Vol. 20 JA2016 - cardiaque

C-11 – Résultats à 5 ans de la prise en charge du syndrome aortique aigu type A dans un centre d’accueil pour les urgences aortiques (SOS Aorte)

Ramzi Abi Akar, Milos Matkovic, Julien Massot, Alain Bel, Jerôme Jouan, Léonora du Puy-Montbrun, Jean-Marc Alsac, Bernard Cholley, Florence Bellenfant, Romain Pirracchio, Christian Latremouille, Jean-Noël Fabiani, Paul Achouh Institution : Département de chirurgie cardiovasculaire, département d’anesthésie-réanimation, hôpital européen Georges-Pompidou, AP-HP, Paris Objectif : SOS Aorte est un programme mis en place dans un centre hospitalier universitaire (CHU) pour la prise en charge accélérée, protocolisée et multidisciplinaire à toute heure de toutes les urgences aortiques. Le syndrome aortique aigu (SAA) est l’urgence aortique la plus fréquente, nécessitant une prise en charge chirurgicale complexe avec une mortalité initiale élevée. L’objectif de cette étude est d’évaluer à 5 ans les caractéristiques, la mortalité hospitalière et les résultats à court et à moyen termes des malades adressés au programme SOS Aorte pour SAA type A. Méthode : Entre février 2010 et mai 2015, SOS Aorte a pris en charge 688 patients adressés pour des urgences aortiques suspectées ou confirmées. 129 de ces patients ont été transférés avec le diagnostic de syndrome aortique type A basé sur un angioscanner réalisé avant l’admission. 74 patients ont été directement adressés par le SAMU pour forte suspicion de SAA. Chez les 74 patients transférés pour forte suspicion de dissection aortique, le diagnostic a été confirmé dans 61 cas par un angioscanner urgent à l’admission. Les 13 patients restants ont été transférés directement au bloc opératoire pour état de choc ou arrêt cardio-circulatoire. Résultat : La mortalité opératoire était de 15 % chez les patients stables hémodynamiquement et de 100 % chez les malades sous massage cardiaque externe. La mortalité hospitalière est de 23, 38 et 51 % chez les < 70 ans, les septuagénaires et > 80 ans, respectivement. À la sortie de l’hôpital, le taux de mortalité global était de 30 %. 44 % des patients opérés étaient transférés dans des centres de rééducation cardiovasculaire et 16 % étaient de retour direct à leur domicile. Conclusion : La prise en charge des SAA dans un programme d’urgence aortique multidisciplinaire avec une équipe présente 24/24 7/7 réduit les délais de prise en charge. Ceci devrait permettre une amélioration de la survie. Le bénéfice en termes de survie est probablement contrebalancé par un plus grand pourcentage de patients instables ou critiques acceptés dans un tel programme. Les patients se présentant avec un arrêt cardio-circulatoire avant la chirurgie ont une mortalité de 100 %. Les octogénaires ont un taux de mortalité intrahospitalière significativement plus élevé, mais qui reste inférieur à la mortalité en cas d’abstention thérapeutique.
novembre 29, 2016
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C-12 – Chirurgie des anévrysmes de l’aorte ascendante en seconde procédure après remplacement valvulaire aortique : à propos de 17 patients

Hakim Himeur, Mourad Aouiche, Rym Bourezak, Abderazak Moussaoui, Rachid Ait Mohand, Chafik Bendamerdji, Salah Eddine Bourezak Institution : Service de chirurgie cardiovasculaire, EHS Mohamed-Abderrahmani, Bir Mourad Rais, Alger, Algérie Objectif : 5 à 10 % des patients porteurs d’une prothèse valvulaire aortique nécessitent une cure d’un anévrysme de l’aorte ascendante. Le but de cette étude est d’évaluer les risques opératoires précoces et à long terme de ces montages chirurgicaux complexes réalisés en seconde procédure à distance d’un remplacement valvulaire aortique. Méthode : De mai 2004 à août 2016, 17 patients ont bénéficié d’une réintervention pour anévrysme de l’aorte ascendante en seconde procédure à distance le plus souvent d’un remplacement valvulaire aortique. Il s’agit de douze (12) hommes et cinq (5) femmes ; l’âge moyen est de 45 ans. La pathologie se répartit comme suit : anévrysmes sur prothèse monodisque (3), STARR (3), double ailette (6), bioprothèse (1), maladie congénitale de l’orifice aortique (3) et un enveloppement sur maladie annuloectasiante. L’intervalle temps entre la première CEC et la chirurgie de l’anévrysme est en moyenne de 20 ans. Résultat : La mortalité hospitalière est de 2/17 et augmente lors de l’urgence. Le taux de survie selon la méthode de Kaplan-Meier est de 93 % à 5 ans. Conclusion : Ce sont une pathologie et une réintervention complexes à risque de mortalité élevée mais permettant d’éviter le décès par dissection ou rupture aortique (mort subite). La mortalité est acceptable en chirurgie élective car l’espérance de vie est allongée.
novembre 29, 2016
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C-13 – Résultats à long terme de la chirurgie valvulaire mitrale chez l’octogénaire

