : Cette étude démontre qu’Algostéril® en interface entre la mousse et la plaie diminue significativement la douleur et les saignements au retrait du TPN et ce, sans événement indésirable. L’étude démontre également qu’Algostéril® n’est pas un obstacle au drainage de l’exsudat.     Randomized crossover clinical trial: Negative Pressure Wound Therapy (NPWT) + Algostéril® as interface vs NPWT   Objectives: The study aim was to demonstrate the benefit of using Algostéril® dressings as interface between the foam of NPWT and the wound. Methods: Adult patients with surgical wound undergoing NPWT for 7 days were included and treated with foam + Algostéril® as interface between the foam and the wound during 48 hours then foam alone during 48h, or vice-versa according to randomisation. The main evaluation criterion was pain upon NPWT removal, measured by the patient via visual analogue scale 0 to 100 mm. The secondary criteria were bleeding upon removal, the occurrence of adverse events and the volume of exudate collected in the NPWT canister. Results: 31 patients were analysed. Pain upon removal was significantly lower with Algostéril® as interface between the foam and the wound: 15.2 mm ±18.6 vs 38.5±27.8 for foam alone (p<0.001). Bleedings were significantly lower with Algostéril® (p=0.02). No adverse event was reported with Algostéril® vs 2 events that were likely due to NPWT (heavy bleeding, maceration). The volume of exudate collected in the canister was similar in the 2 groups. Conclusion: This study demonstrates that the use of Algostéril® as interface between the foam and the wound significantly reduces pain and bleeding upon NPWT removal, and this, with no adverse event. In addition, the trial demonstrates that Algostéril® is not a barrier to exudate drainage.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-29 – Étude clinique randomisée de non-infériorité : Algostéril® vs thérapie par pression négative

Marc Revol1, Michaël Atlan2, Isabelle Barthelemy3, Nicolas Bertheuil4, Fabienne Braye5, Catherine Bruant-Rodier6, Adeline Cambon-Binder7, Dominique Casanova8, Vincent Casoli9, Bérengère Chignon-Sicard10, Mihai Gorj1, Pierre Guerreschi11, Weiguo Hu12, Pierre Moullot13, Cécile Philandrianos13, Isabelle Pluvy14, Pascal Rousseau15, Raphaël Sinna16, Nathaniel Stroumza2, Éric Watier4 1. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, AP-HP, hôpital Saint-Louis, Paris 2. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, AP-HP, hôpital Tenon, Paris 3. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Estaing, Clermont-Ferrand 4. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Sud, Rennes 5. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital de la Croix-Rousse, Lyon 6. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, Hôpital civil, Strasbourg 7. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, AP-HP, hôpital Saint-Antoine, Paris 8. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, AP-HM, hôpital La Conception, Marseille 9. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Pellegrin, Bordeaux 10. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Pasteur II, Nice 11. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Roger-Salengro, Lille 12. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital La Cavale-blanche, Brest 13. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, AP-HM, hôpital Nord, Marseille 14. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Jean-Minjoz, Besançon 15. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, CHU d’Angers 16. Service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, hôpital Sud, Amiens   Objectif : Le but de l’étude était de comparer les compresses d’Algostéril® à la thérapie par pression négative (TPN) dans la cicatrisation des exérèses chirurgicales. Méthode : 95 patients majeurs avec exérèse chirurgicale étaient traités par Algostéril® ou TPN jusqu’à l’obtention d’un tissu de bourgeonnement greffable. Le critère principal, validé en aveugle, était le délai entre l’exérèse et l’obtention du tissu greffable (marge de non-infériorité = 4 jours). Les critères secondaires étaient la survenue d’événements indésirables (EI) et le coût de prise en charge. Résultat : Les caractéristiques des patients étaient comparables à l’inclusion. Le délai d’obtention du tissu de bourgeonnement greffable était de 19,98 jours ± 7,76 pour Algostéril® vs 20,54 jours ± 10,03 pour TPN (différence : - 0,56 ± 1,84 j ; IC 95 % [-4,22 ; 3,10]). Aucun EI imputable à Algostéril® n’a été rapporté vs 13 EI imputables au TPN : hémorragies, infection, douleurs. L’économie de prise en charge avec Algostéril® était de 1 460 € par patient, hors coût produits. Conclusion : Cette étude a démontré qu’ Algostéril® permet de réaliser une greffe de peau mince dans un délai similaire au TPN, sans événement indésirable et avec un coût de prise en charge moindre.     