Anesthésie · Vol. 21 Abstracts 2017

A-03 – Intérêt du dosage plasmatique de l’Endocan dans la survenue d’une pneumopathie en postopératoire de chirurgie cardiaque : étude Endolung

Andrea Perrotti, Camille Chenevier-Gobeaux, Fiona Ecarnot, Benoît Barrucand, Guillaume Flicoteaux, Philippe Lassalle, Sidney Chocron Service de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, CHU Jean-Minjoz, Besançon   Objectif : Suite aux résultats de l’étude pilote présentée au congrès de Nantes (2016), nous avons évalué la valeur prédictive du dosage de l’Endocan dans la survenue d’une pneumopathie postopératoire en chirurgie cardiaque. Méthode : Cent cinquante-cinq patients programmés pour une chirurgie cardiaque élective avec circulation extracorporelle ont été inclus. Cinq prélèvements sanguins sont été effectués pour le dosage d’Endocan (préopératoire, 6, 24, 48 et 72 heures après la fin de la chirurgie). La PCT et la protéine C-réactive (CRP) ont également été mesurées (24 et 72 heures). Les facteurs prédictifs indépendants de la pneumopathie postopératoire (PPO) ont été identifiés par régression logistique. Les valeurs de seuil de l’Endocan prédictives de PPO ont été déterminées par l’utilisation de courbes ROC. Résultat : Dix-sept patients ont développé une pneumopathie postopératoire. Une valeur d’Endocan > 3,7 ng/ml avant l’induction de l’anesthésie, ou > 12,1 ng/ml 6 heures après la chirurgie ; un BMI > 27, ainsi que la durée d’intervention étaient des facteurs prédictifs indépendants de la survenue d’une pneumopathie postopératoire. À l’induction de l’anesthésie, une valeur d’Endocan supérieure à 3,7 ng/ml avait une sensibilité de 65 % et une spécificité de 72 % ; tandis qu’à 6 heures, la valeur seuil était de 12,1 ng/ml avec une sensibilité de 71 % et une spécificité de 75 %. Le diagnostic de pneumopathie par le dosage de l’Endocan permet un gain de temps moyen de 96 ± 60 heures par rapport au diagnostic clinique. Conclusion : L’Endocan apparaît être un marqueur précoce de la pneumopathie postopératoire en chirurgie cardiaque.     Is Endocan a diagnostic marker for pneumonia after cardiac surgery? The Endolung Study   Objectives: Postoperative pneumonia (POP) following heart operation may be life-threatening. This study aimed to evaluate the interest of Endocan plasma levels in predicting pulmonary infection after cardiac surgery. Methods: The authors prospectively included 155 patients scheduled to undergo elective cardiac surgery with cardiopulmonary bypass. Serum level of Endocan, was measured at 5 timepoints (preoperative, and 6, 24, 48 and 72 hours after the end of surgery). PCT and C-reactive protein (CRP) were collected at 24 and 72 hours. The preoperative and postoperative characteristics of the patients were recorded. Independent predictors of postoperative pneumonia were identified by logistic regression. Predictive threshold values of Endocan for POP were determined using receiver operating characteristic curve analysis. Results: Seventeen patients (11%) developed postoperative pneumonia. Endocan >3.7 ng/mL before general anesthesia, or >12.1 ng/mL 6 hours after surgery, BMI >27, and duration of the operation were independent predictors of POP. At induction of anesthesia, an Endocan cut-off value of 3.7 ng/mL had a 65% sensitivity and a 72% specificity; while at 6 hours, these values were 71% and 75% respectively, with a cut-off value of 12.1 ng/mL. The time saved by Endocan dosage compared to clinical diagnosis of postoperative pneumonia was 96±60 hours. Conclusion: This study showed that Endocan is an early marker of postoperative pneumonia in patients following cardiac surgery.   Séance : Communications libres anesthésie - vendredi 9 juin - 8:00-10:00
mai 24, 2017
Chirurgie cardiaque · Vol. 20 Abstract 2016

C-56 – Étude pilote Endolung : intérêt du dosage de l’endocan dans la survenue d’une infection pulmonaire en postopératoire de chirurgie cardiaque

Andrea Perrotti, Camille Chenevier-Gobeaux, Enrica Dorigo, Benoît Barrucand, Philippe Lassalle, Fiona Ecarnot, Sidney Chocron Service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, hôpital Jean-Minjoz, Besançon   Objectif Cette étude pilote cas-témoins évalue l’intérêt prédictif du dosage de l’endocan dans la survenue d’une infection pulmonaire après chirurgie cardiaque.   Méthode Des échantillons sanguins prélevés lors d’une précédente étude prospective ont été utilisés (166 patients atteints d’insuffisance rénale chronique préopératoire qui ont subi une chirurgie cardiaque). Cinq patients ayant présenté une infection pulmonaire postopératoire ont été appariés de façon randomisée avec 15 patients dont les suites opératoires ont été simples. Les prélèvements ont eu lieu en préopératoire, puis 6, 12, et 24 heures après la fin de la chirurgie. Les dosages ont concerné l’endocan, la procalcitonine, et la protéine C-réactive.   Résultat À 6 heures, les patients qui ont présenté des infections pulmonaires avaient des niveaux significativement plus élevés d’endocan que les patients sans infection pulmonaire (24,2 ± 15,6 vs 6,4 ± 3,2 ng/ml : p = 0,03). La sensibilité et la spécificité sur la survenue d’une infection pulmonaire d’un taux d’endocan à 6 heures supérieur à 15,9 ng/mL étaient respectivement de 80 % et 100 %. Le diagnostic d’infection pulmonaire par le dosage d’endocan permettait de gagner 47 heures par rapport au diagnostic clinique.   Conclusion Cette étude pilote a montré un intérêt potentiel pour concevoir une étude spécifique.     Interest of endocan plasma Level in predicting pulmonary infection after cardiac surgery- the Endolung pilot study   Objectives This pilot study aimed to evaluate the interest of endocan plasmatic level in predicting pulmonary infection after cardiac surgery.   Methods The serums collected in a previous prospective cohort study (166 patients with preoperative chronic renal failure who underwent cardiac surgery) were used. Five patients with postoperative pulmonary infection were randomly matched with 15 patients with uneventful outcome. Blood samples were preoperatively and 6, 12, and 24 hours after the end of surgery. endocan, procalcitonin, and C-reactive protein plasma level were compared between the two groups.   Results At hour 6, patients with pulmonary infections had significantly higher levels of Endocan than patients without pulmonary infection (24.2±15.6 versus 6.4±3.2 ng/mL: p=0.03). The ROC curve showed a 80% sensitivity and a 100% specificity for Endocan to predict pulmonary infections, with a cut-off value of 15.9 ng/mL. The time saved by Endocan dosage compared to the clinical diagnosis of pulmonary infection was 47 hours.   Conclusion This pilot study showed that there is a potential interest to design a specific study.
juin 10, 2016