Michel Kindo, Tam Hoang Minh, Stéphanie Perrier, Jonathan Bentz, Clément Schneider, Yi Yang, Sarra Benmouhoub, Dharmesh Ramlugun, Anna-Maria Deaconu, Marion Kibler, Alexandre Vorburger, Anne-Lorraine Bourquiaux, Arnaud Mommerot, Philippe Billaud, Jean-Philippe Mazzucotelli Institution : Service de chirurgie cardiaque, hôpitaux universitaires de Strasbourg Objectif : La chirurgie valvulaire mitrale chez l’octogénaire est associée à une mortalité hospitalière satisfaisante dans notre expérience. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer la survie et la qualité de vie à long terme pour cette population. Méthode : Entre 2000 et 2014, 132 octogénaires ont bénéficié d’une chirurgie valvulaire mitrale. Les données périopératoires ont été collectées prospectivement et le suivi était rétrospectif. L’âge moyen était de 82,7 ± 2,4 ans. Une plastie mitrale (PM) ou un remplacement mitral (RM) étaient réalisés chez 62 patients (47,0 %) et 70 patients (53,0 %) respectivement. 71 patients (53,7 %) avaient un ou plusieurs gestes associés. Quatre groupes ont été définis : PM isolée (26 patients ; 19,7 %), RM isolé (35 patients ; 26,5 %), PM combinée (36 patients ; 27,3 %) et RM combinée (35 patients ; 26,5 %). La mortalité prédite globale par l’EuroSCORE II était de 9,7 ± 9,6 %. La mortalité hospitalière globale était de 8,3 %. Le suivi moyen était de 4,1 ± 3,3 ans avec 3 patients perdus de vue. Résultat : Les survies actuarielles globales à 1, 3 et 5 ans étaient de 86,9 ± 3,0 %, 81,9 ± 3,5 % et 74,5 ± 4,5 % respectivement. Les survies actuarielles après PM et RM à 1, 3 et 5 étaient de 91,8 ± 3,5 % versus 87,0 ± 4,1 %, 83,7 ± 5,5 % versus 79,4 ± 4,9 % et 79,7 ± 6,5 % versus 69,9 ± 6,2 % respectivement (log-rank test = 0,082). Il n’existait pas de différence significative pour la survie actuarielle entre les 4 groupes (log-rank test = 0,142). Lors du dernier suivi, 89,1 % des patients étaient en classe NYHA I ou II. 81,6 % des patients vivaient à domicile alors que 5,9 % étaient en long séjour avec une altération des fonctions cognitives. Trois patients ont présenté un accident vasculaire cérébral pendant le suivi. Après exclusion des patients décédés pendant la phase hospitalière, 92,0 % et 94,1 % des patients dans les groupes PM isolée et PM combinée respectivement avaient une insuffisance mitrale inférieure à un grade 2. Conclusion : Dans notre étude, la chirurgie valvulaire mitrale chez l’octogénaire était associée à une survie et une qualité de vie satisfaisantes à long terme. L’âge du patient et la complexité de la chirurgie ne doivent pas être des facteurs limitants à la chirurgie valvulaire mitrale.
novembre 29, 2016
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C-14 – Effets délétères d’une perte d’autonomie évaluée par l’index de Katz sur les résultats du remplacement valvulaire aortique chez le sujet âgé

Nicolas d’Ostrevy, Hung Ngo Thanh, Céline Lambert, Frédéric Martins-Condé, Gildas Coutu, Bruno Lesourd, Bruno Pereira, Kasra Azarnoush, Lionel Camilleri Institution : Service de chirurgie cardiovasculaire, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand Objectif : L’objectif de ce travail est de caractériser parmi des patients âgés ceux dont l’évolution postopératoire d’un remplacement de la valve aortique est insatisfaisante et de rechercher des tests gériatriques prédictifs de cette évolution. Méthode : L’influence, sur les résultats précoces et tardifs, des scores chirurgicaux et du profil gériatrique a été évaluée prospectivement chez 122 patients, à risque intermédiaire, âgés de 75 ans ou plus, bénéficiant d’un remplacement chirurgical de la valve aortique. Résultat : En analyse univariée, l’Euroscore II (OR 1,73, 95 % CI : 1,21-2,48, p = 0,002), le STS score (OR 1,39, 95 % CI : 1,03-1,88, p = 0,03) et un test de Katz ≤ 5 (limitation d’au moins une activité de la vie quotidienne) (OR 3,35, 95 % CI : 1,08-10,35, p = 0,03) étaient prédicteurs d’une évolution compliquée à 30 jours. En analyse bivariée, seuls les scores chirurgicaux restaient prédictifs. À 6 mois, 20 patients étaient décédés ou avaient dû être réhospitalisés et la survie à 10 ans était de 48 % [IQR 39-57]. Le test de Katz ≤ 5 était le seul test gériatrique indépendant d’une évolution défavorable à 6 mois (OR 4,51, 95 % CI : 1,25-16,29, p = 0,02) et d’un effet délétère sur la survie à long terme (OR 4,51, 95 % CI : 1,25-16,29, p = 0,02). Conclusion : Chez les patients âgés, l’évaluation de l’autonomie par le test de Katz permet d’individualiser une population vulnérable chez qui les résultats du remplacement valvulaire aortique sont moins favorables.
novembre 29, 2016
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C-15 – Étude anatomique des artères mammaires internes : implications pour leur utilisation dans les pontages aorto-coronariens