Non inferiority randomized clinical study: Algostéril® vs Negative Pressure Therapy   Objectives: The study aim was to compare Algostéril® and negative pressure wound therapy (NPWT) in the healing of surgical excisions. Methods: 95 adult patients with surgical excision were treated with Algostéril® or NPWT. The main criterion was the time between the excision and the development of a granulation tissue allowing a graft (GTG) (non-inferiority margin = 4 days). The secondary criteria were adverse events (AE) and the cost of healthcare. Results: Patients’ characteristics were similar upon inclusion. GTG was obtained after 19.98 days ±7.76 with Algostéril® versus 20.54 days ±10.03 with NPWT (difference: -0.56 ± 1.84 d; CI 95% [-4.22; 3.10]). No AE occurred in the ALGOSTERIL group vs 13 AE in the NPWT group: hemorrhages, infection, pain. The cost of healthcare was less 1.460 € per patient in the Algostéril® group. Conclusion: This study demonstrates that Algostéril® allows grafting with a split-skin graft within the same lead time as NPWT, without any adverse events and with a lower cost of healthcare.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
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T-28 – Vingt-huit ans d’expérience des coloplasties pour remplacement de l’œsophage : évolution des pratiques et indications actuelles

Ilies Bouabdallah, Xavier-Benoît D’Journo, Henri de Lesquen, Geoffrey Brioude, Lucile Gust, Delphine Trousse, Christophe Doddoli, Pierre Fuentes, Pascal-Alexandre Thomas Service de chirurgie thoracique et maladies de l ‘œsophage, AP-HM, hôpital Nord, Marseille    Objectif : Évaluer l’évolution de la prise en charge des coloplasties pour remplacement de l’œsophage au cours de ces 2 dernières décennies. Méthode : Les dossiers des patients ayant subi un remplacement de l’œsophage à Marseille entre 1998 et 2013 ont été revus à partir d’une base de données prospective (Epithor®). Parmi ces 921 patients, 158 ont subi une coloplastie (17 %). Nous les avons répartis en deux groupes en fonction de la date opératoire : groupe A (1985-1995) et groupe B (1996-2013). Les tests statistiques ont été réalisés pour permettre des comparaisons entre les 2 périodes : indications, technique opératoire et résultats à court terme. Résultat : Les 158 coloplasties étaient réparties en : 60 pour le groupe A (moyenne 6 patients/an) et 98 pour le groupe B (moyenne 5,5 patients/an). L’âge moyen était de 52 ± 12 ans dans le groupe A et 50 ± 14 ans dans le groupe B (p = 0,85). Dans le groupe B, les indications pour cancer sont significativement moins fréquentes (62 % vs 40 %) tandis que les indications pour sténose non-cancéreuse se multiplient (22 % vs 48 %) (p < 0,01). Un transplant isopéristaltique vascularisé par l’artère colique gauche a été utilisé chez 140 (89 %) patients (groupe A : 52, groupe B : 88 ; p = 0,54). L’anastomose œsocolique a été réalisée en intrathoracique dans 8 cas (13 %) pour le groupe A et dans 27 cas (27 %) pour le groupe B (p = 0,03). Une gastrectomie totale a été associée dans 20 cas (33 %) pour le groupe A et dans 42 cas (43 %) pour le groupe B (p = 0,23). Le transplant était ascensionné via le médiastin postérieur chez 95 patients (60 %) (38 vs 57 ; p = 0,51), le médiastin antérieur chez 61 patients (38 %) (21 vs 40 ; p = 0,46) et en sous-cutanée chez 2 patients (1 dans chaque groupe). La durée moyenne du séjour était de 37 ± 13 jours dans le groupe A et 35 jours ± 16 dans le groupe B (p = 0,39). Conclusion : Les indications actuelles de la coloplastie ont changé, parallèlement aux changements épidémiologiques observés au cours de ces dernières décennies. La coloplastie reste une intervention majeure devant faire face à un taux élevé de morbi-mortalité.     