Cécile Martin, Benjamin Romary, Olivier Chavanon Institution : Service de chirurgie cardiaque, pôle Thorax Vaisseaux, CHU Grenoble-Alpes Objectif : La réalisation de pontage aorto-coronarien à l’aide de l’artère mammaire interne dépend de la longueur du greffon et du trajet optimal de cette artère sur l’artère coronaire cible. Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la squelettisation de l’artère mammaire interne sur sa longueur et de mesurer les différentes longueurs de trajets possibles vers les artères coronaires gauches. Méthode : il s’agit d’une étude anatomique sur cadavres. Les artères mammaires internes droites et gauches ont été disséquées sur 20 sujets et mesurées avant et après squelettisation. La distance entre l’origine de l’artère mammaire interne droite et la base de l’auricule gauche, correspondant à l’artère circonflexe proximale, a été mesurée pour le trajet via le sinus de Theile et pour le trajet en avant de l’aorte. Résultat : La squelettisation donnait une augmentation de longueur significative pour les 2 artères mammaires internes. Il n’y avait pas de corrélation entre la longueur des artères mammaires internes et la hauteur, le poids et le BMI des sujets. Nous n’avons pas mis en évidence d’association entre la longueur du sternum et la longueur des 2 artères mammaires. Le trajet en avant de l’aorte de l’artère mammaire interne droite squelettisée est plus court que le trajet par le sinus de Theile dans 18 cas. La longueur moyenne en direction du territoire de l’artère circonflexe était de 132,8 ± 23,5 mm en avant de l’aorte et de 150,5 ± 18,8 mm par le sinus de Theile avec un gain de 17,7 mm (p < 0,0001). Conclusion : La squelettisation des artères mammaires internes allonge significativement la longueur des artères mammaires internes. Le trajet de l’artère mammaire interne droite squelettisée en direction du territoire de l’artère circonflexe est plus court en avant de l’aorte par rapport au trajet via le sinus de Theile dans 90 % des cas.
novembre 29, 2016
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C-16 – Résultats à long terme de la chirurgie cardiaque combinée aux pontages aorto-bifémoraux à partir de l’aorte ascendante

Côme Bosse, Ramzi Ramadan, Rémi Nottin, Dominique Fabre, Olaf Mercier, Philippe Deleuze, Julien Guihaire Institution : Service de chirurgie cardiaque adultes, centre chirurgical Marie-Lannelongue, Le Plessis-Robinson Objectif : Un sous-ensemble des patients adressés pour revascularisation coronaire (CABG) ou chirurgie valvulaire présente une ischémie sévère des membres inférieurs liée à des lésions occlusives aorto-iliaques. L’aorte ascendante est connue pour être un bon site donneur pour les pontages vasculaires. Nous avons cherché à étudier les résultats postopératoires et la perméabilité à long terme des aortes ventrales prothétiques combinées à une chirurgie cardiaque synchrone. Méthode : Sept patients avec un âge moyen de 64 ans (47-75) ont bénéficié d’une chirurgie combinant aorte ventrale et pontages coronariens (n = 6) ou remplacement valvulaire aortique (n = 1) par sternotomie médiane entre 2010 et 2016. Après sevrage de la circulation extracorporelle, un tube prothétique (Dacron ou PTFE, diamètres de 8 à 16 mm) était anastomosé entre l’aorte ascendante et les deux artères fémorales communes, soit par une bifurcation en Y, soit par anastomose fémorale droite et pontage croisé fémoro-fémoral. La perméabilité à long terme était analysée par examen clinique et angioscanner. Résultat : Cinq (71 %) patients étaient stade 2B selon Leriche et avaient une fraction d’éjection du ventricule gauche de 54 % en préopératoire. Cinq patients ont bénéficié de l’approche en Y bifurqué et 2 patients ont eu un pontage aorto-fémoral droit avec pontage fémoral croisé. Aucune complication majeure ou décès ne sont survenus en postopératoire. La durée moyenne de séjour était de 12 jours (4-19). La durée moyenne de suivi était de 23 mois (1-66). À cinq ans, toutes les prothèses étaient perméables sauf une branche gauche distale. Conclusion : Chez les patients présentant une pathologie cardiaque associée à des lésions occlusives aorto-iliaques, un pontage entre l’aorte ascendante et les deux artères fémorales (aorte ventrale) combiné à une chirurgie cardiaque est une stratégie simple et efficace avec des résultats favorables.
novembre 29, 2016