Colon interposition for esophageal replacement: changing patterns and current indications from a 28-year single institution experience   Objectives: To investigate if the indications and the early outcome of colon interposition for oesophageal replacement have changed during last decades. Methods: The medical records of all patients who underwent an esophageal replacement between 1985 to 2013 were retrospectively reviewed from a single institution prospective database. Over a 28-year period, 921 patients were screened. Among them, 158 consecutive patients underwent a colon interposition (17%). All the patients were divided in two cohorts in terms of operation date: group A (1985-1995) and group B (1996-2013). Statistical tests were performed on these two cohorts to compare: indications, surgical technique and early results in term of mortality, morbidity and length of hospital stay. Results: Among the 158 colon interpositions, there were 60 patients in group A (mean 6 patients/year) and 98 patients in group B (mean 5.5 patients/year). The mean age was 52±12 in group A and 50±14 in group B (p=0.85). Indications for colon interposition differ significantly between the group A and B: in group B, indications for cancer are less frequent (62% vs 40%) whereas those for non malignant stenosis are increasing (22% vs 48%) (p
mai 24, 2017
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T-27 – Caractéristiques histopathologiques et immunohistochimiques des mésothéliomes pleuraux et de leur microenvironnement : à partir d’une série de 116 cas

Cyril Habougit, Arnaud Patoir, François Casteillo, Olivier Tiffet, Michel Péoch, Fabien Forest Service d’anatomie et cytologie pathologiques, CHU de Saint-Étienne, Saint-Priest-en-Jarez   Objectif : Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur rare sans traitement ayant prouvé une efficacité. L’histoire industrielle et minière de notre département explique un recrutement particulier de pathologie liée à l’amiante et l’intérêt que nous y portons. Notre étude s’appuie sur une série de 116 MPM tous types confondus sur laquelle nous avons cherché à identifier des facteurs pronostiques histopathologiques et étudié l’expression immunohistochimique de l’anticorps anti PD-L1, afin d’élaborer des sous groupes pronostiques. Méthode : 116 MPM ont été sélectionnés sur la période 1993-2015 comprenant tous les types histologiques de MPM diffus de l’OMS 2015. Pour chaque cas sont recueillis : le sous-type histopathologique selon l’OMS 2015, la présence de nécrose et son pourcentage, le type architectural, le rapport nucléocytoplasmique, l’aspect de la chromatine, la taille du nucléole, la taille du nucléole selon les principes de Führman, le compte mitotique, l’importance de l’infiltrat lymphocytaire intratumoral, la présence d’inclusion nucléaire, de mitose atypique, d’embole lymphatique, d’embole vasculaire artériel/veineux. Une étude de l’expression tumorale de PD-L1 (clone E1L3N) a été interprétée de manière qualitative (positif/négatif) puis quantitative (pourcentage). Résultat : Nous identifions six nouveaux facteurs pronostiques histopathologiques statistiquement associés à la survie des patients atteint de MPM tous types confondus. Pour la première fois, nous identifions six paramètres histopronostiques statistiquement liés à la survie des MPM épithélioïdes et un paramètre pour le MPM sarcomatoïde, variant desmoplastique et biphasique. Par ailleurs, notre étude met en évidence un lien entre l’intensité d’expression tumorale de l’anticorps anti PD-L1 et la survie des patients atteints de MPM. Une intensité de marquage identifiée comme forte est statistiquement associée à une survie plus courte chez ces malades (p = 0,0026). Conclusion : Notre travail souligne l’importance de l’identification de facteurs pronostiques histopathologiques simples par le pathologiste. Notre caractérisation histopronostique comprenant six paramètres permet d’identifier les patients de pronostic défavorable quel que soit le sous-type histopathologique. L’identification de critères histopathologiques permettrait d’élaborer un « grading » histopathologique à l’instar du SBR dans le cancer du sein. L’identification de l’expression de PD-L1 au sein des MPM permet d’objectiver un sous-groupe de plus mauvais pronostique mais avec un potentiel thérapeutique (immunothérapie).     The histopathological and immunohistochemical charasteristics of malignant pleural mesothelioma and its microenviroment: a study of 116 cases   Objectives: The aim of our work was to search for morphological and immunohistochemical (PD-L1) prognostic factors of 116 MPM. Methods: We performed a retrospective study on 116 MPM diagnosed at our institution from 1993 to 2015. The following histopathological data were collected: the presence of necrosis, nuclear atypia, nucleo-cytoplasmic ratio, the aspect of chromatin, the size of nucleoli and Furhman grade, mitotic count and the presence of an intra-tumoral lymphocytic infiltration. Immunohistochemical expression of PD-L1 was also studied. Results: As expected, sarcomatoid, biphasic or desmoplastic subtypes were associated with a poorer prognosis (p=0.0006). Regardless histopathologic subtype, the presence of necrosis (p=0.0336), nuclear atypia (p=0.0002), mitotic count ≥3 (p<0.0001), presence of atypical mitosis (p=0.0003), nucleoli ≥3µm (p=0.0001) and Furhman grade >1 (p=0.0485) were associated with a poorer prognosis. Within epithelioid subtype all these factors were significantly related to prognosis. Within sarcomatoid, biphasic and desmoplastic MPM only atypical mitosis was significanly related to prognosis. PD-L1 (E1L3N) expression was significantly associated with a poorer prognosis in epithelioid MPM (p=0.0441). PD-L1 expression was higher in sarcomatoid MPM. Conclusion: Our work highlights several prognostic factors in MPM, that could help for a stratification for the treatment of patients with MPM.   Séance : Posters thoracique 1 - vendredi 9 juin - 12:15-13:45
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-26 – Pneumonectomies vidéo-assistées : étude monocentrique rétrospective sur 20 patients de 2012 à 2016

Benjamin Bottet, Mathieu Sarsam, Laura Haddad, Philippe Rinieri, Jean Melki, Christophe Peillon, Jean-Marc Baste Service de chirurgie générale et thoracique, CHU Charles-Nicolle, Rouen   Objectif : La chirurgie mini-invasive par vidéothoracoscopie (VTC) s’est largement développée ces dernières années, mais reste souvent limitée au stade précoce. Le but de cette étude est de montrer que, pour certains stades avancés, la pneumonectomie par VTC assure de bons résultats péri-opératoires en termes de sécurité et de morbi-mortalité. Méthode : De 2012 à 2016, nous avons analysé rétrospectivement les données de 20 cas de pneumonectomies vidéo-assistées. Ont été exclues les pneumonectomies de totalisation et les pneumonectomies par thoracotomie d’emblée. Résultat : Vingt patients ont été inclus (15 hommes et 5 femmes ; âge moyen 56 ans) avec une Score ASA de 2 dans 50 % des cas, et de 3 dans 50 % des cas. Les stades tumoraux concernaient : stade IIa, n = 2 ; stade IIIa, n = 10 ; stade IV, n = 2 ; et deux cas pour des métastases. La durée opératoire médiane était de 160 minutes (120-300). Il y a eu six conversions (30 %) ; une pour plaie vasculaire et cinq pour des raisons techniques. La durée de séjour médiane était de 7 jours (5-18). Les complications postopératoires intrahospitalières étaient réparties selon la classification de Clavien-Dindo : grade 1 (1) ; grade (2) ; grade 4 (3). Aucun décès intrahospitalier n’est survenu. Quatre patients avaient des marges de résection R1. Dix-sept patients ont bénéficié d’un traitement adjuvant : 9 chimiothérapies seules, 7 radio-chimiothérapies et une radiothérapie seule. En extrahospitalier, dans les 90 jours postopératoires, 4 patients ont présenté des complications : grade 2 (4) ; grade 4 (1). Deux patients (10 %) ont été hospitalisés pour pneumopathie postopératoire et dénutrition. Un seul décès est survenu dans cette période au domicile. Conclusion : La pneumonectomie vidéo-assistée est une technique chirurgicale efficace et sûre avec peu de complications postopératoires. Le taux de conversion est cependant élevé, et doit faire rechercher les meilleures indications de cette voie d’abord d’avenir. La comparaison de ce groupe au groupe témoin par thoracotomie doit être réalisée.     Video-Assisted Pneumonectomy: retrospective and single center study of 20 patients between 2012 and 2016   Objectives: Video-assisted thoracic surgery has undergone considerable development recently but with limited application in early stage cancer. Our objective was to show that video-assisted pneumonectomy enables good peri-operative results in terms of safety, morbidity and mortality. Methods: We retrospectively analyzed the data of 20 patients who had a video-assisted pneumonectomy between 2012 and 2016. Totalization pneumonectomy and pneumonectomy by thoracotomy were excluded. Results: Twenty patients were included (15 men and 5 women; mean age 56 years (range 33-77 years); 50% had ASA score 2 and 50% ASA score 3. Tumor stages were: IIa, n=2; IIIa, n=10; IV, n=2; and two cases of metastases. Median operative time was 160 minutes (range 120 to 300 min). There were six conversions (30%); one for bleeding control and five for technical reasons. Median length of hospital stay was 7 days (range 5 to 18). Intra-hospital postoperative complications were classified according to Clavien-Dindo; grade 1 (1); grade 2 (7); grade 4 (3). There were no deaths. Resection margins were tumor free, except for four patients (R1). Seventeen patients received adjuvant therapy: nine chemotherapies, seven radiochemotherapies and one radiotherapy. At 90-day postoperative follow-up, four patients presented complications; grade 2 (4); grade 4 (1) and two patients were hospitalized for pulmonary infection and denutrition. One death occurred during this period at home. Conclusion: Video-assisted pneumonectomy is an efficient and safe surgical procedure with few postoperative complications. However the conversion rate was high. Better operative indications are necessary for this future surgical approach.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-25 – Expérience française en chirurgie médiastinale robotique : analyse de la base Epithor® en France

Nicola Santelmo, Francesco Guerrera, Stéphane Renaud et le groupe de chirurgie robotique de la SFCTCV Service de chirurgie thoracique, CHU de Strasbourg ; service de chirurgie thoracique, CHU de Turin, Italie ; service de chirurgie thoracique, CHU de Nancy   Objectif : La chirurgie assistée par robot dans la pathologie médiastinale est lentement devenue une réalité en France, avec une progression assez nette dans les deux dernières années. Ceci est probablement dû à l’avantage de l’approche mini-invasive sur la sternotomie complète (diminution du traumatisme chirurgical, réduction des dommages musculaires, cicatrices cosmétiques, réduction de la durée de séjour postopératoire). Dans cette étude, nous rapportons un aperçu de la chirurgie médiastinale dans les 9 premières années de la pratique de la chirurgie thoracique assistée par robot en France. Méthode : Nous avons analysé la base de données nationale de chirurgie thoracique Epithor® et pris en considération toutes les interventions chirurgicales médiastinales réalisées par RATS (Robot Assisted Thoracic Surgery) du 1er janvier 2008 à aujourd’hui dans les 19 centres français adhérents au groupe robotique de la SFCTCV. Résultat : De 2008 à 2016, 351 patients ont bénéficié d’une chirurgie médiastinale assistée par robot dans 19 centres français de chirurgie thoracique. La période de suivi était de 10 mois (± 1) et au dernier pointage, tous les patients étaient vivants. L’âge moyen était de 51 ans (± 17) et 155 patients étaient des hommes (44,2 %). La durée moyenne des interventions était de 113 minutes (± 54) et le taux de conversion était de 2 % (7 cas). La durée moyenne de séjour postopératoire était de 4,1 jours (± 3,3) ; 38 patients (11 %) ont présenté au moins une complication postopératoire (2 d’entre eux ont nécessité une réintervention chirurgicale et 1 un séjour non programmé dans l’unité de soins intensifs). Enfin, 4 patients ont requis une réhospitalisation (1 %, 1 épanchement pleural massif, 1 infection du site opératoire, 1 péricardite et 1 autre). Conclusion : La chirurgie thoracique médiastinale assistée par robot se développe en France au cours des ces 9 dernières années. Notre étude a montré que cette approche minimalement invasive était caractérisée par une courte durée de séjour postopératoire, un temps opératoire acceptable et un faible taux de complications postopératoires.     French Robotic experience in mediastinal surgery: Epithor® database analysis   Objectives: Employment of robotic assisted surgery for mediastinal disease rise up in last years amongst Thoracic Surgery Community. This probably due to advantage of this mini-invasive approach over complete sternotomy (minimal surgical incisions, decrease of surgical trauma, reduction muscular injury, cosmetic cicatrices, saving in post-operative length of stay). In this study, we report an overview of mediastinal surgery by in the first 9 years of robotic assisted thoracic surgery practice in France. Methods: Using the France national thoracic surgery database Epithor®, a review of mediastinal surgical procedure by RATS was carried on. Categorical data are presented as the number (percentage, %), and continuous data are presented as the mean with standard deviation (SD). Results: From 2008 to 2016, 351 patients submitted to mediastinal RATS in 19 French Thoracic Surgery Unit were available for the study. Results of our overview are exposed in Table 1. Mean follow-up time was 10 months (±1) and at the last follow-up all the patients were alive. Mean age was 51 years (±17) and 155 patients were male (44.2%). Mean surgery duration was 113 minutes (±54) and rate of conversion was 2% (7 cases). Mean post-operative leght of stay was 4.1 day (±3.3), 38 patient (11%) experienced a post-operative complication (2 of them demanded a surgical revision and 1 of them ICU management) and 4 patients required re-hospitalization after discharge (1%, 1 massive pleural effusion, 1 infection of operative site, 1 pericarditis and 1 other). Conclusion: Mediastinal robotic assisted thoracic surgery importance and use rise up in France in last 9 years. Our study showed that this minimally invasive approach was characterized by a short post-operative length of stay, an acceptable operative time and a low rate of post-operative complication.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017
Chirurgie thoracique · Vol. 21 Abstracts 2017

T-24 – Complications postopératoires après segmentectomies anatomiques par VATS

Benoît Bédat, Étienne Abdelnour, Thorsten Krueger, Jean Perentes, Hans-Beat Ris, Frédéric Triponez, Wolfram Karenovics, Michel Gonzalez Centre universitaire romand de chirurgie thoracique, Suisse   Objectif : Analyse de la démographie, du suivi clinique et des facteurs de risques des complications après des segmentectomies par VATS. Méthode : Analyse rétrospective de janvier 2014 à décembre 2016 de tous les patients qui ont bénéficié d’une segmentectomie par VATS. Tous les patients ont eu une approche standardisée avec 3 trocards. Résultat : 129 patients (64 H/65 F) ont bénéficié d’une segmentectomie par VATS. Le VEMS moyen était de 87 % (21) et 15 patients avaient un VEMS < 60 %. L’indication était un cancer (n = 99), des métastases (n = 16) ou une lésion bénigne (n = 13). La segmentectomie a été réalisée au niveau du lobe supérieur chez 73 patients, du lobe inférieur chez 51 patients et dans les deux lobes chez 5 patients. La mortalité était de 0,8 % (n = 1). La morbidité était de 31 % (n = 40) et incluait la pneumonie (n = 17), les fuites d’air prolongées (n = 13), la FA (n = 5) l’ARDS (n = 3) et l’hémothorax (n = 2). La durée médiane de drainage était de 2 jours (1-33 jours) et la durée d’hospitalisation de 6 jours (2-37 jours). Dans l’analyse univariée, les patients BPCO, fumeurs actifs, l’UPA > 25 et le VEMS sont significatif (p < 0,05). Dans l’analyse multivariée, seul l’UPA > 25 est significatif (OR = 4,4, p = 0,01). Il n’y a pas de différence en comparant les 50 premiers cas avec les patients suivants. Conclusion : Les segmentectomies anatomiques peuvent être introduits par VATS avec une morbidité postopératoire acceptable, même durant la courbe d’enseignement.     Post-operative complications after VATS anatomical pulmonary segementectomies   Objectives: The aim of this study was to review the demographics, clinical outcome and risk factors of complications after VATS segmentectomies. Methods: Retrospective review from January 2014 to December 2016 of all patients who underwent anatomical pulmonary segmentectomy by VATS. All patients had a standardized three ports approach. Results: One hundred and twenty-nine patients (64 men/65 women) (median age: 68 years; range 29-85 years) underwent segmentectomies by VATS. The mean (SD) forced expiratory volume (FEV1) was 87% (21), and 15 patients had FEV1 of < 60%. Indications for segmentectomy was: lung cancer (n=99), metastases (n=16) and benign lesions (n=13). Segmentectomy was realized in the upper lobe in 73 patients, lower lobe in 51 patients and combined in both lobes in 5 patients. Mediastinal lymphadenectomy was associated in 110 patients. Mortality rate at 30 days was 0.8% (1 patient died from ARDS). Overall morbidity rate was 31% (n=40) and consisted in pneumonia (n=17), prolonged air leak > 7days (n=13), atrial fibrillation (n=5), ARDS (n=3) and haemothorax (n=2). Six patients needed re-operation for hemothorax (n=2), prolonged air leak (n=2), torsio of the remaining segment (n=1) and post-operative empyema (n=1). The median duration of drainage was 2 days (range: 1-33 days) and the median length of hospitalization was 6 days (range 2-37 days). On univariate analysis, COPD (p=0.02), active smoker (p=0.03), smoking pack year (SPY) > 25 (OR=4.7, p < 0.01), and FEV1 (OR=1, p=0.04) were statistically significant risk factors for complications. In a multivariate analysis, only SPY > 25 (OR=4.4, p=0.01) was statistically significant. There was no statistical difference in morbidity between segments and when comparing the first 50 cases with consecutive patients. Conclusion: Pulmonary anatomical segmentectomies can be safely introduced by VATS with acceptable post-operative morbidity rate even during the learning curve period. Patients with high tobacco exposure should be of concern in the postoperative period.   Séance : Thoracique - chirurgie mini-invasive - vendredi 9 juin - 14:00-15:00
mai 24, 2017